Lettres: La culture du «char»
La tragédie de l'Île-Perrot nous démontre, encore une fois, que l'automobile, entre de mauvaises mains est une arme mortelle. Le jeune homme qui conduisait sera traduit en justice et presque tout le monde souhaite une peine exemplaire.
À mon avis, s'il a une conscience, il a amplement sa peine. Mais je souhaiterais que nous amenions le débat en amont de ce jeune homme, vers ce qui est sous-jacent à ce type de comportement.
La publicité d'autos, par exemple, est-elle responsable d'une part de cette mentalité motorisée? Ici, le «char» est une religion, un objet de pouvoir, un substitut de soi, une fin en soi. Cet objet a dépassé depuis longtemps sa simple utilité pour servir la convoitise, le désir de posséder, de dépasser, d'avoir ce pouvoir entre nos mains à défaut de celui que nous n'avons pas en tant qu'être.
Alors, il faudrait reconnaître et accuser en même temps que le conducteur tout ce qui, dans notre structure sociale et marchande, promeut l'utilisation abusive de l'automobile.
À mon avis, s'il a une conscience, il a amplement sa peine. Mais je souhaiterais que nous amenions le débat en amont de ce jeune homme, vers ce qui est sous-jacent à ce type de comportement.
La publicité d'autos, par exemple, est-elle responsable d'une part de cette mentalité motorisée? Ici, le «char» est une religion, un objet de pouvoir, un substitut de soi, une fin en soi. Cet objet a dépassé depuis longtemps sa simple utilité pour servir la convoitise, le désir de posséder, de dépasser, d'avoir ce pouvoir entre nos mains à défaut de celui que nous n'avons pas en tant qu'être.
Alors, il faudrait reconnaître et accuser en même temps que le conducteur tout ce qui, dans notre structure sociale et marchande, promeut l'utilisation abusive de l'automobile.
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