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L'arme du pauvre

L'histoire de la voiture piégée, de 1920 à nos jours, racontée par l'historien Mike Davis

Guy Taillefer   24 novembre 2007  Actualités en société
«Les armes nucléaires et biologiques, le gaz sarin et l’anthrax font peut-être faire des cauchemars, mais la voiture-bombe est aujourd’hui devenue le cheval de trait du terrorisme urbain»,
Photo : Agence France-Presse
«Les armes nucléaires et biologiques, le gaz sarin et l’anthrax font peut-être faire des cauchemars, mais la voiture-bombe est aujourd’hui devenue le cheval de trait du terrorisme urbain»,
Quel rapport entre les feux qui ont dévasté le sud de la Californie le mois dernier et les voitures piégées qui éclaboussent l'Irak? Aucun, sinon un journaliste et activiste de San Diego, Mike Davis, qui a couvert les incendies qui sévissaient dans sa cour pour des journaux comme The Guardian de Londres et The Nation de New York. En historien doué, il vient aussi de publier une fascinante histoire de la voiture piégée, Buda's Wagon - A Brief History of the Car Bomb. Ou de ce qu'il appelle «l'armée de l'air des pauvres».

Buda's wagon? Par une journée de septembre 1920, un anarchiste italien du nom de Mario Buda fait exploser près de Wall Street, à New York, un chariot tiré par des chevaux, rempli d'explosifs et de ferraille, pour protester contre l'arrestation de Sacco et Vanzetti, qui seront exécutés sept ans plus tard au terme d'un des procès politiques les plus célèbres de l'histoire. L'attentat fait 40 morts.

Naît ainsi l'aïeul de la voiture piégée, une arme générique de destruction massive qui a creusé des cratères par milliers au cours des 50 dernières années, tuant aveuglément depuis Haïfa, en Palestine, jusqu'à Bagdad, en passant par Belfast, Beyrouth, New York, Londres, Oklahoma City, Bali, Bombay... Non sans un fieffé coup de main de la CIA, accuse Davis.

«Les armes nucléaires et biologiques, le gaz sarin et l'anthrax causent peut-être des cauchemars, mais la voiture-bombe est aujourd'hui devenue le cheval de trait du terrorisme urbain», affirme, non sans suite dans les idées, le professeur de l'Université de la Californie à Irvine, joint chez lui à San Diego pendant que ses enfants lui grimpaient sur la tête. Une arme facile et peu coûteuse à concevoir, d'une puissance inouïe et d'une efficacité terroriste foudroyante. Une arme, enfin, devant laquelle les technologies militaires sont désarmées.

Haïfa, Belfast, Beyrouth

L'histoire que retrace Davis, prolifique essayiste de la gauche américaine, est celle d'une implacable prolifération mondiale «aux proportions du iPod et du sida».

La voiture piégée fait son apparition, en bonne et due forme, presque 30 ans après la trouvaille de Mario Buda, à la faveur de la lutte juive pour la création d'Israël. En janvier 1947, le groupe Stern, formé de dissidents radicaux des paramilitaires sionistes de l'Irgun, lance un camion bourré d'explosifs sur la station de police britannique de Haïfa, tuant quatre personnes. Des nationalistes palestiniens, soutenus par des déserteurs britanniques, ne tarderont pas à utiliser cette nouvelle technique.

Les «portes de l'enfer», raconte-t-il, s'ouvrent véritablement en décembre 1972 avec la mise au point — accidentelle, dit la légende — par l'IRA provisoire, l'Armée républicaine irlandaise, de la première bombe faite de gazole et de nitrate d'ammonium, un fertilisant «disponible dans n'importe quelle coopérative agricole». Cette nouvelle génération de bombes, appelées ANFO, fait du coup passer «le terrorisme urbain de la sphère artisanale à la sphère industrielle».

La voiture piégée «devient subitement une arme stratégique dont la puissance est comparable à celle des forces aériennes», tuant sans plus de discernement que les bombes larguées des avions. Du reste, M. Davis s'indigne à répétition de l'immoralité du recours aux voitures piégées — comme de celui aux bombardements aériens — de la part de groupes qui affirment défendre la justice. Ainsi se comportera l'IRA au regard des «dommages collatéraux» provoqués par sa guerre antibritannique et antiprotestante, malgré le tort que feront à sa cause les attentats en cascade du Bloody Friday, commis à Belfast le 21 juillet 1972. Ainsi se comportent al-Qaïda et les groupes insurgés en Irak, dont la «résistance» à l'occupant américain a fait des milliers de victimes parmi les civils.

