La qualité reconnue
Collection printemps-été 2006 de Denis Gagnon.
Montréal fête: la ville ne vient-elle point de recevoir une récompense de haut niveau? L'UNESCO intègre en effet la métropole québécoise dans son réseau des villes créatives où, par son activité en design, elle rejoint Berlin et Buenos Aires. Il y a deux ans déjà, la ville avait aussi été choisie, devant Turin et la capitale catalane entre autres, pour accueillir le siège social de l'Alliance internationale du design.
De bonne nouvelles donc en ce Mois du design, et en cette semaine en plus, au moment où l'Institut de design Montréal remet ses prix. Et là, le travail d'un Michel Robichaud, plus de 40 années après le lancement de sa première collection, fait l'objet d'une autre reconnaissance publique. Il en va de même pour une Ginette Gadoury, elle qui a voulu donner un «coup de pouce» aux créateurs d'ici, comme pour cet Office national du film qui croit que les images de qualité doivent déborder les écrans.
Même quand on regarde les différents lauréats, dans un parcours qui fait le tour des catégories, on découvre qu'il est possible de parler d'un design québécois: Cardinal Hardy est une firme d'architectes reconnue, tout comme Big City, eux qui parsèment le paysage de leurs innovations. Et Jodoin Lamarre et associés n'en sont pas non plus à leurs premières armes. En fait, dans tous les secteurs, les lauréats ont des noms autant connus à l'extérieur de leur domaine de spécialisation qu'à l'intérieur de leur discipline.
Une grande cuvée donc que celle qui en 2006 récompense le travail de ces créateurs qui ont souvent fait cavalier seul, sans soutien réel. Mais cela changerait.
Nouveau visage
Après des années où qui prévoyait un grand ensemble — industriel, commercial ou de services — pensait à une formule à rabais (le préfabriqué devenait ainsi une norme architecturale), un coup de barre a été donné. Il faut se promener dans le Quartier international, visiter la cour intérieure du nouveau complexe de l'UQAM sur Sherbrooke, pénétrer à l'intérieur du pavillon des HEC ou retourner à Pointe-à-Callière pour devoir admettre que la qualité a beaucoup de «qualités».
C'est ce Montréal sans doute que les gens de l'UNESCO ont voulu inscrire dans la mémoire. Mais il faut encore plus pour que des aménagements de même qualité aient lieu dans tous les quartiers. Pour cela, une politique du design s'impose. Et elle aiderait à soutenir ce qui se passe ailleurs: à Sherbrooke, ville qui court le risque de repenser son centre-ville, ou Rimouski, qui prend le virage culturel. Et si Québec embarquait: la capitale à l'occasion de son quadruple centenaire, et la province aussi, elle qui se cherche des projets d'avenir.
Pourquoi ne pas rêver?
De bonne nouvelles donc en ce Mois du design, et en cette semaine en plus, au moment où l'Institut de design Montréal remet ses prix. Et là, le travail d'un Michel Robichaud, plus de 40 années après le lancement de sa première collection, fait l'objet d'une autre reconnaissance publique. Il en va de même pour une Ginette Gadoury, elle qui a voulu donner un «coup de pouce» aux créateurs d'ici, comme pour cet Office national du film qui croit que les images de qualité doivent déborder les écrans.
Même quand on regarde les différents lauréats, dans un parcours qui fait le tour des catégories, on découvre qu'il est possible de parler d'un design québécois: Cardinal Hardy est une firme d'architectes reconnue, tout comme Big City, eux qui parsèment le paysage de leurs innovations. Et Jodoin Lamarre et associés n'en sont pas non plus à leurs premières armes. En fait, dans tous les secteurs, les lauréats ont des noms autant connus à l'extérieur de leur domaine de spécialisation qu'à l'intérieur de leur discipline.
Une grande cuvée donc que celle qui en 2006 récompense le travail de ces créateurs qui ont souvent fait cavalier seul, sans soutien réel. Mais cela changerait.
Nouveau visage
Après des années où qui prévoyait un grand ensemble — industriel, commercial ou de services — pensait à une formule à rabais (le préfabriqué devenait ainsi une norme architecturale), un coup de barre a été donné. Il faut se promener dans le Quartier international, visiter la cour intérieure du nouveau complexe de l'UQAM sur Sherbrooke, pénétrer à l'intérieur du pavillon des HEC ou retourner à Pointe-à-Callière pour devoir admettre que la qualité a beaucoup de «qualités».
C'est ce Montréal sans doute que les gens de l'UNESCO ont voulu inscrire dans la mémoire. Mais il faut encore plus pour que des aménagements de même qualité aient lieu dans tous les quartiers. Pour cela, une politique du design s'impose. Et elle aiderait à soutenir ce qui se passe ailleurs: à Sherbrooke, ville qui court le risque de repenser son centre-ville, ou Rimouski, qui prend le virage culturel. Et si Québec embarquait: la capitale à l'occasion de son quadruple centenaire, et la province aussi, elle qui se cherche des projets d'avenir.
Pourquoi ne pas rêver?
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page



