Pologne - Au moins 66 morts dans l'effondrement du toit d'un centre d'exposition
Photo : Agence Reuters
Quelque 1300 pompiers, policiers et autres sauveteurs étaient mobilisés hier pour retrouver les corps des disparus dans les ruines du centre d’exposition dont le toit s’est effondré samedi à Katowice, dans le sud de la Pologne.
Katowice — Les secours ont renoncé hier à rechercher des rescapés dans les ruines du centre d'exposition dont le toit s'est effondré samedi à Katowice, dans le sud de la Pologne. Un deuil national de trois jours a été décrété après cette catastrophe qui a fait au moins 66 morts et 160 blessés, selon les autorités.
Un porte-parole du gouvernement régional de Silésie, Krzysztof Mejer, a déclaré qu'un Belge et un Tchèque avaient péri et que 13 étrangers figuraient parmi les blessés.
Le porte-parole de la police Janusz Jonczyk a affirmé que 51 corps, dont ceux de sept ressortissants de Belgique, de Slovaquie, de République tchèque et d'Allemagne, avaient été identifiés. Un autre porte-parole, Arkadiusz Szweda, a précisé qu'il y avait deux Slovaques, deux Tchèques, un Néerlandais, un Belge et un Allemand.
De nombreux étrangers étaient présents sur les lieux en raison d'une foire internationale de pigeons voyageurs, Pigeon 2006. Un demi-millier de personnes se trouvaient dans la halle quand le toit s'est écroulé, sous le poids de la neige, selon la police, ce que conteste l'avocat représentant la société propriétaire, Me Grzegorz Slyszyk. D'après lui, la neige était régulièrement balayée.
«Il y a une faible possibilité que des gens soient encore bloqués sous les décombres», a estimé hier après-midi le chef des pompiers de Katowice, Kazimierz Krzowski, après plus de vingt heures de recherches et alors que la température était tombée à - 17 °C pendant la nuit. Alors que les sauveteurs avaient jusque-là utilisé un outillage léger pour dégager les victimes de l'enchevêtrement de métal et de poteaux, des machines lourdes ont été appelées pour sécuriser les lieux car «les parties de la structure qui ne sont pas au sol représentent une menace», a expliqué Kazimierz Krzowski.
Après l'effondrement, certaines personnes coincées sous les décombres ont appelé des proches ou les secours par téléphone portable. À l'intérieur du bâtiment hier, près de l'entrée, se trouvaient des cages écrasées, tandis que des dizaines de pigeons marron ou blancs étaient perchés sur les gravats. Quelque 1300 pompiers, policiers et autres sauveteurs étaient mobilisés.
Piégés
Selon des rescapés, seules deux des sorties de secours du centre étaient ouvertes et les visiteurs se sont retrouvés piégés. L'un d'eux, Franciszek Kowal, se trouvait dans le centre d'exposition, une vaste construction de 10 000 m2, lorsqu'il a vu le toit commencer à se tordre. Il a réussi à gagner une terrasse et à s'échapper. «Les gens tentaient de briser des vitres pour sortir. Ils frappaient les carreaux avec des chaises mais les fenêtres étaient incassables. Une vitre s'est finalement brisée et ils ont commencé à sortir», a-t-il expliqué à l'Associated Press. Me Slyszyk a déclaré ne rien savoir de la question des issues de secours.
«J'ai entendu un bruit sec, comme si on brisait des allumettes, et le toit est tombé sur tout le monde. J'ai alors entendu un hurlement incroyable et j'ai tenté de m'enfuir comme tous les autres», a déclaré une femme sur son lit d'hôpital, interrogée par TVN24. «Quelque chose est tombé sur moi, je me suis retournée, quelqu'un m'a marché dessus, mais j'ai réussi à sortir, sur les genoux.»
Le premier ministre polonais Kazimierz Marcinkiewicz s'est joint aux centaines de personnes rassemblées hier dans la cathédrale du Christ Roi à Katowice pour une messe en hommage aux victimes. Le président Lech Kaczynski a décrété un deuil national qui doit durer jusqu'à mercredi. «C'est la plus grande tragédie de la troisième république polonaise», a-t-il déclaré.
Un porte-parole du gouvernement régional de Silésie, Krzysztof Mejer, a déclaré qu'un Belge et un Tchèque avaient péri et que 13 étrangers figuraient parmi les blessés.
Le porte-parole de la police Janusz Jonczyk a affirmé que 51 corps, dont ceux de sept ressortissants de Belgique, de Slovaquie, de République tchèque et d'Allemagne, avaient été identifiés. Un autre porte-parole, Arkadiusz Szweda, a précisé qu'il y avait deux Slovaques, deux Tchèques, un Néerlandais, un Belge et un Allemand.
De nombreux étrangers étaient présents sur les lieux en raison d'une foire internationale de pigeons voyageurs, Pigeon 2006. Un demi-millier de personnes se trouvaient dans la halle quand le toit s'est écroulé, sous le poids de la neige, selon la police, ce que conteste l'avocat représentant la société propriétaire, Me Grzegorz Slyszyk. D'après lui, la neige était régulièrement balayée.
«Il y a une faible possibilité que des gens soient encore bloqués sous les décombres», a estimé hier après-midi le chef des pompiers de Katowice, Kazimierz Krzowski, après plus de vingt heures de recherches et alors que la température était tombée à - 17 °C pendant la nuit. Alors que les sauveteurs avaient jusque-là utilisé un outillage léger pour dégager les victimes de l'enchevêtrement de métal et de poteaux, des machines lourdes ont été appelées pour sécuriser les lieux car «les parties de la structure qui ne sont pas au sol représentent une menace», a expliqué Kazimierz Krzowski.
Après l'effondrement, certaines personnes coincées sous les décombres ont appelé des proches ou les secours par téléphone portable. À l'intérieur du bâtiment hier, près de l'entrée, se trouvaient des cages écrasées, tandis que des dizaines de pigeons marron ou blancs étaient perchés sur les gravats. Quelque 1300 pompiers, policiers et autres sauveteurs étaient mobilisés.
Piégés
Selon des rescapés, seules deux des sorties de secours du centre étaient ouvertes et les visiteurs se sont retrouvés piégés. L'un d'eux, Franciszek Kowal, se trouvait dans le centre d'exposition, une vaste construction de 10 000 m2, lorsqu'il a vu le toit commencer à se tordre. Il a réussi à gagner une terrasse et à s'échapper. «Les gens tentaient de briser des vitres pour sortir. Ils frappaient les carreaux avec des chaises mais les fenêtres étaient incassables. Une vitre s'est finalement brisée et ils ont commencé à sortir», a-t-il expliqué à l'Associated Press. Me Slyszyk a déclaré ne rien savoir de la question des issues de secours.
«J'ai entendu un bruit sec, comme si on brisait des allumettes, et le toit est tombé sur tout le monde. J'ai alors entendu un hurlement incroyable et j'ai tenté de m'enfuir comme tous les autres», a déclaré une femme sur son lit d'hôpital, interrogée par TVN24. «Quelque chose est tombé sur moi, je me suis retournée, quelqu'un m'a marché dessus, mais j'ai réussi à sortir, sur les genoux.»
Le premier ministre polonais Kazimierz Marcinkiewicz s'est joint aux centaines de personnes rassemblées hier dans la cathédrale du Christ Roi à Katowice pour une messe en hommage aux victimes. Le président Lech Kaczynski a décrété un deuil national qui doit durer jusqu'à mercredi. «C'est la plus grande tragédie de la troisième république polonaise», a-t-il déclaré.
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