Dix ans plus tard, un pas capital dans «l'atrocité créative» est franchi au Liban, plongé dans une guerre civile et régionale. «Beyrouth devient aux techniques de violence urbaine ce qu'une forêt tropicale est à l'évolution des plantes.» Fin octobre 1983, le Hezbollah commet contre le siège américain de la Force multinationale un attentat suicide au camion piégé qui fait 241 morts parmi les Marines, avec attaque simultanée contre le contingent français. Le Hezbollah innove, mariant pour la première fois l'ANFO au recrutement de chauffeurs-kamikazes. L'innovation fera beaucoup d'avatars, du Sri Lanka, parmi les Tigres tamouls, au Pérou, avec les coche bombas du Sentier lumineux.

L'attentat suicide inflige au président Ronald Reagan le plus cuisant échec géopolitique de sa présidence. Février 1984, la Force multinationale se retire du Liban. La puissance américaine au Liban, ironise alors Thomas Friedman, du New York Times, a été neutralisée «par 12 000 livres d'explosifs et un camion volé».

La CIA s'emmêle

La genèse de la voiture piégée n'en reste pas à cette seule ironie. Tout en criant vengeance contre le Hezbollah, le directeur de la CIA, William Casey, se convertit avec enthousiasme à la voiture-bombe pour miner l'occupation soviétique en Afghanistan. Des experts des Forces spéciales américaines fournissent des explosifs high-tech et enseignent à des officiers de l'ISI, les services de renseignement pakistanais, des techniques sophistiquées de sabotage, y compris la fabrication de l'ANFO. Ces officiers, explique Davis, forment ensuite «des milliers d'Afghans et de moudjahidines, dont les futures cadres d'al-Qaïda, dans des camps d'entraînement financés par les Saoudiens». Ce qui équivaut, dit-il, «au plus grand transfert technologique de techniques terroristes de l'histoire», sans que Washington prenne la mesure de la graine qu'il a semée.

Ce sont les descendants de cette «université de la CIA» qui iront s'attaquer, en 1993 puis en 2001, au World Trade Center, équipés de «voitures piégées avec des ailes».

Rétrospectivement, soutient Davis, «il est clair que l'échec de l'intervention américaine au Liban en 1983-84, suivi de la sale guerre de la CIA en Afghanistan, a eu des répercussions géopolitiques plus fondamentales que la chute de Saïgon en 1975. [...] La guerre du Hezbollah au Liban a préfiguré, voire inspiré les conflits "asymétiques" qui caractérisent le nouveau millénaire».

Il n'est pas non plus sans ironie que la voiture soit devenue un instrument de prédilection dans la guerre contre un Occident dont l'économie est largement fondée sur l'industrie automobile. Au bout du fil, M. Davis ajoute ceci: «L'armée américaine a découvert que certaines des voitures utilisées à Bagdad pour commettre des attentats avaient été volées aux États-Unis!»

L'Irak, aujourd'hui le royaume de la voiture piégée, a en vu 1293 exploser en 2004 et 2005, selon le Brookings Institution.

Un monde fortifié

«Tout cela est bien déprimant», s'excuse M. Davis, d'autant que cette prolifération n'est pas près, à son avis, de s'étioler. D'abord parce que si la voiture piégée est «l'armée de l'air du pauvre», son utilisation ne manque ni de ressources ni de ressorts. Ensuite parce que les États-Unis, dans le contexte post-11-Septembre, s'enferment dans une logique de sécurité malgré le fait qu'elle soit «un cul-de-sac moral, philosophique et tactique». Peut-on espérer que les choses changent si Hillary Clinton est élue présidente l'année prochaine? «Non. Avec un peu plus de compassion peut-être, les démocrates continueront pour l'essentiel à appliquer la même politique.»

En guise d'antidote, dit Davis, qui est aussi un «théoricien du développement urbain», l'Occident n'a trouvé d'autre solution que de se barricader, littéralement. Avant Buda's Wagon (Verso Books), l'auteur a notamment publié Planet of Slums, une analyse anticapitaliste incendiaire portant sur la croissance des bidonvilles dans les pays pauvres. Au travers de cette loupe, il voit «un monde de banlieues emmurées, dont la zone verte de Bagdad [le camp retranché des Américains] est la représentation exemplaire», pendant que, de l'autre côté des murs, les Irakiens ordinaires se font massacrer.

