Stationnement de Montréal: le temps est écoulé
Une décision finale sera prise dans moins de trois mois
Photo : Jacques Nadeau
Tel le phénix, Stationnement de Montréal pourrait renaître de ses cendres. La Ville de Montréal jongle avec l'idée de faire disparaître cette société controversée d'ici au 31 décembre pour lui substituer une nouvelle structure plus docile.
L'administration Tremblay va mettre la clé sous la porte de Stationnement de Montréal d'ici à quelques semaines. Au pire la société disparaîtra; au mieux elle sera complètement transformée et sous tutelle de la Ville. Mais une chose est certaine: «Tout ça va être réglé d'ici janvier 2003», a confié en entrevue le responsable du transport au comité exécutif, Claude Dauphin.
Sous l'égide de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain depuis 1994, Stationnement de Montréal (SdM) est responsable de l'exploitation et de la gestion du stationnement sur rue et hors rue dans les limites de l'ex-Ville de Montréal. En avril dernier, M. Dauphin a toutefois remis en question l'entente derrière la naissance de la très controversée société SdM, en précisant qu'il songeait à partager entre la Ville et les arrondissements les pouvoirs qui lui ont été dévolus.
À l'heure actuelle, tout porte à croire que M. Dauphin redonnera aux neuf arrondissements de l'ex-Ville la responsabilité des revenus des parcomètres. «La Charte donne cette responsabilité aux arrondissements», précise-t-il. Par contre, aucune décision n'est encore prise quant aux opérations: doit-on conserver l'actuelle centralisation ou plutôt donner également ces pouvoirs aux arrondissements?
«Selon moi, a confié M. Dauphin, on a intérêt à garder ça regroupé par souci d'efficacité.» Si ce scénario était privilégié, la Ville pourrait créer une nouvelle société paramunicipale dont elle aurait le plein contrôle, laquelle assimilerait la structure actuelle de SdM. «Dans un tel cas, les cinq ou sept membres du conseil d'administration seraient tous nommés par la Ville à l'instar des membres de la Société de transport de Montréal [STM]», a indiqué M. Dauphin.
«On est actuellement en phase de négociation avec la Chambre de commerce, a-t-il ajouté. On ne peut évidemment pas négocier sur la place publique, mais on peut dire que ça va être réglé d'ici la fin de l'année.»
Par ailleurs, réagissant avec prudence à la nouvelle publiée dans Le Devoir d'hier selon laquelle SdM a englouti 300 000 $ en achetant 1000 parcomètres électroniques qui ne sont pas adaptés aux particularités de Montréal, M. Dauphin a indiqué qu'il souhaitait tout simplement «qu'on ne répète pas ça dans l'avenir». «C'est très difficile pour moi de commenter une décision qui a été prise alors que je n'étais pas au pouvoir», a-t-il ajouté.
Rappelons qu'après avoir dépensé inutilement 625 000 $ dans des bornes électroniques déficientes en 1998, SdM a récidivé l'année suivante en achetant 1000 parcomètres équipés, à l'arrière de la tête, d'un écran électroluminescent qui clignote lorsque l'appareil est vide. Le problème: 96 % des parcomètres de Montréal sont adossés à des bâtiments!
Hier, à la suite de la publication de la nouvelle, Jean-Claude Dubreuil, vice-président exécutif de SdM, a précisé que «la plupart» des parcomètres montés «à l'envers» allaient connaître une seconde vie. «Je vais en utiliser presque 800, parce que j'ai des parcomètres en devant de trottoir et des parcomètres d'handicapés [situés en devant de trottoir également]», a-t-il indiqué.
Rappelons finalement que M. Dubreuil n'a pas voulu s'immiscer dans le débat entre la Chambre de commerce et la Ville de Montréal.
L'administration Tremblay va mettre la clé sous la porte de Stationnement de Montréal d'ici à quelques semaines. Au pire la société disparaîtra; au mieux elle sera complètement transformée et sous tutelle de la Ville. Mais une chose est certaine: «Tout ça va être réglé d'ici janvier 2003», a confié en entrevue le responsable du transport au comité exécutif, Claude Dauphin.
Sous l'égide de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain depuis 1994, Stationnement de Montréal (SdM) est responsable de l'exploitation et de la gestion du stationnement sur rue et hors rue dans les limites de l'ex-Ville de Montréal. En avril dernier, M. Dauphin a toutefois remis en question l'entente derrière la naissance de la très controversée société SdM, en précisant qu'il songeait à partager entre la Ville et les arrondissements les pouvoirs qui lui ont été dévolus.
À l'heure actuelle, tout porte à croire que M. Dauphin redonnera aux neuf arrondissements de l'ex-Ville la responsabilité des revenus des parcomètres. «La Charte donne cette responsabilité aux arrondissements», précise-t-il. Par contre, aucune décision n'est encore prise quant aux opérations: doit-on conserver l'actuelle centralisation ou plutôt donner également ces pouvoirs aux arrondissements?
«Selon moi, a confié M. Dauphin, on a intérêt à garder ça regroupé par souci d'efficacité.» Si ce scénario était privilégié, la Ville pourrait créer une nouvelle société paramunicipale dont elle aurait le plein contrôle, laquelle assimilerait la structure actuelle de SdM. «Dans un tel cas, les cinq ou sept membres du conseil d'administration seraient tous nommés par la Ville à l'instar des membres de la Société de transport de Montréal [STM]», a indiqué M. Dauphin.
«On est actuellement en phase de négociation avec la Chambre de commerce, a-t-il ajouté. On ne peut évidemment pas négocier sur la place publique, mais on peut dire que ça va être réglé d'ici la fin de l'année.»
Par ailleurs, réagissant avec prudence à la nouvelle publiée dans Le Devoir d'hier selon laquelle SdM a englouti 300 000 $ en achetant 1000 parcomètres électroniques qui ne sont pas adaptés aux particularités de Montréal, M. Dauphin a indiqué qu'il souhaitait tout simplement «qu'on ne répète pas ça dans l'avenir». «C'est très difficile pour moi de commenter une décision qui a été prise alors que je n'étais pas au pouvoir», a-t-il ajouté.
Rappelons qu'après avoir dépensé inutilement 625 000 $ dans des bornes électroniques déficientes en 1998, SdM a récidivé l'année suivante en achetant 1000 parcomètres équipés, à l'arrière de la tête, d'un écran électroluminescent qui clignote lorsque l'appareil est vide. Le problème: 96 % des parcomètres de Montréal sont adossés à des bâtiments!
Hier, à la suite de la publication de la nouvelle, Jean-Claude Dubreuil, vice-président exécutif de SdM, a précisé que «la plupart» des parcomètres montés «à l'envers» allaient connaître une seconde vie. «Je vais en utiliser presque 800, parce que j'ai des parcomètres en devant de trottoir et des parcomètres d'handicapés [situés en devant de trottoir également]», a-t-il indiqué.
Rappelons finalement que M. Dubreuil n'a pas voulu s'immiscer dans le débat entre la Chambre de commerce et la Ville de Montréal.
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