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Retour au travail à la STM

- Reprise complète du service - Les usagers seront dédommagés

Quatre jours de grève pour revenir à la case départ. Les 2200 employés d'entretien de la Société de transport de Montréal (STM) ont approuvé hier après-midi une entente de principe de dernière minute conclue avec la direction. Le service normal a donc repris en fin de journée à travers tout le réseau.

L'entente mettant fin à la 15e grève à la STM en 40 ans a été arrachée par le conciliateur à la toute fin de l'ultimatum de 48 heures lancé mercredi par le ministre du Travail, David Whissell. Celui-ci avait indiqué que le gouvernement prendrait «ses responsabilités», probablement une loi spéciale, si les deux parties n'arrivaient pas à s'entendre avant la fin de semaine.

Les employés en grève ont approuvé cette entente la mort dans l'âme au terme d'une longue assemblée générale tenue en fin d'après-midi hier. Le cadre de règlement concerne seulement le retour au travail des employés. Sur le fond, tout le reste du litige est au même point. «On revient à la case départ, a indiqué Claude Trudel, président de la STM. Nous n'avons pas réglé quelque question que ce soit par rapport à lundi», soit le moment où les négociations ont été rompues et la grève déclenchée. «Les négociations se poursuivent», a-t-il dit, réaffirmant que ce conflit «va se régler à la table de négociation».

Hier, le président du syndicat, Pierre Saint-Georges, a présenté à ses membres l'entente de principe comme un accord obtenu «avec un gun sur le front». «Si ça, c'est une entente, eh bien, nous avons une entente», a-t-il dit pendant qu'une partie de la salle huait et que l'autre applaudissait. La quasi-totalité des quelque 1000 membres présents ont néanmoins voté en faveur de l'entente.

Au Devoir, M. Saint-Georges a soutenu que le syndicat ne regrettait en rien sa décision d'être allé en grève. «Ça fait partie de toute négociation ou de tout renouvellement de convention. S'il faut revenir un pas en arrière pour sauter plus loin ensuite, ce n'est pas une perte.» Selon lui, «la STM n'a jamais voulu négocier. Elle a misé sur le fait qu'on irait en grève et que le gouvernement nous planterait».

Pour le syndicat, c'est maintenant «le deuxième round qui commence». «Il n'y a rien de réglé sur les régimes de retraite, le monétaire et le normatif», a indiqué M. Saint-Georges. Outre le retour au travail, l'entente d'hier prévoit certaines modalités devant servir de balises pour la suite des négociations, a mentionné le président. Une rencontre est prévue lundi pour discuter du régime de retraite.

Une autre grève est-elle possible? «Nous n'avons pas perdu notre droit de grève, a dit Pierre Saint-Georges. Mais on aurait l'air de quoi si on sortait encore dans trois semaines? C'est le temps de discuter, maintenant.»

Compensation

De son côté, la STM s'est dite «satisfaite» de l'entente tout en déplorant les inconvénients causés par une grève qui n'a finalement rien réglé des gros enjeux en litige. Hier, le président Claude Trudel a d'ailleurs confirmé que la société offrira une compensation aux usagers incommodés.

Selon ce que la direction a expliqué, ceux qui garderont leur carte CAM du mois de mai 2007 auront droit en septembre à un rabais de 3,50 $ sur la CAM à tarif régulier. M. Trudel chiffre à environ 800 000 $ la valeur de cette mesure. En 2003, la grève de sept jours avait conduit à un dédommagement de 5 $.

La STM affirme n'avoir fait aucune concession lors du sprint de négociation déclenché par l'ultimatum du gouvernement. «Nous poursuivons toujours les mêmes objectifs, notamment en ce qui concerne le cadre financier», a dit M. Trudel hier soir.

La STM offre aux syndiqués un gel salarial pour 2007, suivi de quatre années d'augmentation de 2 % par année. Il s'agit de la même offre que la Ville fait à l'ensemble des syndicats de ses employés, qui sont tous en négociation à l'heure actuelle. Les grévistes de la STM souhaitent de leur côté conclure une entente de trois ans comprenant une augmentation de 2 % par année ainsi qu'une indexation selon l'indice des prix à la consommation (IPC). Le syndicat tient aussi mordicus à une clause du régime de retraite qui permet de se retirer après 80 ans d'âge combiné aux années d'expérience.

Ingérence

En matinée, la présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Claudette Carbonneau, avait blâmé le ministre Whissell pour son ingérence dans le conflit à la STM. «L'ultimatum qu'il a lancé brise l'équilibre des relations de travail en faveur de la STM», a mentionné Mme Carbonneau.

Selon elle, le gouvernement s'est ingéré de façon inappropriée, injustifiée et prématurée à peine 36 heures après le début de la grève. En agissant de la sorte, le ministre s'est rangé du côté des incendiaires plutôt que des pompiers, estime la présidente de la CSN. «Un parlementaire doit calmer le jeu, pas exacerber les tensions.»

Les employés d'entretien de la STM ont connu plusieurs conflits au fil des ans, le premier et le plus long survenant l'année de l'Expo (1967, 31 jours). Ils ont aussi débrayé 17 jours en novembre 1977 et à trois reprises en 1982 et 1983.

Par ailleurs, le rétablissement du service de transport en commun permettra finalement à la STM d'offrir le service gratuit de navettes spéciales pour la Journée des musées montréalais, demain.

Le Devoir

Avec la collaboration de Stéphanie Marin
 
 
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  • Fernand Trudel
    Abonné
    dimanche 27 mai 2007 10h55
    Est où la trappe ?
    2,200 employés de garage pour 1,600 autobus. Elles doivent être dodichées ces autobus car il y a plus d'un employé par autobus, Sachant que la moitié sont en service, il enreste une pour trois employé pour être entretenues. On rit de nous. Vite plaçons des appels d'offre, les fonctionnaires du garage coûte trop cher pour ce qu'ils peuvent produire.

    Le lastic des taxes municipales et gouvernementales est étiré au max, le seul lest à prendre est l'impartition. Le temps est venu que le privé s'occupe de l'entretien mécanque, nos fonctionnaires ne nous ferons plus chanter comme ils l'ont fait 15 fois en 40 ans. Trio c'est trop, le vase déborde.

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