Ce qui, finalement, n'est pas tout à fait sans rapport avec les feux qui ont ravagé la Californie. Les médias locaux, raconte M. Davis, ont fait tout un plat des évacuations à Malibu et dans les quartiers riches du nord de San Diego. «On a beaucoup moins parlé des onze immigrants illégaux qui ont été hospitalisés après avoir été gravement brûlés près de la frontière du Mexique. Et quand on en a parlé, c'était moins pour décrire leur tragédie que pour se demander ce que leurs soins allaient coûter aux contribuables... »
 
 
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  • ethan solal - Inscrit
    24 novembre 2007 09 h 02
    Merci pour cet article...
    Oui, un grand merci. On y apprend que le gentil Hezbollah, dont les drapeaux jaunes frappés de la kalachnikoff et de versets du Coran ont été agités à Montréal l'an passé sans qu'aucun policier n'y trouve à redire, en présence qui plus est des inénarables Boisclair et Coderre, ce Hezbollah que les médias québecois dépeignent comme une assistance sociale pour les pauvres assiégés imaginaires libanais, n'est qu'un ramassis de terroristes assassins et destructeurs.

    Vous ne pipez mot sur l'attentat anti-juif de Buenos Aires le 18 juillet 1994. C'est pourtant avec une voiture piégée que le Hezbollah a tué 85 personnes et en a blessé 300 autres.

    La voiture piégée n'est pas l'arme du pauvre, cher Devoir. C'est l'arme des assassins. Expliquer le terrorisme, c'est déjà l'excuser. Le jour quand une bombe explosera dans le métro de Montréal, vous repasserez pour les explications. Bien heureusement, ça n'arrivera pas demain, on a en effet jamais vu des terroristes se faire sauter dans leur propre QG.

    Voila ce qui arrive quand on a focalisé toute sa vie sur les Anglais et les "méchants" États-Unis pour se trouver une identité : on en devient aveugle à tout le reste. Allez, je ne vous en veux pas les "gentils" Québécois, vous avez de jolis hivers...

    Au moins ça. Quand vous serez indépendant et que vous creverez de faim, vous pourrez vendre de jolies cartes postales.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    24 novembre 2007 09 h 36
    Des dons à la place des explosions
    Les Américains et les Canadiens devraient prendre l'argent que ça leur coûte pour faire la guerre à l'Irak et à l'Afghanistan et la distribuer dans ces 2 pays en aide "pas militaire" comme : donner de la nourriture, bâtir des centrales électriques, des écoles, fournir des spécialistes qui manquent etc...Ça fabriquerait des amis à la place de terroristes et tout le monde serait plus en sécurité que de se contenter de tuer et détruire des pays déjà en ruine.

    Ce principe pourrait aussi être appliqué efficacement en Palestine par les Israéliens et en Tchétchénie par les Russes.
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  • Xxx Xxx - Inscrit
    24 novembre 2007 14 h 39
    Propos méprisants et haineux
    - Le jour quand une bombe explosera dans le métro de Montréal,heureusement, ça n'arrivera pas demain, on a en effet jamais vu des terroristes se faire sauter dans leur propre QG.
    - les "gentils" Québécois, vous avez de jolis hivers
    - Quand vous serez indépendant et que vous creverez de faim, vous pourrez vendre de jolies cartes postales.

    Le Québec est une société libre et civilisée, les propos de "ethan solal" sont méprisants et haineux.
    NOUS DEVONS LES DÉNONCER.

