Le RAG s'attaque à l'industrie du foie gras
En plus de lancer un pavé dans la mare... aux canards, les accusations de mauvais traitements des volailles faites à l'endroit de Élevages Périgord, un important producteur de foie gras, auront certes le mérite de raviver le débat sur la brutalité envers les animaux de consommation, pense la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA).
Avec des images vidéo choquantes à l'appui, le Réseau action globale (RAG), un groupe de défense des droits des animaux qui prône le végétarisme, a vivement dénoncé «l'intrinsèque cruauté» de l'industrie du foie gras en montrant hier aux médias des images de canards vivants se faisant arracher la tête et frapper sur des colonnes de béton. Le RAG rendra publiques aujourd'hui plus de 100 heures d'images vidéo ainsi que des notes et des entrevues faites par un sympathisant de l'organisation qui avait réussi à s'infiltrer durant trois mois chez Élevages Périgord, à Saint-Louis-de-Gonzague. «On veut d'abord s'attaquer à l'industrie du foie gras pour l'éliminer, comme le font déjà 14 pays dans le monde», souhaite Andrew Plumbly, le directeur du RAG, en rappelant qu'une loi fédérale interdit d'infliger intentionnellement une souffrance à un animal.
Ayant pour principe que la cruauté inutile est absolument condamnable, la SPCA dénonce à son tour les agissements de l'entreprise. «Mais le débat est beaucoup plus profond. Est-ce que le public veut savoir d'où provient la viande qu'il consomme?», affirme le directeur de la SPCA, Pierre Barnoti. «Tout retombe sur le producteur ou l'employé qui se retrouve avec une amende de 300 $ et un dossier criminel. Mais qu'en est-il du boucher qui accepte de vendre cette viande ou du consommateur qui l'achète? N'a-t-on pas tous une part de responsabilité?»
Plutôt que de prôner l'élimination radicale de la viande dans la chaîne alimentaire, le directeur de la SPCA souhaite que le gouvernement légifère en faveur d'une plus grande transparence des lieux d'élevage et d'abattage, et d'une inspection du bien-être et de la sécurité des animaux. «Parce qu'il est migrateur, le canard se gave naturellement. Mais bien sûr, il ne le fait pas jusqu'à faire exploser son foie», note-t-il.
M. Barnoti souhaiterait que l'animal consommé puisse être étiqueté «élevé et abattu de façon humanitaire», comme c'est le cas en Colombie-Britannique.
Reconnaissant que le RAG a une position «anti-viande» qui n'est pas nécessairement celle de Monsieur Tout-le-monde, il n'a pas voulu émettre de commentaire sur la crédibilité de l'organisation. «Mais leur action réveille au moins le débat», croit-il.
Avec des images vidéo choquantes à l'appui, le Réseau action globale (RAG), un groupe de défense des droits des animaux qui prône le végétarisme, a vivement dénoncé «l'intrinsèque cruauté» de l'industrie du foie gras en montrant hier aux médias des images de canards vivants se faisant arracher la tête et frapper sur des colonnes de béton. Le RAG rendra publiques aujourd'hui plus de 100 heures d'images vidéo ainsi que des notes et des entrevues faites par un sympathisant de l'organisation qui avait réussi à s'infiltrer durant trois mois chez Élevages Périgord, à Saint-Louis-de-Gonzague. «On veut d'abord s'attaquer à l'industrie du foie gras pour l'éliminer, comme le font déjà 14 pays dans le monde», souhaite Andrew Plumbly, le directeur du RAG, en rappelant qu'une loi fédérale interdit d'infliger intentionnellement une souffrance à un animal.
Ayant pour principe que la cruauté inutile est absolument condamnable, la SPCA dénonce à son tour les agissements de l'entreprise. «Mais le débat est beaucoup plus profond. Est-ce que le public veut savoir d'où provient la viande qu'il consomme?», affirme le directeur de la SPCA, Pierre Barnoti. «Tout retombe sur le producteur ou l'employé qui se retrouve avec une amende de 300 $ et un dossier criminel. Mais qu'en est-il du boucher qui accepte de vendre cette viande ou du consommateur qui l'achète? N'a-t-on pas tous une part de responsabilité?»
Plutôt que de prôner l'élimination radicale de la viande dans la chaîne alimentaire, le directeur de la SPCA souhaite que le gouvernement légifère en faveur d'une plus grande transparence des lieux d'élevage et d'abattage, et d'une inspection du bien-être et de la sécurité des animaux. «Parce qu'il est migrateur, le canard se gave naturellement. Mais bien sûr, il ne le fait pas jusqu'à faire exploser son foie», note-t-il.
M. Barnoti souhaiterait que l'animal consommé puisse être étiqueté «élevé et abattu de façon humanitaire», comme c'est le cas en Colombie-Britannique.
Reconnaissant que le RAG a une position «anti-viande» qui n'est pas nécessairement celle de Monsieur Tout-le-monde, il n'a pas voulu émettre de commentaire sur la crédibilité de l'organisation. «Mais leur action réveille au moins le débat», croit-il.
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