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Lutte contre la dégradation des lacs : il faut revoir les pratiques agricoles

Pour lutter contre la dégradation des lacs, il faut cesser toute activité agricole sur les terres inondables, a affirmé hier Richard Carignan, biologiste à l'Université de Montréal, lors d'une conférence hier à Montréal.
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  • Jean-Yves Bégin
    Abonné
    lundi 13 août 2007 10h43
    Fermer un pays? Ou l'ouvrir?
    Ouf. Dac. Bien. Faudrait faire disparaître tout ce qui est exploitation humaine de ce qui est riverain. Ouf. Dac. Bof.

    Scientifiquement, c'est impeccable. Mais humainement? Ouf.

    Face à un Québec déjà pauvre en terres agricoles, déjâ bâti mur à mur le long des rives, considérant que les eaux n'ont pas tendance à remonter les pentes, voyez le beau programme.

    Edicter des règlements, des amendes, nommer des inspecteurs, chapîtrer, policer, assigner à procès, condamner, dac, ouf.

    Face à une possibilité de répression, toute société salive. Et toujours de préférence dans la cour du voisin. Oubliant que toute collectivité est... la somme des cas individuels.

    Comme chantait Ferré, en l'an 2000, plus de musique!

    Vos papiers!

    Bien sûr, cela aurait l'avantage de créer du travail.

    OK. MAIS SI À L'APPROCHE RÉPRESSIVE ON SUBSTITUAIT L'APPROCHE POSITIVE? CELLE DES SOLUTIONS NOUVELLES?

    POUR NE PAS DIRE... OÙ SONT LES ÉNERGIES NOUVELLES?

    Peut-être cela demanderait-il justement trop de travail... de remue-méninges?

    Soyons concrets.

    Par exemple.

    Que pourrait faire une agriculture, jusque-là chimique, qui trouve maintenant naturel et même bio d'injecter du pur pipi de porc dans la nappe phréatique? Quitte à charger de vents d'ammoniaque pur ce qu'on appelle l'air pur de la campagne?

    L'ART DE LA TRANSFORMATION DU DÉCHET EN COMPOST N'EST POURTANT PAS UN MYSTÈRE? UN COMPOST QUI NE SENT RIEN!

    NI SES POSSIBLES RETOMBÉES ÉCONOMIQUES! CONTRER LE CHIMIQUE!

    Autre exemple.

    Comment assainir les rives sans débâtir la moitié des constructions rurales riveraines au Québec? Problème.

    d'autant plus que là on ne va pas toucher les plus pauvres!

    ALORS QU'IL Y A DES MOYENS DITS BIODÉGRADABLES QUI AIDERAIENT À ASSAINIR LE PROBLÈME... À LA SOURCE!

    ON SE RETIENT DE DONNER DES NOMS, DE PEUR D'ÊTRE ACCUSÉ DE VOULOIR GLISSER DANS CES LIGNES DE LA PUBLICITÉ GRATUITE!

    MAIS FACE À L'ÉTAT D'URGENCE ALLÉGUÉ, POURQUOI NE PAS COMMENCER PAR INCITER À L'UTILISATION DE MOYENS EFFICACES?

    OUI, C'EST AUX MUNICIPALITÉS RÉPRESSIVES QUE JE M'ADRESSE!

    Elargissons le sujet.

    On lance maintenant une nouvelle croisade... contre les sacs de plastique. Les yeux au ciel.. Autant vouloir éliminer les maringouins. Ou les pissenlits. Admettons qu'il y a là tout un programme. Que ceux qui ne mangent ni ne chient se lèvent!

    Pardon.

    N'Y A-T-IL PAS D'AUTRES SOLUTIONS POSSIBLES À CE PROBLÈME?

    Je regardais il y a un certain temps déjà un grand reportage sur une ingénieure apparemment géniale, vivant en Inde, qui avait trouvé un moyen rentable de transformer en pétrole rentable les sacs de plastique non rentables. Et que ce qui nous est venu du pétrole retourne au pétrole... amen.

    Son procédé était approuvé, efficace et rentable, et elle cherchait jusqu'en Amérique... des investisseurs... et aussi, vous l'avez deviné... des sacs de plastique...

    Certains déjà étaient intéressés...

    Depuis, plus aucune nouvelle.

    Qui est-ce qui ne fait pas son travail en information?

    Si c'est efficace, pourquoi ne pas poursuivre et développer?
    Si ce n'était que de la merde à sensation qu'on nous le dise!

    Et coetera.

    Et je ne parle même pas du diesel à huile de patates frites, qui dit-on sillonne déjà discrètement les routes, ni du moteur à l'eau de mer, sur lequel on songerait déjà à imposer une législation contrôlante... non, je blague.

    Je voulais simplement terminer sur une note légère et gaie un sujet sévère et grave qui fait froncer les sourcils à tous ces moralistes répressifs... qui, sous prétexte de collectivisme autoritaire... ou de quoi que ce soit d'autre, relaient le vieil esprit répressif venu du fond des temps, qui s'appela un jour inquisition, et qui sous tous ces intégrismes déguisés a de plus belle le vent dans les voiles.

    Ciao.

  • Claude L'Heureux
    Abonné
    mardi 14 août 2007 11h37
    Le pays fermé
    Pour répondre à monsieur Bégin je lui dirai que le pays est déjà fermé... à ses concitoyens par le laxisme de nos gouvernements en ce qui concerne l'accès à nos cours d'eau. À Québec nous n'avons, à peu de choses près, que la Plage Jacques-Cartier où nous pouvons mettre les pieds dans le fleuve! Les gens viennent de la rive sud pour s'y promener! Tellement, qu'un constable de la plage Saint-Laurent (privé) m'expliquait que les jours de fortes affluences il voyait les badaux envahir cette dernière interdite au public piétonier, cycliste et automobiliste, les derniers allant de soi. Nous sommes loing des politiques de la mère-patrie!

    Claude L'Heureux, Québec

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