Lettres: Manque de jugement
Encore une fois, ce sont les citoyens, extérieurs aux lieux de décision officiels, qui passent pour des sans-dessein. Prenons un exemple, celui du «débat» sur l'immigration.
Au Québec comme ailleurs, la peur de l'autre se nourrit entre autres de l'insécurité économique. Actuellement, la question dominante dans la majorité des chaumières québécoises est la suivante: au cours des prochains mois, aurai-je un emploi avec un revenu décent pour répondre à mes besoins fondamentaux, avec quelques petits extras pour ma santé mentale? Et, par ricochet, mes enfants pourront-ils mettre un pied dans l'ascenseur social, un ascenseur qui monte plutôt que celui qui ne cesse de descendre depuis les années 80? Voilà entre autres comment une population maintenue au stade de la survie économique en vient à se méfier des uns et des autres tout en se disant: «C'est bien dommage, mais c'est toi ou c'est moi.» En 2007, c'est encore la loi du plus fort qui prévaut, avec les miettes pour les autres.
En ce qui concerne l'insécurité économique et culturelle, je conseillerais à nos «éclairés» d'arrêter de se mettre la tête dans le sable: à chaque emploi perdu ici, c'est la possibilité d'une saine intégration à la société québécoise que nous perdons.
Ce n'est vraiment pas avec le manque de vision, de jugement et de discernement si bien illustré par les gens prétendument plus éclairés d'entre nous — nos élus — que les Québécois accepteront gaiement les remises en question de nature culturelle.
Enfin, je suggère à tous, et particulièrement à nos décideurs, la lecture d'un essai qui a déjà quelques années mais que nous n'avons vraiment pas lu attentivement, intitulé L'Intolérance. Cette problématique générale a été écrite par Lise Noël.
Au Québec comme ailleurs, la peur de l'autre se nourrit entre autres de l'insécurité économique. Actuellement, la question dominante dans la majorité des chaumières québécoises est la suivante: au cours des prochains mois, aurai-je un emploi avec un revenu décent pour répondre à mes besoins fondamentaux, avec quelques petits extras pour ma santé mentale? Et, par ricochet, mes enfants pourront-ils mettre un pied dans l'ascenseur social, un ascenseur qui monte plutôt que celui qui ne cesse de descendre depuis les années 80? Voilà entre autres comment une population maintenue au stade de la survie économique en vient à se méfier des uns et des autres tout en se disant: «C'est bien dommage, mais c'est toi ou c'est moi.» En 2007, c'est encore la loi du plus fort qui prévaut, avec les miettes pour les autres.
En ce qui concerne l'insécurité économique et culturelle, je conseillerais à nos «éclairés» d'arrêter de se mettre la tête dans le sable: à chaque emploi perdu ici, c'est la possibilité d'une saine intégration à la société québécoise que nous perdons.
Ce n'est vraiment pas avec le manque de vision, de jugement et de discernement si bien illustré par les gens prétendument plus éclairés d'entre nous — nos élus — que les Québécois accepteront gaiement les remises en question de nature culturelle.
Enfin, je suggère à tous, et particulièrement à nos décideurs, la lecture d'un essai qui a déjà quelques années mais que nous n'avons vraiment pas lu attentivement, intitulé L'Intolérance. Cette problématique générale a été écrite par Lise Noël.
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