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Les OGM prolifèrent

Les cultures d'organismes génétiquement modifiés se multiplient: 10,3 millions d'agriculteurs de 22 pays consacrent 102 millions d'hectares aux cultures biotechnologiques
Photo : Agence France-Presse
Les cultures d'organismes génétiquement modifiés se multiplient: 10,3 millions d'agriculteurs de 22 pays consacrent 102 millions d'hectares aux cultures biotechnologiques
Une décennie après avoir fait leur apparition dans les campagnes, les cultures d'organismes génétiquement modifiés (OGM) ont poursuivi encore une fois leur progression l'an dernier un peu partout sur la planète. En 2006, ces semences issues du génie génétique ont été disséminées en effet sur 102 millions d'hectares dans 22 pays, soit l'équivalent de 33 fois la superficie agricole du Québec. La semaine dernière, l'International Service for the Acquisition of Agri-Biotech Applications (ISAAA) a indiqué que 10,3 millions d'agriculteurs — contre 8,5 millions un an plus tôt — sont à l'origine de cette progression de 13 % des surfaces exploitées avec des OGM depuis 2005.

Dans son État mondial des plantes biotechnologiques/GM commercialisées cuvée 2006, cette association — favorable aux OGM et dont le budget de fonctionnement est alimenté à 40 % par l'industrie du génie génétique — se réjouit de cette «adoption rapide des cultures biotechnologiques», qui ont connu l'année dernière «leur deuxième plus grande croissance depuis cinq ans», a expliqué Clive James, président de l'ISAAA, lors d'une conférence de presse téléphonique tenue jeudi dernier. «C'est un vote de confiance des agriculteurs, qui reconnaissent les avantages agricoles, environnementaux, économiques et sociaux des cultures GM.»

Selon ce document, quatre pays sont les principaux responsables de la multiplication de ce type de plantations: les États-Unis, l'Argentine, le Brésil et le Canada, où l'on retrouvait finalement 90 % des champs mis en culture avec des organismes génétiquement modifiés l'an dernier. Notons que de Halifax à Vancouver — en passant par Saint-Hyacinthe —, 0,3 million d'hectares de plus ont été plantés en OGM en 2006, soit une croissance de 5 % par rapport à 2005.

À travers le monde, quatre plantes GM sont principalement exploitées à des fins commerciales, le soya, qui représente 57 % des cultures mondiales d'OGM, le maïs (25 %), le coton (13 %) et le canola (5 %). Le secteur agricole a également succombé à la courge, à la papaye, à la luzerne et au riz issu du génie génétique, mais dans des proportions encore très marginales, indique l'ISAAA.

Au Québec, le maïs et le soya sont principalement utilisés par les agriculteurs, a confirmé Luc Belzile, de la Fédération des producteurs de cultures commerciales, «mais à des niveaux plus bas que la moyenne nord-américaine. Ici, 40 % du soya est génétiquement modifié alors qu'il est question de 90 % des surfaces en Ontario ou aux États-Unis. Et une croissance est difficile à envisager puisque le Québec a réussi dans les dernières années à s'emparer de marchés d'exportation pour du soya non modifié génétiquement».

Pour le moment, 22 États permettent la culture commerciale des OGM sur leur territoire, indique l'association, dont le bilan, le seul à être aussi exhaustif, est considéré comme un document de référence autant par les groupes en faveur des OGM que par ceux qui y sont vertement opposés. À ce nombre s'ajoutent 29 autres pays où l'importation et la consommation humaine et animale de ces organismes ont été autorisées. Et ce n'est qu'un début...

Au regard de son analyse annuelle et des dix années qui viennent de s'écouler, l'ISAAA estime en effet que la superficie d'OGM plantés dans le monde devrait doubler pour atteindre 200 millions d'hectares d'ici 2015. Une vingtaine de nouveaux pays devraient entrer dans la danse, a indiqué M. James. Et «le nombre d'agriculteurs ayant adopté les biotechnologies agricoles pourrait aussi doubler dans la prochaine décennie».

