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Le pire n'est pas sûr

Statistique Canada nous a dressé cette semaine un portrait détaillé du vieillissement de la population canadienne. Les démographes qui étudient depuis longtemps ce phénomène qui affecte une majorité de pays développés diront qu'il n'y a là rien de bien nouveau, si ce n'est des données précises qui leur permettront de mieux cerner les tendances. Pour le grand public, c'est l'occasion de réfléchir aux enjeux reliés à ce vieillissement.
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  • Roland Berger - Abonné
    20 juillet 2007 10 h 28
    Changer d'idéologie
    Pour éviter d'envoyer de plus en plus de vieux au dépotoir, il faudrait passer de l'idéologie capitaliste qui structure les choix des individus et des gouvernements à l'idéologie égalitaire pour laquelle tout individu a droit à vivre dans le respect et la dignité. Ça sent le socialisme ? Bien oui, c'en est. Une bataille perdue, assurément.
    Roland Berger
    London, Ontario
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  • Louis Lapointe - Abonné
    20 juillet 2007 10 h 55
    Les travaux du Devoir
    Bonjour M. Descôteaux,

    Votre texte de ce matin est probablement la meilleure synthèse qui a été écrite sur le sujet au cours des derniers jours. Vos lecteurs habituels auront certainement compris que vous annoncez probablement ce que seront les principaux travaux du Devoir au cours des prochains mois.

    Tout d'abord, il faudra se méfier des prophètes de malheur, ceux qui voudront profiter de la commission Castonguay pour nous faire peur et annoncer les pires catastrophes si le Québec n'adopte pas un régime de santé mixte public/privé.

    Il faudra aussi se méfier de la ministre de l'Éducation qui annonce un grand ménage dans les universités, mais qui n'a rien à proposer de nouveau. Couper les programmes en chevauchement dans la même région géographique est un noble objectif. Mais il faudra réinvestir par la suite. Nous savons tous qu'elle n'a pas l'argent pour ce faire puisqu'il a déjà été remis aux contribuables les mieux nantis sous forme de baisses d'impôts.

    Un seul constat sera alors possible: les étudiants verront leurs factures augmentées tandis que les services diminueront. Il faudra dès lors s'attendre à une vive réponse estudiantine qui pourra prendre la forme de contestations et même de grèves générales, particulièrement à l'UQAM où la chirurgie sera encore plus douloureuse qu'ailleurs dans le réseau.

    Le Devoir devra alors nuancer ses propos, rappeler que s'il était en accord avec la hausse des frais de scolarité, c'était dans le contexte d'un réinvestissement massif dans les universités. Il devra insister sur le fait qu'il manque un troisième chapitre après les coupes de programmes et les hausses de frais de scolarités et de frais afférents. Rappeler à la ministre qu'il manque la part la plus substantielle pour conclure: celle du gouvernement.

    Le Devoir devra surtout être vigilant là où les universités sont les plus fragiles, là où l'offre de certains cours et programmes dans certaines communautés ne tient plus qu'à un fil : en région. Le gouvernement ne devra pas prendre prétexte du grand ménage annoncé pour obliger les universités à cesser l'offre de cours ou fermer des programmes structurants qui ont fait leurs preuves, même s'ils connaissent peu d'affluence. L'asymétrie n'existe pas seulement dans les rapports entre les gouvernements provinciaux et le gouvernement fédéral, elle doit également exister dans le partage budgétaire entre les villes et régions du Québec.

    Le Devoir devra donc être vigilant et insister pour que le gouvernement continue à soutenir les universités et les communautés qu'elles desservent, qu'il investisse dans des initiatives visant à mieux outiller les régions pour résoudre des problématiques locales et régionales qui, sous l'oeil averti des chercheurs universitaires, dévoilent une tout autre envergure dont les dimensions débordent souvent les frontières administratives.

    Les régions du Québec sont de véritables laboratoires de recherche où l'on peut étudier des phénomènes qui sont le propre de plusieurs sociétés. Le Québec a la chance de jouir d'un réseau d'universités publiques intégré sur l'ensemble de son territoire pour étudier ces phénomènes universels de nature culturelle, scientifique ou sociale. Il s'agit là d'un avantage concurrentiel important par rapport à d'autres pays qui ne jouissent pas d'un tel observatoire; une très grande richesse que nous devons préserver et ne pas laisser s'atrophier à défaut d'y investir à cause du manque de vision de nos gouvernants. Il y va de l'avenir de nos enfants.

    Louis Lapointe
    Brossard
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  • Sylvain Auclair - Abonné
    23 juillet 2007 10 h 09
    Fécondité et natalité
    Il ne s'agit pas de faire passer le taux de natalité de natalité de 1,6% à 2,1% (ce qui veut dire que, pour cent habitants, il naît chaque année 1,6 ou 2,1 bébés, (selon Wikipédia, celui du Canada est un 1,084%, ou 10,84 pour mille)), mais bien de faire passer l'indice sythétique de fécondité de 1,6 à 2,1 (pas %, mais bien enfant(s) par femme). Attention à bien connaître ce dont on parle.
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