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Le français menacé

Selon qu'on est fédéraliste ou souverainiste, anglophone ou francophone, il est de bon ton d'affirmer que le français se porte bien ou qu'il est menacé. Au-delà des clichés, un fait ressort des données du Recensement de 2006: le seul endroit au Canada où la menace d'assimilation des francophones n'est pas évidente, c'est au Québec.
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  • Normand Bélair-Plessis - Abonné
    5 décembre 2007 08 h 22
    Bye, bye francophones
    Monsieur Sansfaçon écrit:
    «Faute d'avoir fait le choix de la souveraineté politique, les francophones du Québec doivent aujourd'hui mettre les bouchées doubles pour défendre et promouvoir cette langue porteuse de leur culture.»

    Je ne sais plus de quelle façon qu'il faut le dire pour que tous les Québécois comprennent l'urgence de la situation: moins de représentativité canadienne et de plus en plus en perte de vitesse même dans le berceau de la francophonie, ici au Québec.
    Et dire que certains riaient de Mario Dumont à savoir si nous avions la capacité d'accueil des nouveaux arrivants. Pour une rare fois, je suis d'accord avec lui.

    Un peuple qui n'est même plus majoritaire dans sa plus grande ville.
    Pourquoi, s'en faire; continuons le douillet rêve «canadien».
    À petit feu, quand cela ne parait pas; le tout fait moins mal.
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  • Jeannine Ouellet - Abonné
    5 décembre 2007 08 h 56
    Question
    Ottawa par M. Chrétien et M. S. Dion ont mis 751 millions
    sur la table en 2003 afin de rendre un jeune Canadien sur deux bilingue dans dix ans. (Le Devoir 13 mars 2003, A 2.)
    Et cela sans parler des autres montants qui ont été dépensés et qui le seront encore prochainement selon l'article de 2003.
    Quand on peut lire qu'il y a un recul historique du français au Québec aujourd'hui dans Le Devoir, je me demande si ce n'est pas Ottawa qui essaie de nous angliciser?
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  • Yvon Montoya - Abonné
    5 décembre 2007 09 h 09
    Il y a le dico...
    C'est difficile de lire « le français » dans l'article car on se dit que le québécois est une langue mêlée de vieux français avec de la syntaxe et des mots d'origine anglo-saxonne et quelques mots français. Tout comme le français qui est lui le résultat du latin et de la langue occitane. Il est difficile pour un immigrant francophone de croire qu'on parle le français au Québec. La preuve est qu'on édite des dictionnaires franco-québécois.

    Voici un exemple avec la lettre A du dictionnaire franco-québécois :
    A c't'heure : A présent
    Accommodation : Petite épicerie
    Accommoder : Rendre service à
    Achaler : Contrarier, ennuyer
    Accoter ('s) : Vivre en concubinage
    Agace-pissette : Une allumeuse
    Appointement : Rendez-vous
    Attriquer ('s) : S'habiller de manière ridicule
    Aubaine : Rabais.

    Moi français et francophone mordu, il a fallu pour apprendre le québécois afin de comprendre les politiques québécois que j'apprenne cette langue grâce à ce dictionnaire-là. Vous comprendrez que l'immigrant arrivant de France, du Maroc ou d'Algérie, fasse « de même ».
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  • Michel Simard - Abonné
    5 décembre 2007 14 h 35
    Francophones d'Amérique : un avenir ?
    Alors que les résultats du recensement de 2006 de Statistique Canada ne font que confirmer ce qu'on peut constater de visu tous les jours à Montréal : les francophones sont en déclin au Québec et au Canada et Montréal est en voie de redevenir une ville anglaise. Réaction des intéressés : que de commentaires sur les fautes de français que font adéquistes, enseignants, québécois pure laine, etc. Le billet de Marie-Andrée Chouinard engendre moults commentaires, celui de Jean-Robert Sansfaçon seulement deux plus un non pertinent. Pourtant, il s'agit d'un enjeu vital : la disparition à moyenne échéance des Canadiens français ou Québécois, selon les accointances politiques.

    Je trouve navrant qu'autant de personnes supposément éduquées ou scolarisées mélangent deux phénomènes tout ;a fait distincts : le premier quantitatif, le second qualitatif. Et évidemment, les chiffres ça ne passionne personnes sauf Charles Castonguay, rare universitaire à dire les choses comme elles sont.

