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De la distance

Le racisme et la discrimination au Québec peuvent être analysés dans tous les sens, comme on le voit cette semaine. Encore faudrait-il tenir compte du fait que, dans la vraie vie, Québécois de souche et communautés culturelles se côtoient peu. D'où sans doute le grand malaise des enfants d'immigrants, un paradoxe qu'on commence tout juste à documenter.
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  • Diane Jeannotte Tremblay - Abonnée
    17 janvier 2007 05 h 03
    De la distance
    Peut-être qu'on en fait trop? Dans mon désir bien sincère d'être une bonne terre d'accueil, je devrais me conduire normalement avec les gens qui viennent émigrer au Québec. Mais non ne voulant pas qu'ils se sentent rejetés, je multiplie les gentillesses, je pose des questions sur leur culture, leur mode de vie et finalement j'ai l'air de quelqu'un qui en fait trop.

    Quand je suis dans une épicerie je ne les regarde pas trop pour ne pas qu'ils s'imaginent que le les espionne. Si je monte dans un taxi, je m'empresse de jaser avec le conducteur pour lui montrer que je suis bien à l'aise avec lui, que je ne me sens pas menacée. Si j'agissais normalement, c'est-à-dire parler quand j'ai quelque chose à dire, regarder les gens comme je le fait d'habitude, je serais plus détendue et moins encline à exagérer.

    Mon attitude démontrerait ce que je suis en réalité, une québecoise accueillante et désireuse de vivre en harmonie avec tout le monde.
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  • Lapirog - Abonné
    17 janvier 2007 07 h 48
    Ce que souhaite les lecteurs du Globe & Mail vs le Québec.
    Sommes nous appréciés et désirés au Canada?

    La question: serions nous mieux sans le Québec?

    Have you come to believe that Canada would be better off without Quebec?

    Yes

    33259 votes (63%) 33259 votes

    No

    19135 votes (37%) 19135 votes

    Total votes: 52394
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  • Jean-Pierre Audet - Abonné
    17 janvier 2007 10 h 28
    Côtés de la médaille
    La médaille a bien deux côtés. Dans la comparaison établie par madame Boileau entre l'attitude de deux chefs politiques, mon inclinaison va vers le premier ministre du Québec. La modération en effet a bien meilleur goût... et surtout efficacité à long terme. Mais dans certains dossiers, tels celui des Juifs hassidiques, les exagérations ne sont pas du côté des Québécois dits de souche. Ma copine habite la rue Durocher. Sa patience est exemplaire, qui dure depuis des années avec le «priant du pied» qui habite au-dessus d'elle et qui ne veut ni enlever ses souliers à dures semelles ni mettre des tapis. Et ce n'est là qu'un exemple parmi des dizaines d'autres témoignant tous d'un mépris de leur part pour tout ce qui ne porte pas la marque du «peuple élu». Il faudrait bien qu'un jour quelqu'un puisse dire à ces gens que trop c'est trop.
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