En bref - Le coût social réel
29 mars 2007
Actualités en société
Ottawa — Les Canadiens surestiment les méfaits liés à la consommation de drogues illicites, mais ils sous-estiment continuellement les répercussions néfastes de l'alcool sur la société et l'économie.
Telles sont les principales conclusions d'un rapport de recherche publié hier par le Centre canadien de lutte contre l'alcoolisme et les toxicomanies, l'organisme national canadien oeuvrant à la réduction des méfaits liés à l'alcool et aux drogues. En analysant des données tirées de deux recherches réalisées en 2002 et en 2004, les chercheurs du Centre ont découvert que les coûts sociaux et économiques directs attribuables à l'alcool, de 7,4 milliards de dollars, étaient deux fois plus élevés que ceux associés aux drogues illicites (3,6 milliards). Toutefois, lorsqu'on a demandé aux Canadiens d'évaluer les problèmes à l'échelle nationale, seulement 25 % d'entre eux considéraient l'abus d'alcool comme très grave, alors que la proportion était de 45 % pour l'abus de drogues illicites. Il semble que ce soit chez les personnes les moins familiarisées avec une substance précise que le niveau de risque perçu est le plus élevé. Rita Notarandrea, directrice de la recherche et des politiques du Centre, la divergence existant entre la gravité perçue et les coûts réels fait ressortir la nécessité de redresser les conceptions erronées du public quant à l'ampleur de l'abus de drogues illicites au Canada, particulièrement l'utilisation de drogues injectables, et de sensibiliser les Canadiens aux risques méconnus de l'alcool.
Telles sont les principales conclusions d'un rapport de recherche publié hier par le Centre canadien de lutte contre l'alcoolisme et les toxicomanies, l'organisme national canadien oeuvrant à la réduction des méfaits liés à l'alcool et aux drogues. En analysant des données tirées de deux recherches réalisées en 2002 et en 2004, les chercheurs du Centre ont découvert que les coûts sociaux et économiques directs attribuables à l'alcool, de 7,4 milliards de dollars, étaient deux fois plus élevés que ceux associés aux drogues illicites (3,6 milliards). Toutefois, lorsqu'on a demandé aux Canadiens d'évaluer les problèmes à l'échelle nationale, seulement 25 % d'entre eux considéraient l'abus d'alcool comme très grave, alors que la proportion était de 45 % pour l'abus de drogues illicites. Il semble que ce soit chez les personnes les moins familiarisées avec une substance précise que le niveau de risque perçu est le plus élevé. Rita Notarandrea, directrice de la recherche et des politiques du Centre, la divergence existant entre la gravité perçue et les coûts réels fait ressortir la nécessité de redresser les conceptions erronées du public quant à l'ampleur de l'abus de drogues illicites au Canada, particulièrement l'utilisation de drogues injectables, et de sensibiliser les Canadiens aux risques méconnus de l'alcool.
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