    Que la langue française soit en recul à Montréal et au Québec, ça ne branche pas grand monde : sommes-nous suicidaires ? Les fédéralistes provincialistes jovialistes sont évidemment dans le déni total; le Québec sera anglais avant qu'ils ne s'en rendent compte ou l'admettent. Pourquoi les nouveaux arrivants n'utilisent pas le français à 90 % au Québec, ce qui serait dans la normalité ? Parce que par au moins deux fois nous avons dit que nous laissions à d'autres le soin de décider de notre avenir, tout simplement. Pas parce que les gens de Vanier ou de Bonaventure parlent un français qui n'est pas celui du XVIe arrondissement ou n'est pas le français international, que personne ne parle dans la vie de tous les jours de toutes façons. Le français régresse à Montréal parce que le Québec et les Québécois ont peur de s'affirmer et d'avancer, de prendre leur destin en mains sur cette terre d'Amérique, de s'affirmer dans le concert de la Francophonie. Parce que depuis juillet 1976, nous cultivons un sentiment d'échec collectif - ce n'est pas pour rien que le Stade Olympique est un monument si mal aimé et qu'il faudrait conserver ne fût-ce que pour cette raison.

    Le déclin numérique du français n'est pas attribuable aux carences des étudiants dans les facultés de pédagogie, à la méthode du Sablier ou à la parlure de Martin Matte. Seule une fierté nationale retrouvée, jumelée à des mesures gouvernementales et des gestes individuels quotidiens d'affirmation, peut renverser la vapeur. La dégradation du français québécois de l'élite est par ailleurs le réel problème qualitatif, parce qu'il empêche le raisonnement complexe, structuré et cohérent nécessaire au développement d'une collectivité. Qu'on me démontre que les jeunes défavorisées vivant aujourd'hui à Hochelaga-Maisonneuve ou à Saint-Pamphile parlent et écrivent un français de moindre qualité que les jeunesses des mêmes communautés dans les années 1940.

    Le déclin quantitatif de la langue française au Québec et son déclin qualitatif proviennent d'une seule et même cause : notre peur maladive d'être. "Bien parler" ne peut en aucun cas résoudre le problème de l'anglicisation. Seulement quand nous aurons décidé et que nous ferons en sorte que nous sommes français, les francophones augmenteront en nombre et la qualité du français au Québec s'améliorera, et cela en développant les instruments appropriés et distincts pour chacun de ces deux problèmes.

    Entre ces individus qui ne s'imaginent même pas que s'adresser en anglais à un inconnu dans un lieu public à Montréal est un manque de respect, une marque de non-intégration et un symptôme du "choix canadien", ces Québécois nationalistes qui se réfugient dans leur banlieue blanche francophone laissant l'île de Montréal avec de moins en moins de Québécois de souche, ces immigrants et fils d'immigrants qui partagent notre vie commune dans un français avec un accent québécois (quelle horreur pour Monsieur Montoya !) et mes cousin(e)s et petit(e)s-cousin(e)s vivant encore en français pour plusieurs dans les coins les plus reculés des provinces anglo-canadiennes - mon père étant Franco-Ontarien, le réel nous renvoie à nous-mêmes entre problèmes et espoirs.

    Mais peut-on cesser de discourir sur des faux-semblants, que ce soit la Commission Bouchard-Taylor, les infos-poubelles (qui ont repris le haut du pavé du discours public), l'illusion du Banquier, le passéisme et l'attentisme béat des fédéralistes à la Georges Paquet ou à la Jean Charest, la frustration simpliste et destructrice des régions adéquistes contre la modernité et son visage l'île de Montréal, ou le romantisme linguistique d'Yvon Montoya.

    Plutôt que de s'entredéchirer et de discuter du sexe des anges, peut-on juste chacun apporter une pierre à l'édifice et oser faire les choix et poser les gestes, si difficiles soient-ils, pour qu'il y ait un avenir radieux pour les Francophones de Montréal, du Québec et d'ailleurs en Amérique ?
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  • Raymond Saint-Arnaud - Abonné
    5 décembre 2007 15 h 32
    Autoflagellation et angélisme des peureux
    1.- Il y aura des gens qui s'attaqueront au « mauvais français » des Québécois pour expliquer le recul du français au Québec. Encore de l'autoflagellation! Cependant, dans tous les pays où il y a une langue officielle reconnue internationalement, les gens parlent localement cette langue avec différents niveaux de langage selon leur degré d'instruction, leur milieu social, le degré de familiarité, etc. Ce phénomène existe aux États-Unis, en Angleterre, en France, ... , partout. Pourquoi alors stigmatiser le Québec?

    2.- Que dire des hauts cris de ceux qui vilipendaient Madame Marois pour son projet d'obliger les immigrants à connaître le français pour obtenir la citoyenneté québécoise ?
    L'angélisme des peureux.
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  • Normand Bélair-Plessis - Abonné
    5 décembre 2007 15 h 48
    Question mathématique
    Dans une missive récente, l'interlocuteur demande:
    «Pourquoi les nouveaux arrivants n'utilisent pas le français à 90 % au Québec, ce qui serait dans la normalité ?»

