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STM: mandat de grève des chauffeurs

La question salariale constitue le principal obstacle à une entente

Les membres du Syndicat des chauffeurs, opérateurs de métro et employés des services connexes au transport de la Société de transport de Montréal (STM) ont voté hier soir à 97% pour le déclenchement d'une grève générale illimitée «au moment jugé opportun».

Les dirigeants syndicaux souhaitent maintenant que l'employeur revienne à la table de négociation et «discute sérieusement» en vue d'obtenir une entente qui serait «acceptable» pour toutes les parties. «Nous sommes sérieux, nous sommes prêts à augmenter la pression, mais notre objectif n'est pas de faire la grève, c'est de signer une bonne convention collective qui va protéger le pouvoir d'achat de nos membres et de leurs familles, a par la suite soutenu Claude Benoit, président du syndicat. Nous sommes en pourparlers depuis plus d'un an. Il est temps que ça débloque, que la STM comprenne que c'est dans l'intérêt de tout le monde d'éviter un conflit de travail.»

Malgré la trentaine de rencontres de négociations qui ont eu lieu depuis novembre 2006 pour tenter renouveler la convention collective, la partie patronale n'arrive tout simplement pas à trouver un terrain d'entente avec les 3700 employés concernés. La présente convention est échue depuis le 7 janvier dernier.

Les principaux points en litige sont la question salariale et la durée de la convention. Les employés souhaitent signer un contrat de trois ans, assorti d'augmentations salariales de 5% par année. La direction offre plutôt une convention collective de cinq ans, incluant un gel salarial pour 2007 et des augmentations annuelles de 2% pour les quatre années suivantes.

La porte-parole de la STM, Odile Paradis, a expliqué hier que, compte tenu de la situation financière de la Société et de la Ville, «il faut trouver un règlement à l'intérieur de ce cadre budgétaire». Le président du syndicat, Claude Benoît, estime plutôt que les chiffres présentés par la STM sont erronés. Une séance de médiation tenue le 9 novembre a par ailleurs échoué.

La dernière grève des chauffeurs de la STM remonte à 1987. Si on choisissait de débrayer de nouveau cette année, il faudrait tout même passer devant le Conseil des services essentiels, qui imposerait sans doute aux syndiqués d'offrir des services de transport en commun aux heures de pointe.

Moyens de pression

Mme Paradis a déploré hier que les syndiqués aient déjà mis à exécution certains moyens de pression. Ainsi, les 2 et 9 novembre, les chauffeurs de quelque 300 autobus ont stationné leur véhicule sur des rues situées près des garages de la Société de transport, au lieu de les ramener à bon port.

«On fait des moyens de pression pour que la clientèle ne subisse pas de conséquences», a justifié hier président du syndicat, affilié au Syndicat canadien de la fonction publique. Les deux parties doivent se retrouver aujourd'hui au Conseil des services essentiels, qui doit se pencher sur cette question.

Mme Paradis a également soutenu que certains chauffeurs quittent le garage, au début de leur quart de travail, en choisissant un autobus qui ne leur a pas été assigné. «Les chauffeurs prennent n'importe quel autobus, échangent leur autobus, alors on est incapables de suivre le kilométrage de nos autobus», a-t-elle lancé. En vertu des règles de la Société d'assurance automobile du Québec, on doit procéder à une inspection complète de chaque véhicule à tous les 10 000 kilomètres.

«Présentement, il n'y a pas d'impact direct sur la clientèle», a néanmoins indiqué Mme Paradis. Elle a cependant ajouté que «plus ça va, plus la situation se dégrade et plus on a des risques qu'il y ait des impacts sur le service à la clientèle parce qu'on chemine vers une perte de contrôle de l'entretien des autobus».

Les 2200 employés d'entretien de la STM avaient eux-mêmes débrayé en mai dernier, pour quatre jours. Ils avaient dû retourner au travail sous la menace d'une loi spéciale et sans aucune entente.
 
 
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  • Pierre Samuel - Abonné
    14 novembre 2007 09 h 55
    97% de dinosaures...
    Sur quelle planète ces dinosaures vivent-ils? Comment de tels hurluberlus peuvent-ils se moquer d'une clientèle captive qui fera encore les frais de leurs extravagances? Combien de travailleurs, d'étudiants, de retraités, de chômeurs que cette bande de déconnectés transportent qotidiennement avec mépris, pour plusieurs d'entre eux, n'atteindront même jamais la moitié de leur rémunération globale (avantages sociaux inclus) qui peut rejoindre l'équivalent de $80,000 par an? Et en plus on a le culot de distribuer régulièrement aux usagers des pamphlets dénonçant toute forme de privatisation afin de leur permettre d'abord et avant tout de conserver leurs privilèges indus? Au nom de la décence publique la plus élémentaire, il est impérieux que leurs "enfantillages" n'aillent guèrent plus loin que ceux de leurs complices du service de l'entretien!
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  • hellgod79@hotmail.com - Abonné
    14 novembre 2007 11 h 15
    La STM cherche des chauffeurs
    Vous n'avez qu'à appliquer pour le poste si vous croyez qu'ils ont la vie si facile que ça.
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  • Marie-Ève Prévost - Abonné
    14 novembre 2007 12 h 07
    les heures de pointe??
    Offrir le service de transport aux heures de pointe? Et qu'en est-il des gens qui travaillent et doivent se déplacer pour s'y rendre à des heures autres que les heures de pointe? Est-ce que nos merveilleux chauffeurs vont nous rembourser nos frais de taxi une fois les p'tits salaires augmentés???
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  • Claude Archambault - Inscrit
    14 novembre 2007 12 h 17
    @ David Beaudoin
    Donnez moi un travail ou il n'y a pas eu de coupure de poste durant les derniers 50 ans et qui paie près de $80,000 par année avec les avantages, un fond de pension blindé. Allez me faire pleurer. Il faut privatiser une parti des transport en commun pour y inclure une saine compétition.

    Entre temps, le droit de grève doit leur être retiré et le contrat de travail imposé à un niveau concurrentiel avec ceux qui utilisent le transport. Pour conduire un autobus ça ne prend pas un CEGEP et ne doit pas etre payé plus de $15 hr.
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  • Roland Berger - Abonné
    14 novembre 2007 14 h 22
    La tête dans la ...
    Oui, il ne faut pas se battre pour que tout le monde est un salaire convenable et de bonnes conditions de travail. Il faut plutôt empêcher ceux qui les ont d'améliorer leur sort. Et puis, ces « maudits » chauffeurs sont sans doute membres de la « maudite » CSN, des terroristes quoi !
    Roland Berger
    London, Ontario
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  • eric touew - Inscrit
    17 novembre 2007 12 h 16
    vous etes graves
    Je trouve quen temps quutilisateur de la stm que cette greve est completement inacceptable vous etes deja payer ben trop cher pour la job que vous faite vous meriter pas une augmentation mais une diminution de salaire avec le service que vous nous offrez gang depais!!!!!
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