7000, boulevard des Roseraies, Anjou - Des condos à la place des logements locatifs
La Régie du logement donne tort aux locataires
Des locataires de l'arrondissement Anjou qui protestaient contre la transformation de leur immeuble en condominiums ont perdu leur cause devant la Régie du logement.
Comme Le Devoir en avait fait état en septembre, les locataires de 32 des 48 appartements du 7000 du boulevard des Roseraies dénonçaient le fait que des travaux entrepris en vue de la conversion avaient été entrepris par leur nouveau propriétaire avant même que cette conversion ne soit autorisée par la Régie, comme la loi l'exige. Un condo modèle avait été aménagé et sept autres logements restaient inoccupés, visiblement en vue d'une vente prochaine.
Les commissaires de la Régie ont plutôt jugé qu'eu égard à la preuve soumise, l'édifice avait besoin de travaux majeurs, tel que recommandé par l'assureur du nouveau propriétaire. Quant à l'appartement modèle, les commissaires n'y ont pas vu de problèmes puisqu'il était déjà vacant: aucun locataire n'en a donc été évincé en vue d'une conversion.
La Régie a donc autorisé celle-ci, laissant fort dépités les locataires contestataires, dont beaucoup sont des personnes âgées. «On est très déçus: on n'aurait pas été devant la Régie que ç'aurait été la même chose!», disait ainsi Lyse Groleau, qui a participé à l'audience devant la Régie.
Les locataires sont d'autant plus fâchés qu'ils ont l'impression que leur immeuble a été spécifiquement ciblé dans cette affaire. La pénurie de logements qui sévit sur l'île de Montréal fait en sorte que la conversion de logements locatifs en condos y est interdite, à moins d'une réglementation spéciale. Par la suite, la Régie du logement donne l'autorisation finale de procéder ou non à la conversion.
La Ville d'Anjou avait adopté un tel règlement au printemps 2000, mais uniquement pour le secteur où se situe le 7000 du boulevard des Roseraies. Le règlement n'a pas été appliqué pendant deux ans, jusqu'au 27 août dernier, lorsque le nouveau conseil d'arrondissement d'Anjou, présidé par son ancien maire, Luis Miranda, l'a appliqué à l'immeuble. Celui-ci venait en effet d'être vendu à un propriétaire qui disait lui-même l'avoir acheté pour en faire des condos.
Mais sitôt cette autorisation accordée, le conseil d'arrondissement a abrogé le règlement. Histoire de se conformer à l'interdiction de conversion privilégiée par l'administration du maire Gérald Tremblay, dont M. Miranda fait maintenant partie.
Comme Le Devoir en avait fait état en septembre, les locataires de 32 des 48 appartements du 7000 du boulevard des Roseraies dénonçaient le fait que des travaux entrepris en vue de la conversion avaient été entrepris par leur nouveau propriétaire avant même que cette conversion ne soit autorisée par la Régie, comme la loi l'exige. Un condo modèle avait été aménagé et sept autres logements restaient inoccupés, visiblement en vue d'une vente prochaine.
Les commissaires de la Régie ont plutôt jugé qu'eu égard à la preuve soumise, l'édifice avait besoin de travaux majeurs, tel que recommandé par l'assureur du nouveau propriétaire. Quant à l'appartement modèle, les commissaires n'y ont pas vu de problèmes puisqu'il était déjà vacant: aucun locataire n'en a donc été évincé en vue d'une conversion.
La Régie a donc autorisé celle-ci, laissant fort dépités les locataires contestataires, dont beaucoup sont des personnes âgées. «On est très déçus: on n'aurait pas été devant la Régie que ç'aurait été la même chose!», disait ainsi Lyse Groleau, qui a participé à l'audience devant la Régie.
Les locataires sont d'autant plus fâchés qu'ils ont l'impression que leur immeuble a été spécifiquement ciblé dans cette affaire. La pénurie de logements qui sévit sur l'île de Montréal fait en sorte que la conversion de logements locatifs en condos y est interdite, à moins d'une réglementation spéciale. Par la suite, la Régie du logement donne l'autorisation finale de procéder ou non à la conversion.
La Ville d'Anjou avait adopté un tel règlement au printemps 2000, mais uniquement pour le secteur où se situe le 7000 du boulevard des Roseraies. Le règlement n'a pas été appliqué pendant deux ans, jusqu'au 27 août dernier, lorsque le nouveau conseil d'arrondissement d'Anjou, présidé par son ancien maire, Luis Miranda, l'a appliqué à l'immeuble. Celui-ci venait en effet d'être vendu à un propriétaire qui disait lui-même l'avoir acheté pour en faire des condos.
Mais sitôt cette autorisation accordée, le conseil d'arrondissement a abrogé le règlement. Histoire de se conformer à l'interdiction de conversion privilégiée par l'administration du maire Gérald Tremblay, dont M. Miranda fait maintenant partie.
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