CPE: la CSN accuse la ministre Théberge de mauvaise foi
Les travailleuses des Centres de la petite enfance (CPE) font les frais de la mauvaise foi du gouvernement Charest, a dénoncé hier Claudette Carbonneau, présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN). Non seulement les pourparlers tournent en rond, mais Québec fait tout pour éviter la négociation, a accusé Mme Carbonneau.
«D'un côté, lorsque la ministre [de la Famille Carole] Théberge parle devant les journalistes, c'est l'ouverture, l'appel à négocier. De l'autre, un seul mandat à ses représentants: s'assurer de faire du surplace», s'indigne Mme Carbonneau. La CSN comprend d'autant moins l'attitude de la ministre qu'il ne lui reste que deux questions à résoudre: l'équité salariale et l'harmonisation des avantages sociaux.
La CSN s'est en effet engagée en octobre à soumettre aux travailleuses des CPE une entente de principe globale dont les paramètres généraux, y compris la question des salaires, seraient ceux obtenus par le secteur public en échange d'une intensification des négociations sur ces deux points.
Le hic, c'est que Québec semble vouloir mettre les demandes des CPE et des secteurs public et parapublic dans le même panier, une tactique qui choque profondément Mme Carbonneau. «Ce ne sont pas les mêmes lois, pas les mêmes négociations. Ce n'est même pas les mêmes employeurs, ça n'a rien à voir avec les négociations du système public. Je trouve cela très méprisant de la part du gouvernement.»
Aujourd'hui, Mme Carbonneau se félicite d'avoir gardé dans sa manche une carte importante. L'entente intervenue en octobre avec la ministre ne sera en effet soumise à ses membres que dans le cadre d'une entente globale. Si elle ne vient pas rapidement, des actions pourraient être entreprises.
Le 20 décembre prochain, les instances syndicales regroupant tous les délégués de CPE se rencontreront afin de renouveler le plan d'action. Au retour des Fêtes, des assemblées générales seront convoquées. «Je ne peux préjuger de ce qu'on recommandera comme moyens de pression, mais si on me demande ce que mérite le gouvernement, c'est sûr que je répondrai que ce seraient des moyens très durs», a dit hier Mme Carbonneau.
Charest au secours de Théberge
Il n'y a pas que la CSN qui commence à s'impatienter de la conduite de la ministre de la Famille, Carole Théberge. Celle-ci fait l'objet de tirs groupés depuis plusieurs semaines en raison de sa réforme de la loi 124 sur la restructuration des services de garde.
Samedi, le premier ministre Jean Charest a tenu à réitérer sa confiance en Mme Théberge. «J'ai tout à fait confiance en Carole Théberge et hier [vendredi], ce que les gens ont vu, c'est ce qu'il y a de plus humain. Les hommes et les femmes politiques, ce sont des êtres humains d'abord et avant tout.» Vendredi, la ministre s'était levée pour répondre à une question à l'Assemblée nationale, mais elle n'avait pu conclure et avait étouffé un sanglot.
Selon Mme Carbonneau, l'opposition n'est pas à blâmer pour cette attaque. Elle a rappelé que la ministre avait induit l'Assemblée nationale en erreur en disant qu'elle n'avait pas rencontré un lobbyiste qui faisait la promotion du secteur privé.
Attendue avant Noël, l'adoption du projet de loi sur les services de garde est désormais incertaine. Samedi, Jean Charest s'est fait évasif sur ce point, précisant qu'il ne pouvait pas confirmer si son gouvernement allait pouvoir ou non adopter le projet de loi à la date prévue.
Avec la Presse canadienne
«D'un côté, lorsque la ministre [de la Famille Carole] Théberge parle devant les journalistes, c'est l'ouverture, l'appel à négocier. De l'autre, un seul mandat à ses représentants: s'assurer de faire du surplace», s'indigne Mme Carbonneau. La CSN comprend d'autant moins l'attitude de la ministre qu'il ne lui reste que deux questions à résoudre: l'équité salariale et l'harmonisation des avantages sociaux.
La CSN s'est en effet engagée en octobre à soumettre aux travailleuses des CPE une entente de principe globale dont les paramètres généraux, y compris la question des salaires, seraient ceux obtenus par le secteur public en échange d'une intensification des négociations sur ces deux points.
Le hic, c'est que Québec semble vouloir mettre les demandes des CPE et des secteurs public et parapublic dans le même panier, une tactique qui choque profondément Mme Carbonneau. «Ce ne sont pas les mêmes lois, pas les mêmes négociations. Ce n'est même pas les mêmes employeurs, ça n'a rien à voir avec les négociations du système public. Je trouve cela très méprisant de la part du gouvernement.»
Aujourd'hui, Mme Carbonneau se félicite d'avoir gardé dans sa manche une carte importante. L'entente intervenue en octobre avec la ministre ne sera en effet soumise à ses membres que dans le cadre d'une entente globale. Si elle ne vient pas rapidement, des actions pourraient être entreprises.
Le 20 décembre prochain, les instances syndicales regroupant tous les délégués de CPE se rencontreront afin de renouveler le plan d'action. Au retour des Fêtes, des assemblées générales seront convoquées. «Je ne peux préjuger de ce qu'on recommandera comme moyens de pression, mais si on me demande ce que mérite le gouvernement, c'est sûr que je répondrai que ce seraient des moyens très durs», a dit hier Mme Carbonneau.
Charest au secours de Théberge
Il n'y a pas que la CSN qui commence à s'impatienter de la conduite de la ministre de la Famille, Carole Théberge. Celle-ci fait l'objet de tirs groupés depuis plusieurs semaines en raison de sa réforme de la loi 124 sur la restructuration des services de garde.
Samedi, le premier ministre Jean Charest a tenu à réitérer sa confiance en Mme Théberge. «J'ai tout à fait confiance en Carole Théberge et hier [vendredi], ce que les gens ont vu, c'est ce qu'il y a de plus humain. Les hommes et les femmes politiques, ce sont des êtres humains d'abord et avant tout.» Vendredi, la ministre s'était levée pour répondre à une question à l'Assemblée nationale, mais elle n'avait pu conclure et avait étouffé un sanglot.
Selon Mme Carbonneau, l'opposition n'est pas à blâmer pour cette attaque. Elle a rappelé que la ministre avait induit l'Assemblée nationale en erreur en disant qu'elle n'avait pas rencontré un lobbyiste qui faisait la promotion du secteur privé.
Attendue avant Noël, l'adoption du projet de loi sur les services de garde est désormais incertaine. Samedi, Jean Charest s'est fait évasif sur ce point, précisant qu'il ne pouvait pas confirmer si son gouvernement allait pouvoir ou non adopter le projet de loi à la date prévue.
Avec la Presse canadienne
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