Le Canada compte 800 000 enfants pauvres
12 septembre 2007
Actualités en société
Photo : Agence Reuters
Ottawa — Près de 800 000 enfants au Canada vivent la honte et l'exclusion sociale associées au fait de grandir dans la pauvreté, affirme un nouveau rapport.
Ce document, publié par Campagne 2000, un réseau pancanadien d'organismes voués à l'élimination de la pauvreté des enfants et des familles au Canada, avance que, pour mettre en oeuvre une stratégie globale de réduction de la pauvreté, Ottawa et les provinces devraient s'engager à dépenser environ 10 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années — et ce n'est qu'un début.
Le collectif réclame qu'Ottawa se donne pour objectif de réduire la pauvreté infantile au Canada d'au moins 25 % d'ici 2012 et d'au moins 50 % d'ici 2017, année du 150e anniversaire du Canada.
Malgré la promesse faite en 1989 par des députés de toutes allégeances d'éliminer la pauvreté des enfants en 2000, les niveaux de pauvreté infantile sont demeurés pratiquement les mêmes, à environ 12 %, indique le rapport.
Son auteur, Marvyn Novick, affirme que les dix dernières années de croissance économique et de prospérité au Canada n'ont pas fait de brèche dans le taux de pauvreté infantile au pays.
Il salue au passage les efforts des gouvernements du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador, qui ont mis en oeuvre des stratégies de réduction de la pauvreté, lesquelles se traduisent par des progrès encourageants.
Le collectif affirme qu'un des objectifs fondamentaux de la stratégie canadienne de réduction de la pauvreté serait de veiller à ce que les parents qui travaillent à temps plein sur une base annuelle vivent au-dessus du seuil de la pauvreté.
Ainsi, il faudrait porter à 5100 $ par enfant par année la prestation maximale pour enfants. Ce geste aurait pour effet de réduire le taux de pauvreté infantile au Canada de 37 % et coûterait environ cinq milliards de dollars par année, une somme équivalente à 1 % de la TPS.
Il faudrait aussi instaurer des crédits d'impôt pour le travail, pour les familles à faible revenu, et un salaire minimum d'au moins 10 $ l'heure, selon le rapport. De telles mesures feraient en sorte qu'il serait plus payant de travailler à temps plein que de toucher de l'aide sociale.
L'organisme Campagne 2000 soutient qu'être pauvre ne consiste pas uniquement à avoir faim ou à être sans abri, c'est également un phénomène caractérisé par l'exclusion sociale et les occasions manquées.
Ce document, publié par Campagne 2000, un réseau pancanadien d'organismes voués à l'élimination de la pauvreté des enfants et des familles au Canada, avance que, pour mettre en oeuvre une stratégie globale de réduction de la pauvreté, Ottawa et les provinces devraient s'engager à dépenser environ 10 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années — et ce n'est qu'un début.
Le collectif réclame qu'Ottawa se donne pour objectif de réduire la pauvreté infantile au Canada d'au moins 25 % d'ici 2012 et d'au moins 50 % d'ici 2017, année du 150e anniversaire du Canada.
Malgré la promesse faite en 1989 par des députés de toutes allégeances d'éliminer la pauvreté des enfants en 2000, les niveaux de pauvreté infantile sont demeurés pratiquement les mêmes, à environ 12 %, indique le rapport.
Son auteur, Marvyn Novick, affirme que les dix dernières années de croissance économique et de prospérité au Canada n'ont pas fait de brèche dans le taux de pauvreté infantile au pays.
Il salue au passage les efforts des gouvernements du Québec et de Terre-Neuve-et-Labrador, qui ont mis en oeuvre des stratégies de réduction de la pauvreté, lesquelles se traduisent par des progrès encourageants.
Le collectif affirme qu'un des objectifs fondamentaux de la stratégie canadienne de réduction de la pauvreté serait de veiller à ce que les parents qui travaillent à temps plein sur une base annuelle vivent au-dessus du seuil de la pauvreté.
Ainsi, il faudrait porter à 5100 $ par enfant par année la prestation maximale pour enfants. Ce geste aurait pour effet de réduire le taux de pauvreté infantile au Canada de 37 % et coûterait environ cinq milliards de dollars par année, une somme équivalente à 1 % de la TPS.
Il faudrait aussi instaurer des crédits d'impôt pour le travail, pour les familles à faible revenu, et un salaire minimum d'au moins 10 $ l'heure, selon le rapport. De telles mesures feraient en sorte qu'il serait plus payant de travailler à temps plein que de toucher de l'aide sociale.
L'organisme Campagne 2000 soutient qu'être pauvre ne consiste pas uniquement à avoir faim ou à être sans abri, c'est également un phénomène caractérisé par l'exclusion sociale et les occasions manquées.
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