    Yves BÉLANGER, Québécois
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  • ethan solal - Inscrit
    24 novembre 2007 15 h 43
    Questions à M. Gilles Bousquet
    Parceque vous pensez sérieusement que les terroristes ont besoin d'ennemis pour terroriser? Vous pensez vraiment que l'Islam a besoin d'un prétexte pour vous détester? Les Etats-Unis et Israël, soit les deux souffre-douleur préférés des "gentils" québécois, n'existaient pas et pourtant l'Islam rêvait de conquérir le monde. La secte des Ayshashin (assassin), vous en avez entendu parler? Vous estimez que nous "créeons" le terrorisme? Mais mon cher, vous sortez de l'oeuf ou quoi?
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  • Marc Beauregard - Inscrit
    24 novembre 2007 18 h 38
    Comment dites-vous?!
    Et les Israéliens avaient le droit d'exproprier les Palestiniens millénaires sur leurs terres... En ayant les bons Anglais et les supers Américains commes alliés, ils n'ont pas eu recours aux voitures piégés mais seulement aux tactiques abjectes des débuts du Mossad. Quelle humanité et quelle intégrité! C'est ça que ces Einstein de la sociologie comme M. Solal ne comprennent pas de la société québécoise: on ne crois pas aux inepties des Amerloques sur l'ordre mondial et on l'on refuse d'accepter des mécréants comme lui dans notre société.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    24 novembre 2007 21 h 47
    @ Ethan Solal
    Ethan Solal écrit : «"gentils" québécois, n'existaient pas et pourtant l'Islam rêvait de conquérir le monde. La secte des Ayshashin (assassin), vous en avez entendu parler? Vous estimez que nous "créeons" le terrorisme? Mais mon cher, vous sortez de l'oeuf ou quoi? »

    M. Solal, il n'y a pas que l'Islam qui rêvait de conquérir le monde, tous les grands de ce monde et le fous itou rêvent de la même chose, cette vilaine chose qui finit par les perdre.

    Les terroristes ont besoin de raisons pour continuer à terroriser parce qu'autrement, ils se fatiguent vite. Prenez M. Bush, il est en train de fatiguer ses concitoyens américains avec ses guerres qui sèment la terreur même si, lui, aimerait bien attaquer l'Iran, le Vénézuella, la Corée du nord et Cuba pour commencer mais, il manque de soldats volontaires pour continuer.

    Je n'ai pas écrit que nous créeons le terrorisme, nous ne faisons que l'entretenir en l'arrosant de bombes qui détruisent l'économie, les résidences et font des morts collatéraux qui viennent en surplus.

    Un exemple des erreurs des États-Unis, d'Israël et de la Russie "pour ne nommer que ceux là" : Si votre voisin, parce que vous faites beaucoup du bruit dans votre piscine tard la nuit avec vos invités, décide, dans un moment de rage, de venir vous la faire sauter pour que ça cesse et qu'il puisse dormir. Si vous répliquez en incendiant son garage avec son auto et son escabeau à l'intérieur et que vous tuez son chien, ça se peut que ça finisse très mal. On appelle encore ça la loi du talion "Oeil pour oeil" qui inspira la législation hébraïque.

    On a bien vu que George W. s'est fait tuer 3 000 innocents dans les tours du World Trade par des Saoudiens qui vivaient aux États-Unis où ils ont été entrainés pour conduire des gros avions. Pour se venger "loi du talion", il a attaqué deux autres pays, l'Afghanistan et l'Irak où il a fait des centaines de milliers de morts innocents vu qu'il ne voulait pas attaquer l'arabie saoudite, le pays qui lui fournit le pétrole mais, un qui pourrait en fournir plus.

    Est-ce que vous suivez M. Solal ? Ou si vous préférez demeurez dans votre cocon, bien au chaud de votre croyance qui semble être "les méchants de l'autre côté et les bons de ce côté-ci" ? Ceci étant dit, les fous des religions sont toujours à redouter et se vexent facilement pour leur DIEU, fait qu'on fait attention de ne pas trop leur écraser les pieds. Des comme ça, il y en a de ça de tous les côtés.
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  •  
  • rodolphe bourgeoys - Inscrit
    24 novembre 2007 22 h 15
    Assurer sa propre pertinence !
    Quand on observe l'histoire d'institutions telles la CIA, on peut se demander si leur stratégie d'ensemble n'est pas de résoudre un problème immédiat mais en posant les conditions de l'émergence future (mais difficile à démontrer dans l'immédiat) d'un autre problème qu'il faudra encore régler...de la même manière.

    Par exemple, on a mis fin à la WWII en larguant deux bombes atomiques sur un Japon déjà en voie de reddition et sans consulter ni informer préalablement Staline. Selon l'un des scientifique ayant travaillé sur le projet Manhattan (Joseph Roblat), il s'agissait d'intimider Staline et de montrer qui seraient les leaders d'après-guerre. Cependant, il n'était pas de la personnalité de Staline de se laisser intimider. aparavant, on avait armé le même Staline pour qu'il puisse mener le front est contre les Nazi. Lors de la conférence de Yalta, on avait aussi négotié avec lui le partage de l'Europe d'après-guerre. Les conditions étaient donc réunies pour la Guerre Froide.

