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Lettres: Fini les noms composés !

Marie-Christine Ladouceur-Girard - Montréal, le 13 janvier 2007  17 janvier 2007  Actualités en société
Je suis heureuse d'apprendre que la tendance consistant à donner des noms de famille composés aux nouveaux-nés est passée. Il fallait bien qu'on revienne à la raison! Non pas que je sois contre l'égalité des sexes, bien au contraire, mais je pense que parmi les revendications des féministes qui ont fait évoluer la société québécoise, il s'en est glissé quelques-unes dont on ne semble avoir jaugé ni la signification ni l'impact.

Ayant moi-même un prénom composé ainsi que les deux noms de famille de mes parents, je connais bien toutes les conséquences de cette évolution des droits de la femme. Un nom de 29 lettres comme le mien (sans les traits d'union) n'entre sur aucune carte. Ainsi, j'ai plusieurs combinaisons possibles que je dois essayer si je me présente par exemple à la bibliotheque, à la caisse ou à l'hôpital; chaque établissement se contentant de couper mon nom de manière différente. On y inscrit les initiales de mon prénom avec des points, on m'enlève un nom de famille ou un autre. Bref, on massacre mon nom, et avec raison! Même mes parents, qui avaient choisi de donner les deux noms de familles à leur progéniture, ont finalement changé de cap au troisième enfant. Le sens pratique l'a finalement emporté sur la mode qui règnait à l'époque.

Il faut aussi se questionner sur la signification de ce désir de vouloir donner un nom composé aux enfants. Le but n'est-il pas l'égalité entre l'homme et la femme? À mon avis, la maternité de la femme est confirmée par l'apparente réalité de sa grossesse, qui se poursuit dans bien des cas par l'allaitement. Évidemment, on ne peut en dire autant pour l'homme, qui est de par sa nature exclu physiquement de cette relation. [...]

Je suis peut-être traditionnelle, mais je reste convaincue qu'en s'accrochant à vouloir consacrer l'égalité des sexes en attribuant son nom, la femme s'attarde à des détails futiles qui compliquent les choses pour l'avenir et en oublie l'essentiel de la relation mère-enfant: une mère reste une mère, que l'enfant porte son nom ou pas.
 
 
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