C'est du côté des pays en voie de développement que l'International Service for the Acquisition of Agri-Biotech Application pense que les OGM sont désormais voués à un bel avenir. À cet endroit, en 2006, ce genre de culture a en effet connu une croissance de 21 % par rapport à l'année précédente, révèle le portrait global de l'association. Contre 9 % dans les pays industrialisés.

Le riz GM, actuellement en culture commerciale uniquement en Iran, est par ailleurs considéré comme un «moteur capable d'accélérer la croissance» des OGM dans le monde, en passant par l'Inde, la Chine ou encore le Vietnam, qui, selon M. James, s'intéressent de plus en plus aux productions agricoles biotechnologiques.

«Ce portrait est sans doute biaisé puisqu'il émane d'une association dont les liens avec les promoteurs des biotechnologies sont flagrants», a commenté Anne-Marie Turmel, de l'organisme environnementaliste Les Amis de la terre, section Québec, qui s'oppose depuis des années aux OGM. «Une fois encore, l'ISAAA utilise son bilan pour faire la publicité des OGM. Sur le terrain, le son de cloche est différent. Les consommateurs ne veulent pas de ces plantations et dans plusieurs pays en voie de développement des agriculteurs se regroupent pour s'opposer à la mainmise des géants de l'agro-industrie sur le commerce des semences et pour préserver leur souveraineté alimentaire. Mais ça, l'ISAAA n'en parle pas.»

Selon elle, les avantages des cultures biotechnologiques — moins de travail pour les agriculteurs, moins de pesticides et de meilleurs rendements — seraient d'ailleurs surévalués afin de convaincre de plus en plus de producteurs et de stimuler ainsi artificiellement une croissance dans un monde «où de nombreux marchés se ferment aux OGM», dit-elle.

Depuis 1996, ces organismes ont fait leur apparition dans le monde afin de résister à des virus et à des pesticides, ou encore pour produire leur propre pesticide afin de se protéger contre les insectes et autres parasites.

L'association derrière ce bilan annuel reconnaît toutefois indirectement que ces organismes ne sont pas forcément sans tache, en raison de la résistance à des propriétés pesticides qu'ils peuvent induire chez certains insectes et mauvaises herbes. «Une gestion continue et responsable de ces résistances devra être pratiquée, estime M. James, surtout dans les pays du Sud qui seront les principaux utilisateurs des plantes GM durant la prochaine décennie.»

L'enjeu est sans doute de taille. En 2006, le commerce des plantes génétiquement modifiées a en effet atteint la valeur de 6,15 milliards $US, résume l'ISAAA dans son document. C'est, en valeur, 16 % du marché des pesticides pour cette même année et un cinquième de celui des semences. Le tout pour des plantes qui, au final, n'occupent pour le moment que 2 % à peine des terres agricoles mondiales.
 
 
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  • André Loiseau - Abonné
    25 janvier 2007 11 h 32
    Améliorons la race des légumes!
    À force de nous nourrir d'ogm nous deviendrons aussi, génétiquement modifiés, dès notre naissance, pour l'inconnu ou pour le pire. Les épis grossissent et les profits itou: c'est l'essentiel, toujours.
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  • lise jacques - Abonnée
    25 janvier 2007 12 h 39
    Les OGM NE SONT PAS LA SOLUTION
    Quiconque fait une recherche approfondie sur l'utilisation des OGM réalise que ce que nous disent plusieurs grands scientifiques comme David Suzuki est tout à fait vrai.Les Ogm ne devraient pas etre sur le marché ni dans l'environnement. Les grandes compagnies comme Monsanto ne sont attirés que par des gains financiers et les gouvernements jouent à la roulette russe avec la santé des gens en laissant ces technologies qui n'ont jamais été prouvées inoffensives se répandrent dans notre environnement et dans nos aliments.

    Dr Richard Strohman, biologiste moléculaire de renom mous dit;"Le problème avec les OGM est que souvent cela ne fonctionne pas bien.Quand vous mettez une entité biologique dehors dans l'environnement ou dans un corps humain et que vous n'etes pas complètement certain dans cette affaire, alors votre capacité de créer des dommages est très élevée."