    C'est bien ça, le drame.
    Le français régresse au Canada;
    le français régresse au Québec;
    et le français régresse à Montréal;
    et tout ce que les bons fédéralistes jovialistes trouvent à dire est que le français augmente chez les nouveaux arrivants à la hauteur de 75%!
    Je ne suis pas très bon en français, encore moins bon en mathématiques, sauf que si nous voulons moindrement maintenir 80% de francophones au Québec, il me semble qu'il faut que 80% d'immigrants s'intègrent aux francophones et non 75% comme se réjouit la ministre. Il y a un manque à gagner de 5% à tous les ans. Et pourtant, Christine St-Pierre réussit, elle, à y voir un semblant de gain quelconque!
    C'est certain, si nous ne faisons pas assez d'enfants pour simplement remplacer la population actuelle et en plus les nouveaux venus n'atteignent pas le chiffre magique d'intégration de 80%; il est impossible de simplement MAINTENIR le taux actuel.
    C'est mathématiquement impossible, alors je ne comprends pas la jouissance de la ministre et la position de silence absolu des fédéralistes francophones sur leur avenir.

    C'est peut-être le prix à payer pour absolument demeurer dans le Canada : Disparaître en silence.
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  • Yvon Montoya - Abonné
    5 décembre 2007 15 h 59
    Je veux y mettre un accent M. Michel Simard...
    Le romantisme a aidé à toutes les émancipations depuis fort longtemps et il est le signe d'une grande jeunesse énergique. Tout romantisme est une fenêtre pour l'avenir. J'aime l'accent québécois. J'aime tous les accents. Écoutez l'accent d'Avignon chez René Char lorsqu'il vous cite ses poèmes, quelle splendeur. L'accent est érotique. Vous avez déjà entendu ce japonais dans le film d'Alain Resnais d'après le texte de Marguerite Duras, Hiroshima mon amour, quand il li dit avec son accent japonais : « Tu n'as rien vu à Hiroshima »; ou celui de Anna Karina dans les films de Godard avec son accent danois ou des merveilleux acteurs dans Le déclin de l'empire américain. Ne m'enlevez pas le plaisir d'aimer les accents. D'ailleurs, faire une critique est aussi y mettre un accent.
    Je ne crois pas qu'il faille avoir une politique de peuplement de l'île de Montréal pour résoudre quelque peu ce problème. Je suis contre la « folklorisation » de la langue. I.e. que la promotion de l'oralité comme culture sociétale ne fonctionne pas du tout et là on le constate aujourd'hui. La langue est créatrice de monde mais un monde qui se construit vers l'avenir. La promotion du québécois tel que vous l'envisagez me semble être celle du passé qui veut garder ses acquis et non les mettre à l'épreuve du réel. C'est le risque d'y perdre son âme et pour la langue cela est essentiel de ne pas la perdre. Je vis dans un endroit anglophone, là je permets de vous dire que la langue que j'utilise avec rigueur est le français pour sûr. Pour les « emmerder », excuser mon français trivial, et ma femme anglaise fait la même chose.
    « Seule une fierté nationale retrouvée », c'est là le problème de la langue au Québec. Il faut savoir sa langue d'abord pour prononcer ces mots de « fierté national ». On fait le futur avec de la technologie de pointe pas avec des charrues. "Ar brezhoneg er skol" ("le breton à l'école"). Le mot SKOL en breton vient du grec, « scholè ». Quand je me promène en Bretagne, ce chinois-là, c'est du grec pour moi pas du breton. Je ne demande pas que les québécois parlent le français international, je demande qu'ils connaissent les subtilités de la langue française afin qu'ils accèdent à des arguments pointus pour contrer les démagogies des politiciens. Un être humain qui ne maîtrise pas la langue dans la société où il vit est un esclave en puissance. Vous ne faites jamais partie du milieu dans lequel vous vous trouvez si vous ne connaissez pas langue de ce milieu. Toutes réactions d'émancipations dans l'Histoire humaine eurent pour résultat l'ouverture d'écoles. Mon propos est politique non celui hautain et honteux de critiquer une si belle langue poétique par ailleurs qu'est le québécois.
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  • Yvon Montoya - Abonné
    5 décembre 2007 16 h 19
    Un oubli pour M. Simard...
    Je suis d'accord avec votre analyse moins pour le côté pédagogique et le côté "nationaliste" mais pour le reste, je vous suis...Il y a un manque au Québec dans l'afffirmation de la fierté. Ne donnons pas raison à Tocqueville. Ça bien été soulevé par un commentateur aujord,Hui". Allez québécois encore un effort, vous en êtes capable!
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  • Claude Guay - Abonné
    5 décembre 2007 16 h 57
    Un avenir? Si, si...
    Je pense qu'il faut être naïf, très naïf¸ pour croire que la langue français a un avenir quelconque au Canada en dehors du Québec. C'est une question de fric. Quel père de famille empêcherait ses enfants d'apprendre l'anglais, sachant que c'est seulement en parlant cette langue que ceux-ci réussiront à subvenir à leurs besoins et à s'enrichir. Connaissez-vous beaucoup de millionnaires francophones au Canada en dehors du Québec? Connaissez-vous beaucoup de descendants de canadiens français qui ne se soient pas totalement américanisés quand leurs parents sont allés s'installer au States? Jack Kérouack, ça vous dit quelque chose?
    La langue française est une langue difficile et elle n'est plus une langue dominante. Point. Et si on veut en assurer la pérennité au Québec, il faudra s'accrocher fort. Mais les Québécois de souche française entendent-ils tous se battre pour défendre la langue française? Je suis loin d'en être certain. Et si le peuple ne suit pas, et si ses chefs ne savent pas lui inspirer le désir de se battre pour la conserver, la langue française est perdue. Ce n'est pas grave car nos descendants auront une autre langue et d'autres préoccupations que les nôtres, pas plus grave que ne l'a été la disparition du latin, du grec ancien, de ces milliers de langues qu'on ne parle plus nulle part sur la planète.

