Charest et Pataki veulent relancer le TGV entre Montréal et New York
6 octobre 2005
Société
Albany, New York — Faire le trajet Montréal-New York par train en quatre heures au lieu de dix pourrait devenir réalité dès 2008 s'il n'en tient qu'au premier ministre Jean Charest.
M. Charest et le gouverneur de l'État de New York, George Pataki, ont convenu hier, dans le cadre du troisième Sommet Québec-New York, de relancer le projet d'un train haute vitesse pour relier les centres-villes de New York et de Montréal.
Le transport ferroviaire étant de compétence fédérale, M. Charest entend dans un premier temps tenter de «gagner l'adhésion du gouvernement fédéral», qui aurait aussi à assumer une bonne partie de la facture.
Le dossier du train haute vitesse semble avoir évolué, lui aussi, à haute vitesse. Mardi, à son arrivée à Albany, M. Charest avait parlé de cette idée comme d'un «beau rêve», sans plus. Hier, après sa rencontre avec le gouverneur Pataki — chez qui il avait passé la nuit —, le beau rêve s'était mué en «projet» à réaliser à court terme.
Pour donner à cette initiative toutes les chances de succès, le gouverneur Pataki a lui aussi indiqué qu'il souhaitait solliciter la participation financière des autorités fédérales de son pays. Il a d'ailleurs fait remarquer que le président américain George W. Bush a récemment manifesté son intention d'investir dix milliards de dollars dans les transports en commun.
Avec les médias, puis devant le parterre de gens d'affaires participant au sommet, les deux hommes — qui ont multiplié les témoignages d'amitié — ont paru très enthousiastes à l'idée de bâtir ce nouveau lien ferroviaire et confiants d'y parvenir.
M. Pataki s'est engagé à tout mettre en oeuvre pour «s'assurer que cela devienne réalité» tandis que M. Charest a dit qu'il s'agirait d'un «symbole fort et puissant» des liens qui unissent les deux États, voisins et partenaires économiques.
Le premier ministre a de plus fait valoir que le contexte actuel — soit l'application du protocole de Kyoto sur les gaz à effet de serre et la hausse douloureuse du coût du baril de pétrole — militait en faveur d'une relance du projet.
«Ce sont deux éléments qui ajoutent quant à moi de l'eau au moulin pour ceux qui pensent, comme moi, qu'un projet comme celui-là aurait de l'allure», a dit M. Charest en point de presse, promettant de «pousser le projet» le plus rapidement possible.
Aussi, dès que les premières consultations avec Ottawa auront été faites, Québec créera un groupe de travail chargé de préciser le projet et de fixer un échéancier.
L'idée d'un train haute vitesse pour ce corridor est dans l'air depuis des années mais n'a jamais eu de suites, faute de volonté politique d'y consacrer les investissements suffisants.
L'an dernier, une étude de préfaisabilité, menée par le New York State Department of Transportation et Transports Québec, avait fixé à quatre milliards $US le coût de réalisation du projet, uniquement pour la construction des voies ferrées.
Le train de passagers, qui roulerait à 240 km/h, nécessiterait un nouveau tracé, la construction de plusieurs ponts et tunnels dans les Adirondacks et le remplacement de plusieurs gares.
On peut penser qu'une compagnie comme Bombardier salive déjà à l'idée de participer à une initiative d'une telle envergure.
M. Charest et le gouverneur de l'État de New York, George Pataki, ont convenu hier, dans le cadre du troisième Sommet Québec-New York, de relancer le projet d'un train haute vitesse pour relier les centres-villes de New York et de Montréal.
Le transport ferroviaire étant de compétence fédérale, M. Charest entend dans un premier temps tenter de «gagner l'adhésion du gouvernement fédéral», qui aurait aussi à assumer une bonne partie de la facture.
Le dossier du train haute vitesse semble avoir évolué, lui aussi, à haute vitesse. Mardi, à son arrivée à Albany, M. Charest avait parlé de cette idée comme d'un «beau rêve», sans plus. Hier, après sa rencontre avec le gouverneur Pataki — chez qui il avait passé la nuit —, le beau rêve s'était mué en «projet» à réaliser à court terme.
Pour donner à cette initiative toutes les chances de succès, le gouverneur Pataki a lui aussi indiqué qu'il souhaitait solliciter la participation financière des autorités fédérales de son pays. Il a d'ailleurs fait remarquer que le président américain George W. Bush a récemment manifesté son intention d'investir dix milliards de dollars dans les transports en commun.
Avec les médias, puis devant le parterre de gens d'affaires participant au sommet, les deux hommes — qui ont multiplié les témoignages d'amitié — ont paru très enthousiastes à l'idée de bâtir ce nouveau lien ferroviaire et confiants d'y parvenir.
M. Pataki s'est engagé à tout mettre en oeuvre pour «s'assurer que cela devienne réalité» tandis que M. Charest a dit qu'il s'agirait d'un «symbole fort et puissant» des liens qui unissent les deux États, voisins et partenaires économiques.
Le premier ministre a de plus fait valoir que le contexte actuel — soit l'application du protocole de Kyoto sur les gaz à effet de serre et la hausse douloureuse du coût du baril de pétrole — militait en faveur d'une relance du projet.
«Ce sont deux éléments qui ajoutent quant à moi de l'eau au moulin pour ceux qui pensent, comme moi, qu'un projet comme celui-là aurait de l'allure», a dit M. Charest en point de presse, promettant de «pousser le projet» le plus rapidement possible.
Aussi, dès que les premières consultations avec Ottawa auront été faites, Québec créera un groupe de travail chargé de préciser le projet et de fixer un échéancier.
L'idée d'un train haute vitesse pour ce corridor est dans l'air depuis des années mais n'a jamais eu de suites, faute de volonté politique d'y consacrer les investissements suffisants.
L'an dernier, une étude de préfaisabilité, menée par le New York State Department of Transportation et Transports Québec, avait fixé à quatre milliards $US le coût de réalisation du projet, uniquement pour la construction des voies ferrées.
Le train de passagers, qui roulerait à 240 km/h, nécessiterait un nouveau tracé, la construction de plusieurs ponts et tunnels dans les Adirondacks et le remplacement de plusieurs gares.
On peut penser qu'une compagnie comme Bombardier salive déjà à l'idée de participer à une initiative d'une telle envergure.
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