    "Une fois qu'un gene est inséré dans un organisme, il peut causer de multiples effets secondaires. Les procédés utilisés pour mettre ces genes dans les organismes vivants sont extremement imprécis,incontrolés et inexacts. De telles manipulations peuvent causer des mutations qui causent des toxines et des allergenes" John Fagan biologiste moléculaire qui a travaillé plus de 20 ans sur ces recherches et qui a créé The National Institute of Health, afin de continuer la recherche dans ce domaine.

    Dans cet article on nous dit, maheureusement que ces technologies augmentent mais on ne parle pas de tous les pays qui les ont bannis, plusieurs pays dans le monde ont dit non aux OGM. La compagnie Kraft a promis à la Chine de ne pas utiliser d'OGM dans les produits qu'elle exportera.Et nous ici au Québec et au Canada on accepte ce que les autres ne veulent pas comme les papayes génétiquement modifiées produites à Hawai, l'Europe n'en veut pas comme plusieurs pays mais le Canada et le Québec les acceptent.

    Et la majorité des gens ici, n'en veulent pas et veulent l'étiquetage obligatoire, ce que je veux dire c,est que si nous attendons après le gouvernement fédéral pour agir dans ce dossier comme dans bien d'autres on va attendre longtemps

    Et monsieur Charest qui pendant sa campagne électorale a PROMIS l'étiquetage obligatoire!!!
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  • Claude L'Heureux - Abonné
    26 janvier 2007 16 h 53
    L'Organisation des Grands Manipulateurs
    Ce qui me révolte le plus chez ces OGM que sont Mozanto et compagnie c'est qu'ils se présentent comme de grands bienfaiteurs qui ne visent que l'éradiquation de la faim dans le monde alors qu'ils veulent exercer un contrôle complet sur l'utilisation de leurs semences, allant j'usqu'à poursuivre les agriculteurs voisins dont les récoltes ont été contaminées pour leur faire payer les semences OGM! C'est révoltant de voir ces multinationales états-uniennes se vanter de produire en Iran, le pays du mal, et que l'on menace d'attaquer car il est une menace nucléaire! L'on fait bien de nous rappeler que Charest avait promis l'étiquetage: où est Boisclair? Je soupsonne qu'il soit contre.
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  • Nathalie Maynard - Abonnée
    27 janvier 2007 05 h 11
    Une calamité pour la planète ces OGM !
    Allez voir sur le site de la semaine verte, l'épineux problème qu'à l'Argentine, aujourd'hui, avec les OGM ...
    http://www.radio-canada.ca/actualite/v2/semainever
    Aussi,l'exemple Brésilien :

    " La société brésilienne est bombardée tous les jours de fausses nouvelles produites par les lobbies des grandes entreprises multinationales qui veulent nous imposer des semences transgéniques comme si c'était une question de progrès. Ils ne présentent que les supposés avantages et cachent les dangers pour le peuple et pour notre souveraineté nationale et alimentaire.

    D'un côté nous avons les intérêts du profit et le contrôle du monopole des semences par les entreprises multinationales comme Mosanto, Cargill, Bung, Du Pont, Sygenta, Bayer. De l'autre, les intérêts des agriculteurs honnêtes et du peuple brésilien. C'est là la véritable confrontation qui se trame sur la question des OGM.

    Les entreprises et leurs lobbyistes, dans leur ambition de contrôler l'agriculture brésilienne et de détenir le monopole des semences, en particulier du soja, du maïs, du blé, du tournesol et du coton, clament que les OGM sont plus productifs et plus rentables que la semence de leurs concurrents; ce qui est bien sûr, totalement faux!

    Les agriculteurs ont la responsabilité de produire des aliments bons pour la santé, sans risque pour l'ensemble de la population.
    Une variété de maïs transgénique a déjà été retirée du marché aux Etats-Unis à cause des préjudices causés à la santé humaine et animale. Il est aussi prouvé que, étant donnée la nécessité de combiner ces cultures avec l'utilisation intensive de l'agrotoxique Roundup, la vie du sol et de l'environnement seront affectés au fil des années.

