Lettres: La prévention d'abord
Paule Blain-Clotteau - Coordonnatrice, Institut de formation d'aide communautaire à l'enfant et à la famille (IFACEF), le 2 octobre 2006
5 octobre 2006
Actualités en société
Lettre à Josée Boileau - C'est avec un certain étonnement que nous avons lu votre éditorial «L'enfant négligé» du 28 septembre 2006.
Nous partageons votre point de vue sur le fait qu'il y a beaucoup de parents négligents, mais la négligence envers les enfants n'est pas qu'un problème de parents, c'est aussi une responsabilité de la société. C'est pourquoi il faut aider les parents à bien faire leur «métier»...
Là où nous avons été bien surpris, c'est en lisant votre conclusion. Vous énoncez en effet ceci: «Il n'y a pas d'école pour les parents, mais certains auraient bien besoin de leçons. Pourquoi ne pas collectivement y penser? Cela aussi fait partie de la santé sociale d'une population.»
Notre école de parents existe depuis 1995. Il s'agit de petits groupes de parents qui se réunissent une fois par mois au domicile d'un d'entre eux. Les parents partagent leurs difficultés et un professionnel les aide à trouver des réponses adaptées à leurs besoins. En utilisant les jeux de rôles, les parents peuvent se mettre «dans la peau de leurs enfants et mieux comprendre» de l'intérieur les attitudes parentales qu'ils utilisent. Ces groupes de parents sont très dynamiques, les pères y participent autant que les mères et on y retrouve le plaisir d'être parent autant que les obligations qui se rattachent à ce rôle.
Malheureusement, les gouvernements successifs ne comprennent pas l'importance de soutenir ce genre d'association. Nous recevons une subvention dérisoire de 4000 $ par an, somme qui n'a pas augmenté depuis huit ans.
Les demandes des parents sont innombrables. Elles proviennent de toutes les régions du Québec et de tous les milieux socioéconomiques. Il y a 450 familles en attente... Nous ne pouvons pas y répondre, faute de moyens financiers, et le gouvernement fait la sourde oreille malgré des études prouvant l'efficacité de la formule.
Nous sommes convaincus que la prévention devrait être l'axe prioritaire de l'action éducative. Y a-t-il quelqu'un au gouvernement qui pourrait comprendre que l'aide aux parents est la clef de voûte de tout le système éducatif des sociétés qui privilégient une politique familiale?
Nous partageons votre point de vue sur le fait qu'il y a beaucoup de parents négligents, mais la négligence envers les enfants n'est pas qu'un problème de parents, c'est aussi une responsabilité de la société. C'est pourquoi il faut aider les parents à bien faire leur «métier»...
Là où nous avons été bien surpris, c'est en lisant votre conclusion. Vous énoncez en effet ceci: «Il n'y a pas d'école pour les parents, mais certains auraient bien besoin de leçons. Pourquoi ne pas collectivement y penser? Cela aussi fait partie de la santé sociale d'une population.»
Notre école de parents existe depuis 1995. Il s'agit de petits groupes de parents qui se réunissent une fois par mois au domicile d'un d'entre eux. Les parents partagent leurs difficultés et un professionnel les aide à trouver des réponses adaptées à leurs besoins. En utilisant les jeux de rôles, les parents peuvent se mettre «dans la peau de leurs enfants et mieux comprendre» de l'intérieur les attitudes parentales qu'ils utilisent. Ces groupes de parents sont très dynamiques, les pères y participent autant que les mères et on y retrouve le plaisir d'être parent autant que les obligations qui se rattachent à ce rôle.
Malheureusement, les gouvernements successifs ne comprennent pas l'importance de soutenir ce genre d'association. Nous recevons une subvention dérisoire de 4000 $ par an, somme qui n'a pas augmenté depuis huit ans.
Les demandes des parents sont innombrables. Elles proviennent de toutes les régions du Québec et de tous les milieux socioéconomiques. Il y a 450 familles en attente... Nous ne pouvons pas y répondre, faute de moyens financiers, et le gouvernement fait la sourde oreille malgré des études prouvant l'efficacité de la formule.
Nous sommes convaincus que la prévention devrait être l'axe prioritaire de l'action éducative. Y a-t-il quelqu'un au gouvernement qui pourrait comprendre que l'aide aux parents est la clef de voûte de tout le système éducatif des sociétés qui privilégient une politique familiale?
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