Visite officielle à Paris - Gérald Tremblay séduit par les tramways parisiens
«Le tramway parisien est un modèle pour nous car, en plus d'être écologique, il est économique»
Photo : Agence France-Presse
Le futur T3, qui circulera au sud de Paris à partir de décembre prochain, sera le tramway électrique le plus fréquenté d’Europe avec au moins 100 000 voyageurs par jour.
À retenir
Paris — À l'occasion de sa première visite officielle à Paris, le maire de Montréal a manifesté son admiration pour la politique de son homologue parisien qui favorise fortement les transports en commun et notamment la construction de nouvelles lignes de tramway.
Gérald Tremblay a tenu à appuyer de toutes ses forces les efforts déployés par Bertrand Delanoë pour redonner plus d'espace public aux piétons et aux cyclistes. «Il y a des initiatives exemplaires avec des résultats concrets qui ont été prises à Paris», dit-il.
Le maire de Montréal se passionne tout particulièrement pour les tramways qui ceintureront bientôt la capitale, sur les anciens boulevards des Maréchaux, et dont la première ligne, de 8 km, sera inaugurée dès 2006.
«En 1952, les tramways ont disparu à Montréal, dit Gérald Tremblay. Quand on regarde ce qui se passe dans les grandes villes européennes et nord-américaines où l'on assiste à un retour du tramway. [...] il y a de quoi être un peu nostalgique du passé.»
Selon le maire, Montréal ne doit pas hésiter à s'inspirer de l'expérience parisienne. «Le tramway parisien est un modèle pour nous car, en plus d'être écologique, il est économique, a-t-il déclaré au quotidien Le Parisien. Son coût d'exploitation ne nous coûterait que 50 millions de dollars par kilomètre, moitié moins que le métro.» Le maire cite aussi le tramway de Montpellier qui est aujourd'hui plébiscité par les commerçants de la ville.
Gérald Tremblay avoue être venu chercher à Paris une «inspiration» afin de faire avancer le projet de La Société du Havre qui propose de relier par tramway le bassin Peel au métro. Il rappelle aussi les projets de relier la gare Jean-Talon au Vieux-Montréal, par l'avenue du Parc, et le centre-ville au bout de l'île, par la rue Notre-Dame. Gérald Tremblay a déjà rencontré Denis Baupin, adjoint aux transports, et visitera mercredi la «mission tramway» responsable des nouvelles lignes en construction.
Les bons mots du maire de Montréal, qui se déclare «solidaire» du maire de Paris, étaient particulièrement bienvenus au moment où Bertrand Delanoë essuie des critiques acerbes des automobilistes pour les nombreux travaux de construction qui encombrent la capitale. «C'est normal qu'on ait des critiques quand on pose des gestes visionnaires», dit Gérald Tremblay.
Depuis quelques années, le maire de Paris a en effet entrepris de faire systématiquement baisser l'espace réservé à la voiture. «70 % des Parisiens et 60 % des habitants de banlieue circulent en transports en commun, dit-il. Or, quand je suis devenu maire, 96 % de la voirie était consacrée aux voitures.»
Outre les nouvelles lignes de tramway, 17 des 59 lignes de bus de Paris seront bientôt en voies réservées. Le maire envisage aussi de débarrasser les quais de la Seine des voies rapides qui y ont été aménagées et de relier par tramway les gares parisiennes entre elles. Depuis quatre ans, les dernières places de stationnement gratuites ont été supprimées, et la circulation automobile a baissé de 14 %. Selon un sondage du Nouvel Observateur, 69 % des Parisiens se déclarent favorables au tramway.
Mercredi, Gérald Tremblay défendra les avantages économiques de Montréal devant la Chambre de commerce et d'industrie de Paris. Avec des responsables du milieu hospitalier, il doit aussi visiter le projet Biopark qui regroupe autour d'un hôpital universitaire des entreprises des secteurs de la santé et des techniques biologiques, dans le quartier Tolbiac sur la rive gauche de la Seine. Le maire a de plus visité la cité universitaire qui accueille 17 000 étudiants étrangers chaque année.
