Opération de Greenpeace contre un charbonnier sur le lac Érié
Des militants de Greenpeace ont tenté de paralyser hier l'approvisionnement en charbon de la centrale thermique ontarienne de Nanticoke, sur le lac Érié, en tentant d'empêcher une importante livraison d'un charbonnier, l'Algomarine.
Au moment de mettre sous presse hier soir, le ministère fédéral des Transports avait sommé formellement l'équipage de l'Arctic Sunrise, le navire de Greenpeace qu'on a récemment pu visiter dans les ports du Québec, de se rendre illico au port fédéral de Welland, en Ontario.
La porte-parole du groupe environnemental, Joslyn Higginson, a précisé hier soir au Devoir que l'équipage, assisté de procureurs, n'avait pas encore décidé de sa réponse aux autorités maritimes fédérales.
Plus tôt dans la journée, Greenpeace précisait que, malgré une demande de l'Algomarine, la Garde côtière aurait refusé d'intervenir contre les militants, qui ont paralysé pendant plusieurs heures la livraison de son combustible polluant.
Mais la police provinciale de l'Ontario a dépêché une escouade spéciale à bord de l'Algomarine pour arrêter les trois militants de Greenpeace qui s'étaient enchaînés au mécanisme de déchargement du charbon, paralysant par le fait même la livraison. Hier soir, les trois détenus apprenaientqu'ils seraient accusés de méfait.
Tôt hier matin, quatre pneumatiques ont quitté l'Arctic Sunrise vers sa cible maritime. Sur ce navire de 230 mètres de long, les activistes ont peint en énormes lettres un slogan qu'on pourrait traduire ainsi: «Énergie verte = zéro charbon, zéro nucléaire».
Greenpeace vise en priorité la centrale de Nanticoke, la plus grosse centrale thermique au charbon en Amérique du Nord, parce qu'elle est la principale source d'émissions de gaz à effet de serre au Canada et une des principales sources de smog dans l'est du pays.
Son fonctionnement n'est d'ailleurs pas sans conséquences pour le Québec, notaient hier les porte-parole de Greenpeace. Ils ont rappelé que le tiers du smog qui frappe Montréal provient de l'Ontario. De plus, les vents dominants qui dirigent cette pollution chimique sur Montréal auraient aussi de fortes chances de contaminer gravement le Québec habité si un accident nucléaire grave devait frapper la province voisine.
Greenpeace a accusé le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, d'avoir trop facilement oublié sa promesse électorale de fermer progressivement les centrales au charbon de cette province avant la fin de 2007. Ayant plutôt décidé d'attendre la fin des rénovations des vieux réacteurs nucléaires de sa province avant de fermer les centrales thermiques, M. McGuinty a ainsi reporté leur fermeture à 2014.
Mais ce sera plutôt en 2017, soutient Greenpeace sur la foi des dernières évaluations techniques. Cynique, le groupe environnemental estime même qu'en réalité, les réacteurs nucléaires ontariens ajouteront plutôt leur production d'électricité à celle des centrales thermiques qu'ils devaient remplacer. Selon Greenpeace, le seul véritable choix environnemental que l'Ontario peut faire réside dans un virage complet vers les économies d'énergie et la production d'énergies vertes, ce qu'elle ne voit pas poindre à l'horizon.
Du côté ontarien, on estime faire le maximum dans les circonstances, car le plan de développement énergétique prévoit que le tiers de l'électricité de cette province proviendra en 2020 de sources renouvelables et vertes. Ce plan exigera des investissements évalués à 40 milliards.
Au moment de mettre sous presse hier soir, le ministère fédéral des Transports avait sommé formellement l'équipage de l'Arctic Sunrise, le navire de Greenpeace qu'on a récemment pu visiter dans les ports du Québec, de se rendre illico au port fédéral de Welland, en Ontario.
La porte-parole du groupe environnemental, Joslyn Higginson, a précisé hier soir au Devoir que l'équipage, assisté de procureurs, n'avait pas encore décidé de sa réponse aux autorités maritimes fédérales.
Plus tôt dans la journée, Greenpeace précisait que, malgré une demande de l'Algomarine, la Garde côtière aurait refusé d'intervenir contre les militants, qui ont paralysé pendant plusieurs heures la livraison de son combustible polluant.
Mais la police provinciale de l'Ontario a dépêché une escouade spéciale à bord de l'Algomarine pour arrêter les trois militants de Greenpeace qui s'étaient enchaînés au mécanisme de déchargement du charbon, paralysant par le fait même la livraison. Hier soir, les trois détenus apprenaientqu'ils seraient accusés de méfait.
Tôt hier matin, quatre pneumatiques ont quitté l'Arctic Sunrise vers sa cible maritime. Sur ce navire de 230 mètres de long, les activistes ont peint en énormes lettres un slogan qu'on pourrait traduire ainsi: «Énergie verte = zéro charbon, zéro nucléaire».
Greenpeace vise en priorité la centrale de Nanticoke, la plus grosse centrale thermique au charbon en Amérique du Nord, parce qu'elle est la principale source d'émissions de gaz à effet de serre au Canada et une des principales sources de smog dans l'est du pays.
Son fonctionnement n'est d'ailleurs pas sans conséquences pour le Québec, notaient hier les porte-parole de Greenpeace. Ils ont rappelé que le tiers du smog qui frappe Montréal provient de l'Ontario. De plus, les vents dominants qui dirigent cette pollution chimique sur Montréal auraient aussi de fortes chances de contaminer gravement le Québec habité si un accident nucléaire grave devait frapper la province voisine.
Greenpeace a accusé le premier ministre de l'Ontario, Dalton McGuinty, d'avoir trop facilement oublié sa promesse électorale de fermer progressivement les centrales au charbon de cette province avant la fin de 2007. Ayant plutôt décidé d'attendre la fin des rénovations des vieux réacteurs nucléaires de sa province avant de fermer les centrales thermiques, M. McGuinty a ainsi reporté leur fermeture à 2014.
Mais ce sera plutôt en 2017, soutient Greenpeace sur la foi des dernières évaluations techniques. Cynique, le groupe environnemental estime même qu'en réalité, les réacteurs nucléaires ontariens ajouteront plutôt leur production d'électricité à celle des centrales thermiques qu'ils devaient remplacer. Selon Greenpeace, le seul véritable choix environnemental que l'Ontario peut faire réside dans un virage complet vers les économies d'énergie et la production d'énergies vertes, ce qu'elle ne voit pas poindre à l'horizon.
Du côté ontarien, on estime faire le maximum dans les circonstances, car le plan de développement énergétique prévoit que le tiers de l'électricité de cette province proviendra en 2020 de sources renouvelables et vertes. Ce plan exigera des investissements évalués à 40 milliards.
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