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Les enterrements nuiraient à l'environnement !

30 avril 2007  Actualités en société
Toronto — Ils vont au travail à vélo, ils utilisent des ampoules et des appareils électroménagers écoénergétiques, ils mangent des aliments biologiques, bref les Canadiens tentent de plus en plus d'être des consommateurs respectueux de l'environnement.

Mais quel héritage laisseront-ils au moment de mourir? Lorsque les gens songent à la mort, ils ne pensent habituellement pas à l'impact écologique de leur enterrement. Toutefois, plusieurs entreprises et organismes canadiens espèrent que ce sera bientôt le cas.

Caley Ferguson, vice-président de Northern Casket, affirme que peu de personnes pensent à l'impact négatif sur l'environnement qu'exercent les enterrements traditionnels, et même les incinérations.

Lors du salon Green Living, ce week-end, à Toronto, l'entreprise exposait une gamme de cercueils... écologiques!

«C'est en quelque sorte une ultime façon de dire merci à Dame Nature», a-t-il affirmé.

Les cercueils traditionnels comportent des charnières et des ornements métalliques, plusieurs couches de vernis et de laque, de même que divers tissus à l'intérieur — éléments qui se retrouvent dans le sol et dans les eaux souterraines une fois le bois et le corps décomposés.

Dans le cas des incinérations, ces éléments — y compris le mercure que l'on retrouve dans les produits d'obturation dentaire — sont brûlés et se retrouvent dans l'atmosphère. Le processus même de l'incinération n'est pas très écoénergétique, une quantité importante de carburant étant nécessaire pour brûler un corps à de hautes températures pendant une durée de temps considérable.

Les cercueils de Northern Casket sont constitués de charnières et de contrefiches en bois, de cotonnades non blanchies, et ils sont recouverts d'huile de noix naturelle ou de cire d'abeille. Tous les produits utilisés se décomposent durant une période de 30 à 60 ans.
 
 
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