Commission Bouchard-Taylor - À la maison, la religion
Joliette — Encore une fois, la Commission Bouchard-Taylor s'est fait dire, hier à Joliette, que les pratiques religieuses doivent rester dans la vie privée. Mais, à l'opposé, elle s'est aussi fait suggérer de recommander des campagnes d'information sur les bienfaits de l'immigration.
Un immigrant qui arrive au Québec doit s'intégrer et ne pas chercher à reproduire sa culture, a notamment plaidé M. Michel Haguette, président de la Table des aînés de Lanaudière.
Les Québécois, a-t-il dit, auraient intérêt à dire et écrire qui ils sont. «Une fois cela dit et écrit, qui nous sommes, l'immigrant, ou même les gens qui sont ici, vont pouvoir faire des choix en fonction de ce qui va être proclamé.»
«Le texte d'Hérouxville est un bel exemple de ce qui pourrait être fait», a opiné M. Haguette.
«Un immigrant doit s'intégrer et ne pas chercher à reproduire la structure de la culture de son pays. Il l'a quitté. Alors à titre individuel, on doit l'accueillir tel qu'il est, mais il doit en échange ne pas chercher à reproduire sa culture, au moins de façon publique», a ajouté M. Haguette.
Un autre intervenant, un père de famille de deux enfants âgé de 37 ans, M. Alain Chouinard, a demandé qu'on ne fasse pas d'accommodement pour les groupes religieux dans les institutions publiques: pas de changement de menus dans les cafétérias, pas de voile islamique à l'école, pas de séparation de garçons et filles dans les piscines publiques.
«On ne doit pas faire d'accommodement pour les groupes religieux, que ce soit dans les endroits publics, les écoles, les édifices gouvernementaux. Je pense que la population du Québec vient de sortir de l'emprise de l'Eglise catholique et je ne pense pas que les gens sont prêts à recommencer à embarquer pour les autres religions», a affirmé M. Chouinard.
En soirée, un citoyen, qui a dit s'appeler Carlus et a refusé de dire son nom de famille, pour des raisons de sécurité, a relaté que sa femme avait été torturée parce qu'elle avait refusé de porter le voile.
M. Carlus, lui-même immigrant au Québec, a imploré les Québécois de refuser tous ces signes religieux qu'il juge avilissants pour les femmes (il semblait faire référence au niqab et à la burqa). Il a même fait une comparaison avec l'excision, arguant que cela servait à enlever la féminité aux femmes.
Sa comparaison a soulevé l'indignation du coprésident Bouchard, qui a relaté avoir rencontré des jeunes femmes musulmanes qui lui ont dit porter le voile de façon volontaire. Mais un citoyen a lancé à M. Bouchard: «Vous en avez rencontré combien?»
L'autre coprésident Taylor a invité les citoyens à «ne pas mêler toutes les choses».
Un immigrant qui arrive au Québec doit s'intégrer et ne pas chercher à reproduire sa culture, a notamment plaidé M. Michel Haguette, président de la Table des aînés de Lanaudière.
Les Québécois, a-t-il dit, auraient intérêt à dire et écrire qui ils sont. «Une fois cela dit et écrit, qui nous sommes, l'immigrant, ou même les gens qui sont ici, vont pouvoir faire des choix en fonction de ce qui va être proclamé.»
«Le texte d'Hérouxville est un bel exemple de ce qui pourrait être fait», a opiné M. Haguette.
«Un immigrant doit s'intégrer et ne pas chercher à reproduire la structure de la culture de son pays. Il l'a quitté. Alors à titre individuel, on doit l'accueillir tel qu'il est, mais il doit en échange ne pas chercher à reproduire sa culture, au moins de façon publique», a ajouté M. Haguette.
Un autre intervenant, un père de famille de deux enfants âgé de 37 ans, M. Alain Chouinard, a demandé qu'on ne fasse pas d'accommodement pour les groupes religieux dans les institutions publiques: pas de changement de menus dans les cafétérias, pas de voile islamique à l'école, pas de séparation de garçons et filles dans les piscines publiques.
«On ne doit pas faire d'accommodement pour les groupes religieux, que ce soit dans les endroits publics, les écoles, les édifices gouvernementaux. Je pense que la population du Québec vient de sortir de l'emprise de l'Eglise catholique et je ne pense pas que les gens sont prêts à recommencer à embarquer pour les autres religions», a affirmé M. Chouinard.
En soirée, un citoyen, qui a dit s'appeler Carlus et a refusé de dire son nom de famille, pour des raisons de sécurité, a relaté que sa femme avait été torturée parce qu'elle avait refusé de porter le voile.
M. Carlus, lui-même immigrant au Québec, a imploré les Québécois de refuser tous ces signes religieux qu'il juge avilissants pour les femmes (il semblait faire référence au niqab et à la burqa). Il a même fait une comparaison avec l'excision, arguant que cela servait à enlever la féminité aux femmes.
Sa comparaison a soulevé l'indignation du coprésident Bouchard, qui a relaté avoir rencontré des jeunes femmes musulmanes qui lui ont dit porter le voile de façon volontaire. Mais un citoyen a lancé à M. Bouchard: «Vous en avez rencontré combien?»
L'autre coprésident Taylor a invité les citoyens à «ne pas mêler toutes les choses».
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