    Ensuite, on s'est allié avec des narco-trafiquants pour faire la lutte aux communiste en Amérique latine et en Asie du sud-est. Les J.I. sont revenus du Viet-Nam accros. Certains mafieux cubains exilés ont aussi rebâti leur industrie en Floride. Apparemment (c'est à vérifier), on aurait aussi utilisé la drogue pour démolir l'insurrection noire à Oakland (les Black panthers). Maintenant, on ose dire que la Guerre à la drogue est une priorité requérant des investissement dans le renseignements et d'équiper militairement des pays tels la Colombie.

    On s'est aussi associé avec les islamiste pour faire la guerre aux Soviétiques en Asie. On a ainsi créé, pour ainsi dire, Al-Quaida.

    En réponse à l'augmentation des prix du pétrole en 1973 par l'OPEP, on a créé le Centcom pour policer le moyen-orient. L'ère de l'ingérence massive dans la région commençait. Cependant, rappellons que l'OPEP a augmenté le prix du pétrole en représaille à l'ingérence américaine dans la Guerre de Six-Jours.

    On avait aussi équippé Saddam Hussein pour l'aider à combattre l'Iran. Ensuite, il est denenu menaçant. Pour le surveillé davantage et pour protéger les intérêts dans la région, on a posté des troupes en Arabie saoudite et à Quatar, ce qui irrité profondément les islamistes, dont Ossama Bin Laden (qu'on avait équippé et entraîné pour faire la guerre aux Soviétiques). Pour les islamistes radicaux, la présence américaine en Arabie Saoudite justifie le recours au Jihad (au sens guerrier) car elle signifie que les infidels occuppent les lieux saints. Bin Laden était devenu dangereux pour la monarchie saoudienne "corrompue". En conséquence, il fut banni de sont propre pays. Rien pour l'apaiser.

    Maintenant, on dit qu'il faut faire la Guerre au terrorisme.

    Qu'est-ce que ce sera dans 20 ans. Essayons de voir. Peut-être que le refus de contrer efficacement le réchauffement planétaire causera des pénuries d'eau et que des "terroristes" se mobiliseront autour de ce problème. Peut-être qu'ils "voleront" de l'eau. Peut-être qu'il saboteront nos approvisionnement. Peut-être qu'ils seront soutenus par des états avec qui nous sommes présentement alliés et qui auront des besoins criant en eau (ex: Arabie Saoudite, Japon, Mexique, etc.). Ils faudra alors faire la guerre aux "voleurs d'eau"...
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  •  
  • ethan solal - Inscrit
    24 novembre 2007 22 h 33
    À M. Yves Bélanger
    Mes commentaires n'ont rien de méprisant ou d'haineux. Ils sont objectifs et peuvent être documentés -- et discutés -- de la manière la plus calme qui soit.

    - bombe dans le métro de Montréal : je ne souhaite pas que cela arrive un jour, mais je sais que ça pourrait malheureusement arriver. Je n'invente rien, demander à la GRC ou à la Sureté du Québec de quoi il en retourne. Tout le monde sait que Montréal est devenu en dix ans un repère de terroristes islamistes, mais personne ne dit rien (évidemment, le courage est en rupture de stock dans le discours politique de la Belle Province depuis longtemps).

    - les hivers québécois : alors là, je vous arrête cher monsieur. Ils sont parmi les plus beaux qu'il m'ait été donné de voir, et j'ai vécu dans pas mal de pays.

    - vendre des cartes postales quand les Québécois seront indépendants : c'est tout le mal que je leur souhaite! Hélas, connaissant un petit peu les réalités économiques et les flux commerciaux québécois, je crains ne pas me tromper de beaucoup sur l'issue du séparatisme à la québécoise.

    Allez, bonjour chez vous.