    L'entreprise américaine Monsanto gaspille des millions en lobbying, en finançant des campagnes, en payant des voyages de délégations aux Etats-Unis, en faisant de la publicité dans les médias, en nourrissant journalistes et commentateurs seulement pour garantir ses profits.
    Nous espérons que le gouvernement et les parlementaires brésiliens pencheront du côté du peuple et non du côté du capital Américain"
    http://www.globalresearch.ca/articles/STE307A.html

    ''On remarque une augmentation de l'utilisation des herbicides due à l'accroissement de la résistance des mauvaises herbes qui ont intégré les gènes de résistance aux herbicides provenant des plantes transgéniques.''
    * Soil Association : www.soilassociation.org

    Certains se souviennent peut-être aussi du chercheur Écossais M.Putzail, qui faisait des recherches sur les effets des patates transgéniques sur les mammifères (rats). Il avait découvert que le système immunitaire des rats en croissances diminuait d'une façon alarmante en leurs faisant manger ces légumes transgénique, et que leurs organes majeurs (poumon, coeur, foie, cerveau...) ne se développaient pas à maturités! Bien sûr, après avoir divulgué certaines informations ( il n'avait encore seulement parlé que du système immunitaire déficient de ces rats), il a été mis à la porte et on a détruit la totalité de ses études!

    Ensuite, une trentaine de chercheurs ont vérifiés ses recherches et en sont arrivés aux mêmes conclusions!

    Il y a un intéressant documentaire à visionner sur le sujet, produit par l'ONF et réalisé par le cinéaste Carl Parent et la sociologue Louise Vendelac.

    Le pire dans toute cette cochonnerie c'est qu'on subventionne encore ce type d'agriculture! Et il veulent maintenant nous vendre des clones d'animaux de boucherie !

    Un jour il faudra peut-être s'exiler de ce continent, tellement on l'aura rendu malade en gérant mal sa terre.

    Ensuite,
    L'éthanole transgénique;
    Pourquoi choisir des plantes transgéniques comme le maïs pour produire de l'éthanol?

    Pourquoi avoir choisi le maïs, LE PIRE DES CHOIX, pour produire de l'éthanol ?! Alors que le panic érigé est une plante qui peut pousser sur n'importe quelle terre en friche! Un bien meilleur choix de plante que le maïs!

    UQCN (Union Québécoise pour la conservation de la nature) affirme elle aussi que le maïs est probablement le pire choix de plante pour produire de l'éthanol ! " Le maïs est une plante polluante et on en produit déjà en surplus au Canada!!

    Ce mauvais choix de plante, pour produire de l'éthanol, sert d'avantage les producteurs de maïs (transgénique) et de porc que l'environnement! De plus, comme c'est très coûteux à produire et c'est nous qui payons pour ça avec les subventions de l'État!!

    (émission du 27 novembre, sur la production de l'éthanol au Québec).
    http://www.src.ca/actualite/v2/semaineverte/index.
    Et pourquoi ne pas plutôt choisir une plante non polluante, et qui produit beaucoup plus, comme le panic érigé !

    " Le panic érigé (Panicum virgatum L.) est une graminée vivace qui a fait l'objet de recherches dans le contexte québécois (Mehdi et al., 2000) et ontarien (REAP-Canada). Cette plante a diverses utilisations industrielles dont les plus prometteuses sont la fabrication du papier et la production d'éthanol, et c'est un bon combustible compétitif avec les sources conventionnelles d'énergie.

    Le panic érigé a de nombreux avantages d'un point de vue agronomique et environnemental. Elle peut être produite dans les grandes régions de cultures intensives de la province. De plus, ses exigences en matière de fertilisation sont minimes.

    Cette plante vivace pourrait bien devenir une réelle culture alternative pour VRAIMENT aider l'environnement! "

    La Voie Agricole
    Pour + d'info:
    http://www.lavoieagricole.ca/content/imprimer.cfm?

    Nathalie Maynard
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