Libre-Opinion: Une brèche dans la lutte contre la pauvreté
Tommy Kulczyk - Président du Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale
22 novembre 2007
Actualités en société
Aujourd'hui à Montréal, le Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale tient une journée nationale de réflexion sur les répercussions des hausses tarifaires sur les conditions de vie des personnes à faible revenu. Plus particulièrement, les questions des coûts de l'énergie et de l'accès au transport seront au centre des débats entre des représentants de tous les milieux concernés.
Cette journée constitue l'avant-dernière étape d'une démarche entreprise il y a plus d'un an par le Comité consultatif, qui visait à mieux comprendre comment les personnes à faible revenu sont affectées par les hausses tarifaires qui se multiplient. Les solutions qui émergeront de cette journée feront l'objet, au début de l'année 2008, d'un avis au gouvernement l'invitant à agir de sorte que les efforts pour accroître le revenu des personnes en situation de pauvreté ne soient pas compromis par des hausses tarifaires.
Ces hausses fragilisent davantage des personnes qui n'ont déjà pas suffisamment de ressources pour satisfaire leurs besoins essentiels, un avis lui rappelant donc que la main droite ne peut ignorer ce que fait la main gauche.
L'urgence d'agir
Aux prises avec de multiples problèmes, les gouvernements calquent trop souvent leurs priorités sur l'actualité. Quand les ponts s'écroulent, quand les Québécois s'interrogent sur leur identité et leur capacité d'accueil et quand, avec le vieillissement de la population, les coûts du système de santé et la qualité des soins nous inquiètent chaque jour davantage, la réduction de la pauvreté s'éloigne du coeur du débat public. Pourtant, tendre vers un Québec sans pauvreté et plus inclusif demeure plus que jamais une des conditions de notre développement durable et une des stratégies les plus efficaces pour relever les défis auxquels nous faisons face: cohésion sociale, pénurie de main-d'oeuvre, coûts de la santé, etc.
Le gouvernement du Québec vient de mandater un groupe de travail, présidé par Claude Montmarquette, pour lui faire des recommandations sur l'ensemble de la tarification gouvernementale. Les répercussions des hausses tarifaires sur les personnes à faible revenu doivent constituer un élément majeur dans l'élaboration des recommandations qui seront formulées.
Le recours à la tarification apparaît comme une tendance lourde. Cependant, les tarifs constituent un mode de taxation régressif, comme toutes les taxes liées à la consommation. Les deux paliers de gouvernement l'ont implicitement reconnu en prévoyant des remboursements de la TPS et de la TVQ aux personnes à faible revenu. Il faut prévoir des mesures correctrices pour garantir que les futures hausses tarifaires ou les futurs tarifs ne détériorent pas les conditions de vie des personnes en situation de pauvreté.
Déjà, les travaux menés par le Comité consultatif ont permis de constater que les hausses des dernières années ont compromis l'accès aux loisirs, à la formation et, parfois même, à l'emploi pour ces personnes. Assurer le droit à la mobilité en développant du transport collectif accessible et améliorer les programmes d'économie d'énergie pour les personnes à faible revenu constituent des solutions rassembleuses, car elles concilient la préservation de l'environnement et la justice sociale.
Le développement économique, le développement social et la protection de l'environnement constituent les trois pôles d'un développement durable. Pour le Comité consultatif, collectivement plus riches de moins de pauvreté, nous serons mieux. Espérons qu'ensemble nous saurons faire les bons choix pour un avenir meilleur.
Cette journée constitue l'avant-dernière étape d'une démarche entreprise il y a plus d'un an par le Comité consultatif, qui visait à mieux comprendre comment les personnes à faible revenu sont affectées par les hausses tarifaires qui se multiplient. Les solutions qui émergeront de cette journée feront l'objet, au début de l'année 2008, d'un avis au gouvernement l'invitant à agir de sorte que les efforts pour accroître le revenu des personnes en situation de pauvreté ne soient pas compromis par des hausses tarifaires.
Ces hausses fragilisent davantage des personnes qui n'ont déjà pas suffisamment de ressources pour satisfaire leurs besoins essentiels, un avis lui rappelant donc que la main droite ne peut ignorer ce que fait la main gauche.
L'urgence d'agir
Aux prises avec de multiples problèmes, les gouvernements calquent trop souvent leurs priorités sur l'actualité. Quand les ponts s'écroulent, quand les Québécois s'interrogent sur leur identité et leur capacité d'accueil et quand, avec le vieillissement de la population, les coûts du système de santé et la qualité des soins nous inquiètent chaque jour davantage, la réduction de la pauvreté s'éloigne du coeur du débat public. Pourtant, tendre vers un Québec sans pauvreté et plus inclusif demeure plus que jamais une des conditions de notre développement durable et une des stratégies les plus efficaces pour relever les défis auxquels nous faisons face: cohésion sociale, pénurie de main-d'oeuvre, coûts de la santé, etc.
Le gouvernement du Québec vient de mandater un groupe de travail, présidé par Claude Montmarquette, pour lui faire des recommandations sur l'ensemble de la tarification gouvernementale. Les répercussions des hausses tarifaires sur les personnes à faible revenu doivent constituer un élément majeur dans l'élaboration des recommandations qui seront formulées.
Le recours à la tarification apparaît comme une tendance lourde. Cependant, les tarifs constituent un mode de taxation régressif, comme toutes les taxes liées à la consommation. Les deux paliers de gouvernement l'ont implicitement reconnu en prévoyant des remboursements de la TPS et de la TVQ aux personnes à faible revenu. Il faut prévoir des mesures correctrices pour garantir que les futures hausses tarifaires ou les futurs tarifs ne détériorent pas les conditions de vie des personnes en situation de pauvreté.
Déjà, les travaux menés par le Comité consultatif ont permis de constater que les hausses des dernières années ont compromis l'accès aux loisirs, à la formation et, parfois même, à l'emploi pour ces personnes. Assurer le droit à la mobilité en développant du transport collectif accessible et améliorer les programmes d'économie d'énergie pour les personnes à faible revenu constituent des solutions rassembleuses, car elles concilient la préservation de l'environnement et la justice sociale.
Le développement économique, le développement social et la protection de l'environnement constituent les trois pôles d'un développement durable. Pour le Comité consultatif, collectivement plus riches de moins de pauvreté, nous serons mieux. Espérons qu'ensemble nous saurons faire les bons choix pour un avenir meilleur.
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