La terre dans tous ses états
La terre a la tête ailleurs. Pour citer notre ami jardinier Jean-Pierre Ferland, «on gèle au Sud, on sue au Nord». Nos premières grosses gouttes de sueur juste à regarder les crocus fleurir n'ont rien de comparable aux sueurs froides de ce pauvre ours blanc juché et dérivant sur un morceau d'iceberg devenu glaçon.
La terre est dans tous ses états: tornades, inondations, fortes chutes de neige, incendies gigantesques, érosion côtière... Même le pollen s'en mêle. Mon copain Le Bigot n'a pas pu vivre intensément la vie parisienne, attaqué par des milliards de grains de pollen, une situation de plus en plus fréquente, au grand malheur des asthmatiques. Jusqu'au gouvernement français qui a interdit la commercialisation du purin d'ortie et autres décoctions biologiques si chères aux jardiniers (toute une saga, à rire jaune). Alors, comme le dit Isabelle Morand, «quand l'écologie déclare la guerre à l'économie, on connaît malheureusement le nom du vainqueur».
Bref, si les jardiniers n'ont pas de maux de tête cette année, c'est qu'ils n'auront rien négligé et auront couvert d'offrandes tous les dieux connus et inconnus.
Quant à moi, fidèle à mes traditions, point de lampion à l'oratoire, plutôt une discussion franche et sans détour avec mon hamac, ma devise étant: «Prendre le temps de penser avant d'agir et participer activement au bonheur national net».
Plus que jamais, même les jardiniers devront faire des choix, car ils ne sont pas que porteurs de beauté: ils participent souvent, hélas, par des méthodes culturales inappropriées, à malmener un environnement qu'ils veulent pourtant paradisiaque.
Bon, la saison de jardinage est repartie, pour le meilleur et pour le pire, et l'écureuil en train de me chouraver un bouton de tulipe le sait d'ailleurs lui aussi. Allez, tiens! Commençons par quelques trucs pour éloigner les écureuils.
À l'automne, plantez des fritillaires et des narcisses près des tulipes. Par leur odeur, ces deux genres tiendront les écureuils à distance. Épandez un peu de farine de sang pour éloigner les intrus. N'utilisez pas de poudre d'os, ce qui les attire, mais de l'os fossile (informez-vous au centre de jardinage), ou encore, bon joueur, abreuvez ces pauvres petites bêtes qui ne cherchent que douceur avec un peu d'eau sucrée et quelques arachides, qu'ils auront vite fait de cacher dans la terre de vos boîtes à fleurs!
Courrier des lecteurs
L'année passée, j'avais reçu au-delà de 1000 courriels. Devant un tel engouement, vous comprendrez qu'hélas, malgré mes bonnes intentions, je n'ai pas pu répondre à toutes vos interrogations.
Si vous souhaitez que je vous réponde rapidement, par pitié, transmettez-moi seulement une question, si possible «fermée». Merci de votre compréhension et d'accepter que le jardinier prenne son temps.
jeanclaudevigor@videotron.ca
La terre est dans tous ses états: tornades, inondations, fortes chutes de neige, incendies gigantesques, érosion côtière... Même le pollen s'en mêle. Mon copain Le Bigot n'a pas pu vivre intensément la vie parisienne, attaqué par des milliards de grains de pollen, une situation de plus en plus fréquente, au grand malheur des asthmatiques. Jusqu'au gouvernement français qui a interdit la commercialisation du purin d'ortie et autres décoctions biologiques si chères aux jardiniers (toute une saga, à rire jaune). Alors, comme le dit Isabelle Morand, «quand l'écologie déclare la guerre à l'économie, on connaît malheureusement le nom du vainqueur».
Bref, si les jardiniers n'ont pas de maux de tête cette année, c'est qu'ils n'auront rien négligé et auront couvert d'offrandes tous les dieux connus et inconnus.
Quant à moi, fidèle à mes traditions, point de lampion à l'oratoire, plutôt une discussion franche et sans détour avec mon hamac, ma devise étant: «Prendre le temps de penser avant d'agir et participer activement au bonheur national net».
Plus que jamais, même les jardiniers devront faire des choix, car ils ne sont pas que porteurs de beauté: ils participent souvent, hélas, par des méthodes culturales inappropriées, à malmener un environnement qu'ils veulent pourtant paradisiaque.
Bon, la saison de jardinage est repartie, pour le meilleur et pour le pire, et l'écureuil en train de me chouraver un bouton de tulipe le sait d'ailleurs lui aussi. Allez, tiens! Commençons par quelques trucs pour éloigner les écureuils.
À l'automne, plantez des fritillaires et des narcisses près des tulipes. Par leur odeur, ces deux genres tiendront les écureuils à distance. Épandez un peu de farine de sang pour éloigner les intrus. N'utilisez pas de poudre d'os, ce qui les attire, mais de l'os fossile (informez-vous au centre de jardinage), ou encore, bon joueur, abreuvez ces pauvres petites bêtes qui ne cherchent que douceur avec un peu d'eau sucrée et quelques arachides, qu'ils auront vite fait de cacher dans la terre de vos boîtes à fleurs!
Courrier des lecteurs
L'année passée, j'avais reçu au-delà de 1000 courriels. Devant un tel engouement, vous comprendrez qu'hélas, malgré mes bonnes intentions, je n'ai pas pu répondre à toutes vos interrogations.
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