    Pas grave, triste. Et la survie d'une langue ne vaut pas la vie d'un seul homme.

    Par contre, il ne faut peut-être pas désespérer. Entre autre cause d'espoir, il faut reconnaitre, quoi qu'il nous en coute, que plusieurs de ces personnes qui n'ont pas la langue française comme langue maternelle parlent un bien meilleur français que bien des québécois de souche. Et puis, si nos hommes politiques, si nos intellectuels, si nos enseignants, si nos sportifs, si nos hommes d'affaires, si nos journalistes de la radio et de la télévision, si nos artistes, si nos syndicalistes, si nous tous faisons le choix de la langue française avec tout ce que cela implique, peut-être bien que ... Mais c'est un choix individuel avant d'être un choix collectif et il y a un prix à payer.

    Je sais, avec des "si", on peut mettre Montréal en bouteille.

    Salut.

    Claude Guay
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  • Claude L'Heureux - Abonné
    5 décembre 2007 21 h 01
    Go West
    Faites des enfants et installez-vous dans l'ouest de Montréal!

    Claude L'Heureux, Québec
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  • roger montreal - Abonné
    5 décembre 2007 21 h 50
    Les leçons de M . Montoya
    Avant de nous faire la leçon, M. MONTOYA devrait regarder ses amis de FRANCE, ils disent plus de mots anglais que nous.
    Dite moi ce que disent vos amis ,pour stationnement, pour magasiner, pour fin de semaine et je peux continuer.
    Pour les lecons M. MONTOYA ON REPASSERA. J aime l accent québécois, c est notre langue, meme si nous avons pas la bouche en quu de poule comme vous , j ai passé un mois deux années de suite en France, je sais tous les mots anglais qui sont prononcés dans vos phrases.
    ROGER MONTRAL
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  • Yvon Montoya - Abonné
    6 décembre 2007 12 h 12
    Souriez M. Dion...
    Vous avez parfaitement raison dans ce que vous dites parce que oui les français sont très snobs (Sans NOBlesse, c'est la dite origine). Pressing pour le laundrette, par exemple. Ici on se parque dans un stationnement et là-bas on stationne dans un parking. La chance des français est que quand ils utilisent des mots anglais c'est à charge de revanche, puisque la langue saxonne avait intégré une grande partie de la grammaire et du vocabulaire français devenant ainsi l'anglais médiéval utilisé par Geoffrey Chaucer dans « The Canterbury Tales ». Trois siècles auparavant la langue qu'on utilisait était celle que Guillaume le Conquérant amena en Angleterre en 1066. Lisez ce que je dis sur les accents plus bas. C'est déplaisant de me dire que j'ai la bouche en cul de poule parce que ce n'est pas vrai et en disant cela c'est pris pour du racisme. Je suis resté en France 40 ans et vous à peine deux mois. L'accent d'un individu vient du fait que dans une différente langue, les muscles faciaux sont différents aussi. Après des années d'exercices, vos muscles s'habituent et là vous perdez un peu plus de votre accent. Moi, je parle depuis bébé l'espagnol (pas les mêmes muscles), le français (pas les mêmes muscles), le brésilien (pas les mêmes muscles), l'anglais (pas les mêmes muscles) et l'allemand (pas les mêmes muscles), l'italien (même là ce ne sont pas les mêmes oreilles, la latin et le grec (compliqué pour mes muscles archaïques). J'ai un tas de muscles en plus qui me permettent de vous sourire. Vous voyez que ce n'est pas si difficile d'aimer les accents en ce qui me concerne.
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