Empoisonné ou pas? - La dépouille de Houdini sera exhumée
24 mars 2007
Actualités en société
New York — Exhumation prévue pour le roi de l'évasion, 81 ans après sa mort. Les descendants du célébrissime Harry Houdini entendent la réclamer lundi à la justice, histoire de faire pratiquer une autopsie et de tordre le cou, ou pas, à la rumeur qui court toujours selon laquelle le magicien aurait été assassiné.
Harry Houdini avait en effet des ennemis, notamment un mouvement connu sous le nom de spiritualistes, devenus la bête noire du magicien au cours des années qui ont précédé sa mort.
Il consacrait d'ailleurs plusieurs parties de son spectacle à tourner en ridicule leurs fausses séances de spiritisme, au cours desquelles ils prétendaient entrer en contact avec des morts illustres.
Un des spiritualistes les plus connus était Arthur Conan Doyle, le «père» de Sherlock Holmes... qui ne cachait pas sa détestation d'Houdini.
«C'était un motif pour tuer Harry Houdini», a affirmé hier l'avocat new-yorkais Joseph Tacopina, qui aide les descendants du magicien à lever les obstacles juridiques pour obtenir son exhumation.
«Il faut en avoir le coeur net», a renchéri George Hardeen, dont le grand-père était le frère d'Houdini, Theodore. «Sa mort a choqué la nation tout entière, voire le monde entier.»
Selon la version officielle, Houdini a fait une appendicite après avoir reçu un coup de poing dans l'estomac, ce qui aurait provoqué une péritonite. Il avait 52 ans. Mais aucune autopsie n'a été pratiquée à l'époque.
Quand le certificat de décès a été rempli, le 20 novembre 1926, le corps d'Houdini — amené par train de Detroit à New York — était déjà enterré dans le Queens, malgré les suspicions. Dans les jours qui suivirent, un journal titrait: «Houdini a-t-il été assassiné?»
Une nouvelle biographie, intitulée The Secret Life of Houdini (La Vie secrète d'Houdini), a récemment remis cette question sur le tapis, convaincant M. Hardeen et d'autres personnes que la thèse de l'empoisonnement était possible.
Ses auteurs, William Kalush et Larry Sloman, font notamment état d'une injection d'«un sérum expérimental» au magicien par un de ses médecins au Grace Hospital de Detroit ainsi que de menaces de mort formulées régulièrement à son encontre par les spiritualistes.
Si Houdini prenait ces menaces au sérieux, il se promenait en revanche sans prendre de précautions particulières, sans garde du corps, souvent seulement accompagné par son épouse, Bess.
«Si quelqu'un voulait à tous prix empoisonner Houdini, ça n'aurait pas été très difficile», estiment Kalush et Sloman.
Des stars de la médecine légale devraient procéder à l'exhumation d'Houdini, comme le Dr Michael Baden, qui a présidé les commissions rouvrant l'enquête sur les assassinats américains les plus célèbres, ceux de John F. Kennedy et de Martin Luther King. Il a d'ailleurs également relevé quelques bizarreries dans le certificat de décès d'Houdini: il mentionnait que l'appendice se trouvait sur le côté gauche plutôt que sur le côté droit. Et le diagnostic d'appendicite provoquée par un coup était «très inhabituel».
Harry Houdini avait en effet des ennemis, notamment un mouvement connu sous le nom de spiritualistes, devenus la bête noire du magicien au cours des années qui ont précédé sa mort.
Il consacrait d'ailleurs plusieurs parties de son spectacle à tourner en ridicule leurs fausses séances de spiritisme, au cours desquelles ils prétendaient entrer en contact avec des morts illustres.
Un des spiritualistes les plus connus était Arthur Conan Doyle, le «père» de Sherlock Holmes... qui ne cachait pas sa détestation d'Houdini.
«C'était un motif pour tuer Harry Houdini», a affirmé hier l'avocat new-yorkais Joseph Tacopina, qui aide les descendants du magicien à lever les obstacles juridiques pour obtenir son exhumation.
«Il faut en avoir le coeur net», a renchéri George Hardeen, dont le grand-père était le frère d'Houdini, Theodore. «Sa mort a choqué la nation tout entière, voire le monde entier.»
Selon la version officielle, Houdini a fait une appendicite après avoir reçu un coup de poing dans l'estomac, ce qui aurait provoqué une péritonite. Il avait 52 ans. Mais aucune autopsie n'a été pratiquée à l'époque.
Quand le certificat de décès a été rempli, le 20 novembre 1926, le corps d'Houdini — amené par train de Detroit à New York — était déjà enterré dans le Queens, malgré les suspicions. Dans les jours qui suivirent, un journal titrait: «Houdini a-t-il été assassiné?»
Une nouvelle biographie, intitulée The Secret Life of Houdini (La Vie secrète d'Houdini), a récemment remis cette question sur le tapis, convaincant M. Hardeen et d'autres personnes que la thèse de l'empoisonnement était possible.
Ses auteurs, William Kalush et Larry Sloman, font notamment état d'une injection d'«un sérum expérimental» au magicien par un de ses médecins au Grace Hospital de Detroit ainsi que de menaces de mort formulées régulièrement à son encontre par les spiritualistes.
Si Houdini prenait ces menaces au sérieux, il se promenait en revanche sans prendre de précautions particulières, sans garde du corps, souvent seulement accompagné par son épouse, Bess.
«Si quelqu'un voulait à tous prix empoisonner Houdini, ça n'aurait pas été très difficile», estiment Kalush et Sloman.
Des stars de la médecine légale devraient procéder à l'exhumation d'Houdini, comme le Dr Michael Baden, qui a présidé les commissions rouvrant l'enquête sur les assassinats américains les plus célèbres, ceux de John F. Kennedy et de Martin Luther King. Il a d'ailleurs également relevé quelques bizarreries dans le certificat de décès d'Houdini: il mentionnait que l'appendice se trouvait sur le côté gauche plutôt que sur le côté droit. Et le diagnostic d'appendicite provoquée par un coup était «très inhabituel».
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