«On va signer des ententes avec des projets concrets», a-t-il conclu sans préciser par ailleurs quelles ententes précises il signerait dans les jours qui viennent.
Correspondant du Devoir à Paris
Gérald Tremblay a tenu à appuyer de toutes ses forces les efforts déployés par Bertrand Delanoë pour redonner plus d'espace public aux piétons et aux cyclistes. «Il y a des initiatives exemplaires avec des résultats concrets qui ont été prises à Paris», dit-il.
Le maire de Montréal se passionne tout particulièrement pour les tramways qui ceintureront bientôt la capitale, sur les anciens boulevards des Maréchaux, et dont la première ligne, de 8 km, sera inaugurée dès 2006.
«En 1952, les tramways ont disparu à Montréal, dit Gérald Tremblay. Quand on regarde ce qui se passe dans les grandes villes européennes et nord-américaines où l'on assiste à un retour du tramway. [...] il y a de quoi être un peu nostalgique du passé.»
Selon le maire, Montréal ne doit pas hésiter à s'inspirer de l'expérience parisienne. «Le tramway parisien est un modèle pour nous car, en plus d'être écologique, il est économique, a-t-il déclaré au quotidien Le Parisien. Son coût d'exploitation ne nous coûterait que 50 millions de dollars par kilomètre, moitié moins que le métro.» Le maire cite aussi le tramway de Montpellier qui est aujourd'hui plébiscité par les commerçants de la ville.
Gérald Tremblay avoue être venu chercher à Paris une «inspiration» afin de faire avancer le projet de La Société du Havre qui propose de relier par tramway le bassin Peel au métro. Il rappelle aussi les projets de relier la gare Jean-Talon au Vieux-Montréal, par l'avenue du Parc, et le centre-ville au bout de l'île, par la rue Notre-Dame. Gérald Tremblay a déjà rencontré Denis Baupin, adjoint aux transports, et visitera mercredi la «mission tramway» responsable des nouvelles lignes en construction.
Les bons mots du maire de Montréal, qui se déclare «solidaire» du maire de Paris, étaient particulièrement bienvenus au moment où Bertrand Delanoë essuie des critiques acerbes des automobilistes pour les nombreux travaux de construction qui encombrent la capitale. «C'est normal qu'on ait des critiques quand on pose des gestes visionnaires», dit Gérald Tremblay.
Depuis quelques années, le maire de Paris a en effet entrepris de faire systématiquement baisser l'espace réservé à la voiture. «70 % des Parisiens et 60 % des habitants de banlieue circulent en transports en commun, dit-il. Or, quand je suis devenu maire, 96 % de la voirie était consacrée aux voitures.»
Outre les nouvelles lignes de tramway, 17 des 59 lignes de bus de Paris seront bientôt en voies réservées. Le maire envisage aussi de débarrasser les quais de la Seine des voies rapides qui y ont été aménagées et de relier par tramway les gares parisiennes entre elles. Depuis quatre ans, les dernières places de stationnement gratuites ont été supprimées, et la circulation automobile a baissé de 14 %. Selon un sondage du Nouvel Observateur, 69 % des Parisiens se déclarent favorables au tramway.
Mercredi, Gérald Tremblay défendra les avantages économiques de Montréal devant la Chambre de commerce et d'industrie de Paris. Avec des responsables du milieu hospitalier, il doit aussi visiter le projet Biopark qui regroupe autour d'un hôpital universitaire des entreprises des secteurs de la santé et des techniques biologiques, dans le quartier Tolbiac sur la rive gauche de la Seine. Le maire a de plus visité la cité universitaire qui accueille 17 000 étudiants étrangers chaque année.
«On va signer des ententes avec des projets concrets», a-t-il conclu sans préciser par ailleurs quelles ententes précises il signerait dans les jours qui viennent.
Correspondant du Devoir à Paris
|
Édition abonné
La version longue de certains articles (environ 1 article sur 5) est réservée aux abonnés du Devoir. Ils sont signalés par le symbole suivant :
|
Envoyer Fermer
Haut de la page


