Lettres: STM : une nécessité pour certains
Le gouvernement Charest a annoncé un investissement de 130 millions dans les transports en commun. L'objectif: accroître l'achalandage. Le hic, c'est que les villes devront investir autant. Pour ce faire, Montréal n'écarte pas le recours à une autre augmentation de tarifs des transports en commun. Pourtant, lors d'une des dernières hausses, la STM a enregistré une diminution de cinq millions de déplacements en un an. Chaque hausse provoque une baisse de l'achalandage, et ce, particulièrement chez les personnes qui en dépendent.
En 1980, année de sa création, le coût de la carte autobus-métro (CAM) s'établissait à 12,5 % du revenu d'une semaine de travail (35 heures) au salaire minimum. En janvier 2006, elle en représentait 24 %.
Qu'est-ce qui peut donc justifier que malgré l'impact négatif sur l'utilisation des transports en commun, notamment chez les personnes à faible revenu, l'augmentation du tarif soit encore envisagée par la STM?
L'idée ici ne consiste pas tant à accroître l'achalandage mais bien, selon le gouvernement, à concurrencer l'utilisation de la voiture, d'où une politique principalement axée sur la classe moyenne. Est-ce à dire que, pour inciter les automobilistes à choisir les transports en commun, la STM serait prête à augmenter ses tarifs jusqu'à en exclure les citoyens qui n'ont pas les moyens d'acheter une voiture?
Eh bien, c'est fort possible: après tout, vous êtes-vous déjà demandé à qui s'adressent les publicités d'automobiles dans le métro?
En 1980, année de sa création, le coût de la carte autobus-métro (CAM) s'établissait à 12,5 % du revenu d'une semaine de travail (35 heures) au salaire minimum. En janvier 2006, elle en représentait 24 %.
Qu'est-ce qui peut donc justifier que malgré l'impact négatif sur l'utilisation des transports en commun, notamment chez les personnes à faible revenu, l'augmentation du tarif soit encore envisagée par la STM?
L'idée ici ne consiste pas tant à accroître l'achalandage mais bien, selon le gouvernement, à concurrencer l'utilisation de la voiture, d'où une politique principalement axée sur la classe moyenne. Est-ce à dire que, pour inciter les automobilistes à choisir les transports en commun, la STM serait prête à augmenter ses tarifs jusqu'à en exclure les citoyens qui n'ont pas les moyens d'acheter une voiture?
Eh bien, c'est fort possible: après tout, vous êtes-vous déjà demandé à qui s'adressent les publicités d'automobiles dans le métro?
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