    Ethan Solal, UN CANADIEN FRANCOPHONE.
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  • François Rivet - Abonné
    24 novembre 2007 23 h 24
    Pincez moi je rêve!
    Un rêve? un cauchemard? Impossible que ce soit vrai un ethan solal!
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  • Philippe Côté - Abonné
    25 novembre 2007 01 h 14
    Auto-solo & transport en commun
    Purquoi l'auteur exploite-t-il l'auto-solo comme unique vecteur d'attentats ? Car les attentats en Occident eurent lieux à Madrid et Londres dans les transports en commun. Et même plus, les attentats étasuniens furent réalisés avec des avions de passagers ! Le transport en commun est si ciblé, que tous imagine pour Montréal, un attentat dans le métro ... Paradoxale inversion territoriale entre les attentats en auto-solo au Moyen-Orient et à Bagdag et la cible du transport public en Occident. Faut-il en déduire que l'auto-solo est finalement sécuritaire en Occident ?
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  • Olivier Laroche - Inscrit
    25 novembre 2007 09 h 17
    Peur et déni
    @Ethan Solal
    Votre commentaire sent la peur de l'autre et le déni. Je suis convaincu que 99% des musulmans ne veulent aucunement envahir le monde. Ne pensez-vous pas que vous êtes victimes de la démagogie états-unienne de la peur?
    Plusieurs croient que les inégalités socio-économiques et l'arrogance de l'occident créent le terrorisme. Si un autre pays exploitait les travailleurs d'ici, ou pire, nous envahissait, et que la misère devenait généralisée, je crois malheureusment que le terrorismes deviendrait "normal".
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  • ethan solal - Inscrit
    25 novembre 2007 13 h 32
    À M. Beauregard
    Sans les "Amerloques", vous seriez tous en train de manger des pierres en tenant une guitare à deux cordes et en chantant "Mon pays c'est l'hiver".
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  •  
  • ethan solal - Inscrit
    25 novembre 2007 13 h 36
    À M. Rivet
    Je vous pincerai bien pour les fautes d'orthographes. Pour le reste, j'aurais beau vous secouer et vous pincez pour vous réveiller, vous dormiriez encore. Ce n'est pas de votre faute cela dit, c'est l'effet de la neige : ça gèle les neurones.
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  • ethan solal - Inscrit
    25 novembre 2007 13 h 38
    À M. Laroche
    Vous me copierez 100 fois : "je n'ai pas dit que les musulmans voulaient envahir le monde, j'affirme que l'islam veut envahir la planète". Nuance.
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  • Gilles Bousquet - Inscrit
    25 novembre 2007 18 h 47
    @ Etahn Solal
    M. Solal écrit à M. Beauregard : «Sans les "Amerloques", vous seriez tous en train de manger des pierres en tenant une guitare à deux cordes et en chantant "Mon pays c'est l'hiver".»

    Wow ! Je ne savais pas que nous devions notre bonheur aussi fort aux Américains. On doit être un peu con sans eux, malgré que : Chanter MON PAYS C'EST L'HIVER, assis sur une pierre "pas en la mangeant parce que c,est dificile à digérer", accompagné d'un guitare, ce n'est pas si mal.

    M. Solal reproche ses fautes d'orthographe à M. Rivet tout en en pondant lui-même. Les r et les z, c'est bien embêtant à la fin des verbes, en français.
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  • Marc Beauregard - Inscrit
    25 novembre 2007 19 h 27
    Il a raison, nous avons tort
    Combien de fois faut-il lui répété? C'est avec l'arrogance et le mépris de la souveraineté physique et morale contre certains peuples que les Étatsuniens et les Israéliens ont créé les conflits modernes sempiternels. Qui d'après-vous doit se pincer et s'éveiller?

    Et l'on est pris à se demander pourquoi rien ne semble vouloir se régler. Nous avons qu'à lire dans l'intransigeance et l'impertinence de M. Solal.

    Enfin, non... ce sont nous les ignares. Toutes mes excuses.
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  •  
  • Xxx Xxx - Inscrit
    25 novembre 2007 19 h 38
    à ethan solal
    Méprisant, j'insiste. Par contre "de haineux", et non "d'haineux" comme vous écrivez, je corrige; mettez plutôt "de raciste". Allez, adieu!
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  • Stéphan Marier - Inscrit
    25 novembre 2007 21 h 54
    Ethan Solal
    Vous devriez corriger vos textes avant de vous permettre de souligner les erreurs commises par ceux qui daignent s'attarder à votre cas. Je n'irai pas jusqu'à dire que ce manque de rigueur invalide vos commentaires; je me contenterai de le penser.
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