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Les agriculteurs ont légèrement augmenté leur consommation de pesticides

Les agriculteurs du Québec ont augmenté légèrement leur consommation de pesticides dans les dernières années. C'est ce qu'indique les plus récentes données du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs du Québec (MDDEP) dévoilées cette semaine.
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  • lise jacques - Abonnée
    25 août 2007 08 h 03
    Pourquoi plus de pesticides?
    Une hausse des pesticides au Québec!... pourtant ceux-ci polluent les sols, l'air et l'eau et par le fait même affectent les êtres vivants. Ces polluants sont maintenant présents à différents niveaux dans tous les êtres vivants, de la baleine bleue au nouveau-né. Leurs effets sur la santé inquiètent. Ailleurs, des alternatives agroécologiques existent. Elles sont efficaces et permettent d'offrir des aliments sains et en abondance, tout en étant un outil de développement pour les agriculteurs et les communautés rurales. Il n'existe pas de raisons pour qu'on ne puisse pas développer au Québec des solutions agroécologiques, c'est-à-dire sans herbicides, sans pesticides chimiques et sans OGM. Encore faut-il que les gouvernements fassent la promotion et favorisent des solutions agroécologiques plutôt que les OGM. Chaque dollar dépensé dans les OGM et l'agriculture industrielle est un dollar retiré aux solutions agroécologiques.

    À qui profite les OGM cultivés ici ?

    Les entreprises qui produisent des OGM vendent aussi des herbicides chimiques. Prenons l'exemple de Monsanto. Les OGM que Monsanto commercialise actuellement servent à faire vendre les herbicides qui les accompagnent.

    La modification génétique qui rend une plante résistante à un herbicide (ex. le Roundup de Monsanto), garantit un large marché à l'entreprise qui vend un soja OGM (87 % des producteurs québécois de soja OGM utilisent le Roundup contre 6 % pour ceux qui utilisent le soja conventionnel). De plus, 50 % des agriculteurs croient que le croisement entre les plantes OGM et les mauvaises herbes provoquait l'émergence de résistance chez ces dernières .

    Il n'existe actuellement aucun OGM commercialisé dont l'objectif premier de la modification génétique était d'augmenter le rendement. Les seuls OGM actuellement commercialisés à grande échelle ont été modifiés soit pour résister à un herbicide ou ou pour produire un pesticide. La diminution des superficies cultivées est davantage le résultat d'une intensification et industrialisation de l'agriculture qui n'ont pas nécessairement d'effets positifs pour l'environnement (monocultures, plus d'intrants, etc.) et de l'étalement urbain.En 2005, 178 espèces et 296 biotypes (une augmentation de 25 % en 5 ans) étaient devenues résistantes aux herbicides.

    Le maïs cultivé au Québec est en très grande partie génétiquement modifié. Le maïs occupe une place importante dans l'agriculture québécoise.

    Peut-on faire confiance à Monsento lorsqu,il déclare que ses produits sont inoffensifs pour l'environnent et la santé? Voici un exemple concret...

    Pesticides. Le tribunal de Lyon a condamné le géant de l'agrochimie pour «publicité mensongère».
    Monsanto mis à l'amende pour son Roundup


    C'est la victoire de David contre Goliath. Monsanto, le mastodonte de l'agrochimie, dont le siège français se trouve à Bron, dans la banlieue lyonnaise, était poursuivi pour publicité mensongère autour du Roundup, le désherbant le plus vendu au monde, par l'association Eaux et rivières de Bretagne .

    Leader en France de la vente de pesticides aux particuliers, l'agrochimiste a bâti le succès de sa gamme phare sur une image «écolo». Qualifié dans les publicités de «biodégradable», le Roundup (une dénomination générique pour une gamme de produits) était aussi censé «respecter l'environnement», «laisser le sol propre.


    En 2000, Monsanto s'est payé une grosse campagne de pub à la télé pour le Roundup. Nous, on venait d'obtenir les résultats d'études qui montraient la présence massive de glyphosate, la matière active du Roundup, dans les rivières bretonnes», se souvient Gilles Huet, délégué de l'association . Or le glyphosate est un produit dangereux pour l'environnement et la santé, dont la présence dans l'eau et les aliments est réglementée par de multiples textes français et européens. En 2001, il est classé par la Commission européenne comme «toxique pour les organismes aquatiques» et pouvant «entraîner des effets néfastes à long terme pour l'environnement».

    «Avec ses pubs mensongères, Monsanto a favorisé la banalisation de l'usage de ce pesticide, le plus vendu aux jardiniers amateurs», déplore ERB. Une banalisation qui se traduit, selon l'association, par le fort taux de pollution des eaux françaises : les deux molécules chimiques issues du Roundup sont détectées respectivement dans 55 % et 35 % des eaux superficielles.

    Aux Etats-Unis, à la suite d'une procédure judiciaire menée dans l'Etat de New York, Monsanto avait dû cesser, dès 1996, ce type de publicité sur le territoire américain. Mais en France, ce n'est que depuis 2003 que les produits Roundup ne sont plus porteurs de ces qualifications fallacieuses.


    Depuis 2001, la toxicité du Roundup pour l'environnement et la santé a été confirmée par de nouvelles études scientifiques. L'équipe du Pr Robert Bellé, du CNRS de Roscoff, a mis en évidence le caractère potentiellement cancérigène de l'herbicide , précise Jean-Paul Guyomarc'h, responsable du dossier pour ERB. Celle de Gilles-Eric Seralini, professeur de biologie moléculaire à l'université de Caen, montre que le Roundup est aussi un perturbateur endocrinien.
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  • Henri-Bernard Boivin - Abonné
    25 août 2007 10 h 04
    Nos agriculteurs nous empoisonnent davantage que les étrangers
    Ma femme et moi étions d'accord pour accorder la préférence aux produits agricoles québécois, même lorsqu'ils sont plus chers. Mais depuis que nous avons appris que nos agriculteurs nous empoisonnent davantage que les étrangers, nous remettons en question nos choix...malgré que cela nous désole.
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  • Chryst - Abonné
    27 août 2007 10 h 43
    Intoxication
    Les statistiques relatives aux intoxications dues à l'usage des pesticides sont effarantes.

    Puisque nos gouvernements sont surtout sensibles à l'argument économique, y a-t-il des élus qui réalisent ce qu'il peut en coûter en frais de santé?

    Personnellement, j'aurais été victime d'une intoxication chimique. J'ai dû subir toute une batterie de tests médicaux en plus de perdre 90% de mon autonomie. Je dois maintenant me déplacer avec une canne.

    Diagnostique: atteintes neurologiques. Et les services de santé sont nettement insuffisants. Ce n'est pas tout d'observer les symptômes d'une maladie, encore faut-il donner un minimum de foi au patient.
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