Lettres: Crachons-nous dans les mains
Un jeune déconnecté, emmuré dans son monde «écranifié», tapi sous sa souris et ses gâchettes, sans amis à part des «internautamis», commet l'innommable.
Thèse: resserrons les contrôles sur les armes, sur Internet, sur le cinéma, sur les institutions. Antithèse: holà! Nous venons à peine de nous défaire du contrôle ecclésiastique, nous n'allons pas refaire un contrôle étatique, fût-il démocratique? Synthèse: prise de conscience. La société est un tout dont chacun des éléments constitue sa santé, sa morbidité. Il appartient à chacun, citoyens, législateurs, producteurs, internautes, d'user de discernement, sans que cela pour autant ne porte atteinte à la liberté d'expression. Ce n'est pas parce que j'ai le droit de parler que je peux dire n'importe quoi. Cela se nomme la responsabilité, qui comprend aussi le devoir de parler et, tant que faire se peut, de dire les bonnes choses aux bonnes personnes. Ce n'est pas parce qu'une société a conquis sa liberté individuelle qu'elle peut négliger sa responsabilité individuelle et son corollaire, sa responsabilité collective. Liberté et responsabilité vont ensemble, personne et collectivité vont ensemble. L'une et l'autre reposent sur l'une sur l'autre. Crachons-nous dans les mains. De «la belle ouvrage» nous attend.
Thèse: resserrons les contrôles sur les armes, sur Internet, sur le cinéma, sur les institutions. Antithèse: holà! Nous venons à peine de nous défaire du contrôle ecclésiastique, nous n'allons pas refaire un contrôle étatique, fût-il démocratique? Synthèse: prise de conscience. La société est un tout dont chacun des éléments constitue sa santé, sa morbidité. Il appartient à chacun, citoyens, législateurs, producteurs, internautes, d'user de discernement, sans que cela pour autant ne porte atteinte à la liberté d'expression. Ce n'est pas parce que j'ai le droit de parler que je peux dire n'importe quoi. Cela se nomme la responsabilité, qui comprend aussi le devoir de parler et, tant que faire se peut, de dire les bonnes choses aux bonnes personnes. Ce n'est pas parce qu'une société a conquis sa liberté individuelle qu'elle peut négliger sa responsabilité individuelle et son corollaire, sa responsabilité collective. Liberté et responsabilité vont ensemble, personne et collectivité vont ensemble. L'une et l'autre reposent sur l'une sur l'autre. Crachons-nous dans les mains. De «la belle ouvrage» nous attend.
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page

