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Le tueur de Dawson avait d'autres cibles

Kimveer Gill aurait aussi voulu s'attaquer au collège Vanier, à une école secondaire de Laval et à sa propre famille

19 janvier 2007  Actualités en société
Les étudiants et le personnel du collège Dawson n’étaient apparemment pas les seuls dans la mire de Kimveer Gill.
Photo : Annik MH De Carufel
Les étudiants et le personnel du collège Dawson n’étaient apparemment pas les seuls dans la mire de Kimveer Gill.
De nouvelles allégations dévoilées par le Service de police de la Ville de Montréal laissent croire qu'en plus de se livrer à un carnage au collège Dawson le 13 septembre dernier, Kimveer Gill aurait peut-être eu l'intention d'ouvrir le feu au collège Vanier et dans une école secondaire de Laval après avoir tué des membres de sa propre famille.

C'est ce qu'a déclaré mercredi le commandant Richard Dupuis, du SPVM, qui a analysé des plans et itinéraires tracés à la main qui furent trouvés dans la voiture de M. Gill, peu après la fusillade de Dawson qui a coûté la vie à l'étudiante Anastasia de Sousa, en plus de blesser plusieurs autres personnes.

De plus, The Gazette révèle que le plan trouvé dans l'automobile montrait la route menant à l'Université de Montréal, à côté de laquelle étaient inscrits en anglais les mots suivants: «trop gros», ce qui laisse croire que les sombres desseins du tueur à propos de cette institution étaient trop ambitieux.

Le commandant Dupuis signale que ces informations ne mènent qu'à des hypothèses; cependant, les enquêteurs sont certains que Kimveer Gill avait bel et bien l'intention de perpétrer un massacre semblable à celui de l'école secondaire Columbine, qui avait fait 13 morts en 1999 dans l'État américain du Colorado.

D'autre part, les policiers craignaient que Kimveer Gill ait tué ses parents avant de se rendre à Dawson. C'est pourquoi ils ont téléphoné à la maison des parents, à Laval, afin de vérifier s'ils s'y trouvaient, avant d'aller leur annoncer en personne la nouvelle de la mort de leur fils, qui s'est suicidé après sa tuerie. Or, un journaliste venait de leur apprendre par téléphone ce qui s'était passé.

Mercredi, le Globe and Mail révélait que, pendant 40 intenses minutes, la police de Montréal a cru que la tuerie du collège Dawson s'inscrivait dans un complot terroriste, puisque quatre faux incidents impliquant des armes à feu venaient de lui être rapportés au centre-ville, notamment à la Plaza Alexis-Nihon voisine et dans deux hôpitaux.

C'est ce qu'a fait savoir le commandant Mario Plante, directeur adjoint du SPVM. Son évaluation n'est toutefois pas partagée par le commandant Dupuis.

La théorie du commandant Plante avait été nourrie par les défaillances techniques aussi soudaines que multiples des réseaux de téléphonie cellulaire. À cet égard, le SPVM étudierait quelques hypothèses technologiques pour améliorer ses communications, mais il refuse d'en dire davantage.

Le commandant Plante a d'autre part affirmé que le bilan aurait pu être plus lourd au collège Dawson, si la police n'avait pas tiré les leçons de la fusillade de l'École polytechnique en 1989. Les agents sont désormais entraînés à maîtriser le tireur dès leur arrivée plutôt que d'attendre l'intervention de leurs confrères de l'escouade tactique.
 
 
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