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D'ex-ministres péquistes rendent hommage à Corinne Côté-Lévesque

31 octobre 2005  Société
Québec — Plusieurs ex-ministres du cabinet de René Lévesque de même que des candidats à la direction du Parti québécois ont rendu un dernier hommage samedi à la conjointe de l'ancien premier ministre, Corinne Côté-Lévesque, décédée d'un cancer de la gorge.

Marc-André Bédard, Claude Morin, Yves Duhaime, Jean Garon, Jacques Parizeau, Claude Charron, Louise Harel et Denis de Belleval ont tour à tour défilé sur le parvis de l'église du Très-Saint-Sacrement de Québec, de même que plusieurs aspirants à la direction du parti tels que Pauline Marois, Richard Legendre, André Boisclair et Louis Bernard, à qui la dernière épouse de René Lévesque avait récemment accordé son appui.

Par ailleurs, le chef du Bloc québécois, Gilles Duceppe, a laissé de côté le congrès du parti qui se déroule actuellement à Montréal pour assister aussi aux funérailles.

Le ministre des Transports et ministre responsable de la région de Québec dans le cabinet Charest, Michel Després, a lui aussi abandonné temporairement la réunion de son parti à Québec pour représenter le gouvernement.

Dans un concert d'éloges, tout le monde s'est entendu pour souligner l'influence discrète mais marquante que Corinne Côté-Lévesque avait sur son époux et, par le fait même, sur le gouvernement Lévesque et sur l'ensemble du Québec.

Au «Kyrie» du Requiem de Mozart qui avait retenti dans la basilique de Québec lors des funérailles de René Lévesque, il y a 17 ans, la famille Côté a préféré celui de Gabriel Fauré pour souligner le départ de celle qui fut son épouse pendant 20 ans.

Témoignage

À la fin de la cérémonie sobre mais émouvante, une amie de Corinne Côté-Lévesque, Martine Tremblay, a rendu un hommage bien senti à à celle dont l'influence auprès de René Lévesque a été bien souvent déterminante.

C'est ainsi qu'on a appris qu'à titre de commissaire à la Commission canadienne de l'immigration et du statut de réfugié, Corinne Côté Lévesque avait accordé le statut de réfugié à une femme africaine qui fuyait son pays pour éviter l'excision à sa fille.

Discrète mais déterminée, Corinne-Côté-Lévesque a été décrite par son amie comme une personne «fuyant les mondanités, une casanière préférant l'ombre, mais qui attirait tous les regards lorsqu'elle en sortait».

Affichant une dignité naturelle, sans une once de prétention, a décrit Mme Tremblay, Corinne Côté-Lévesque avait un côté épicurien qui lui permettait de profiter des choses de la vie. «Autant elle paraissait fragile, autant elle pouvait être forte, et elle l'a été jusque dans les derniers jours.»

À l'issue de la cérémonie, les cendres de Corinne Côté-Lévesque ont été inhumées au cimetière Saint-Michel de Sillery aux côtés de son mari.






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