Kruger : les travailleurs mis à pied pourraient se reclasser... dans les mines
2 avril 2007
Actualités en société
Certains des 624 travailleurs de Kruger sur la Côte-Nord qui seront mis à pied le 29 juin prochain pourraient se reclasser dans le secteur minier, s'ils sont prêts à se déplacer et à suivre la formation nécessaire.
L'annonce vendredi de la fermeture des scieries de Ragueneau et de Forestville, ainsi que de l'atelier de séchage et de rabotage de Longue-Rive, a été accueillie comme un coup de massue sur la Côte-Nord.
De plus, la réduction de 42 % de l'approvisionnement de Kruger décrétée par le Grand Forestier à compter de mars 2008 pourrait compromettre une éventuelle réouverture de ces installations.
Or, au même moment, l'industrie minière de la Côte-Nord a un sérieux besoin de main-d'oeuvre. Selon Emploi-Québec, environ 40 % des quelque 2800 travailleurs du secteur minier sont susceptibles de prendre leur retraite d'ici cinq ans, ce qui représente plus de 1100 emplois.
André Lepage, économiste à Emploi-Québec, rappelle qu'à la suite de la fermeture de l'usine de pâtes Katahdin de Port-Cartier, une trentaine de travailleurs avaient été réorientés pour obtenir une attestation d'études collégiales en transformation du minerai. Ils avaient aussitôt été récupérés par la compagnie minière Québec-Cartier.
Bien que les besoins du secteur minier soient intéressants, M. Lepage estime cependant qu'il est impossible d'absorber d'un coup plus de 600 travailleurs forestiers dans le secteur minier. Il note, au passage, que les usines fermées sont en Haute-Côte-Nord (Forestville, Ragueneau et Longue-Rive), alors que les mines de fer, elles, se trouvent à des centaines de kilomètres plus loin (Port-Cartier, Sept-Îles, Fermont), ce qui impliquerait des déplacements importants pour cette main-d'oeuvre.
Il souligne tout de même que la main-d'oeuvre touchée en usine est tout à fait reclassable, puisque l'âge moyen dans les usines de transformation du bois tourne autour de 38 ans. Quoi qu'il en soit, il est clair que la Côte-Nord connaîtra un recul de l'emploi marqué en 2007 dans le secteur forestier, selon lui, et pas seulement du côté de Kruger.
Ironiquement, il ajoute que le secteur forestier s'attend à avoir des difficultés à recruter de la main-d'oeuvre à moyen terme. Selon lui, les jeunes boudent complètement le secteur forestier, au point que le cégep de Baie-Comeau ne sait pas s'il pourra offrir le cours de techniques forestières en septembre prochain.
L'annonce vendredi de la fermeture des scieries de Ragueneau et de Forestville, ainsi que de l'atelier de séchage et de rabotage de Longue-Rive, a été accueillie comme un coup de massue sur la Côte-Nord.
De plus, la réduction de 42 % de l'approvisionnement de Kruger décrétée par le Grand Forestier à compter de mars 2008 pourrait compromettre une éventuelle réouverture de ces installations.
Or, au même moment, l'industrie minière de la Côte-Nord a un sérieux besoin de main-d'oeuvre. Selon Emploi-Québec, environ 40 % des quelque 2800 travailleurs du secteur minier sont susceptibles de prendre leur retraite d'ici cinq ans, ce qui représente plus de 1100 emplois.
André Lepage, économiste à Emploi-Québec, rappelle qu'à la suite de la fermeture de l'usine de pâtes Katahdin de Port-Cartier, une trentaine de travailleurs avaient été réorientés pour obtenir une attestation d'études collégiales en transformation du minerai. Ils avaient aussitôt été récupérés par la compagnie minière Québec-Cartier.
Bien que les besoins du secteur minier soient intéressants, M. Lepage estime cependant qu'il est impossible d'absorber d'un coup plus de 600 travailleurs forestiers dans le secteur minier. Il note, au passage, que les usines fermées sont en Haute-Côte-Nord (Forestville, Ragueneau et Longue-Rive), alors que les mines de fer, elles, se trouvent à des centaines de kilomètres plus loin (Port-Cartier, Sept-Îles, Fermont), ce qui impliquerait des déplacements importants pour cette main-d'oeuvre.
Il souligne tout de même que la main-d'oeuvre touchée en usine est tout à fait reclassable, puisque l'âge moyen dans les usines de transformation du bois tourne autour de 38 ans. Quoi qu'il en soit, il est clair que la Côte-Nord connaîtra un recul de l'emploi marqué en 2007 dans le secteur forestier, selon lui, et pas seulement du côté de Kruger.
Ironiquement, il ajoute que le secteur forestier s'attend à avoir des difficultés à recruter de la main-d'oeuvre à moyen terme. Selon lui, les jeunes boudent complètement le secteur forestier, au point que le cégep de Baie-Comeau ne sait pas s'il pourra offrir le cours de techniques forestières en septembre prochain.
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