Les producteurs maraîchers souffrent de l'été caniculaire
Pommes de terre rachitiques, concombres difformes, laitues montant en graine et grains de maïs déshydratés. La sécheresse qui a frappé le Québec dans les dernières semaines est loin de faire l'affaire des producteurs agricoles. Temps chaud et manque de pluie ont malmené en effet plusieurs productions, avec à la clef des champs moins productifs, des légumes abandonnés sur plant faute de répondre aux critères esthétiques en vigueur et des consommateurs qui pourraient bien, cette année, en faire les frais.
«Les conditions ont été particulièrement difficiles cet été», a résumé hier Louise Tardy, directrice de la Fédération des producteurs maraîchers du Québec. «Les récoltes qui débutent en ce moment s'annoncent moins bonnes que l'an dernier à cause des conditions climatiques.»
Selon la Fédération, les rendements des champs devraient être inférieurs à ceux des années passées. «La production ne risque donc pas de dépasser la demande, a-t-elle poursuivi. Cela va entraîner des prix plus intéressants pour les producteurs mais sans doute des revenus guère plus élevés en raison de la baisse des volumes.»
Du côté des champs de pommes de terre, c'est une chute de 16 % de la production qui est à prévoir cette année, baisse qui s'explique par le climat mais aussi par la diminution des ensemencements au printemps en raison d'une désaffection de la patate par les consommateurs, a commenté Marie Bouillé, de la Fédération regroupant ce type de producteurs.
Stressée par le mercure à la hausse dans les thermomètres depuis juin dernier, les plants de pommes de terre fournissent en effet moins de légumes, qui apparaissent par ailleurs plus petits qu'en temps normal. «Mais ils vont être de meilleure qualité car l'absence d'humidité a évité la prolifération de mildiou» (un champignon qui attaque la patate), a ajouté la porte-parole.
Les fabricants de concombres ne peuvent certainement pas en dire autant. Pour eux, la sécheresse des dernières semaines s'accompagne aujourd'hui de l'abandon de plusieurs acres consacrés à cette cucurbitacée. Motif: faute d'une bonne dose d'humidité, les fruits doivent composer désormais avec des malformations. Et comme les consommateurs n'apprécient pas l'absence de perfection dans un légume, souligne Gilles McDuff, directeur de la Fédération des producteurs de fruits et légumes de transformation, «les producteurs trouvent plus rentables de tout laisser dans les champs».
La saison estivale, qui poursuit sa course, arrive au deuxième rang pour ce qui est de l'ensoleillement depuis 54 ans au Québec, selon Environnement Canada, qui a noté également cet été un surplus de 50 heures d'ensoleillement par rapport à la normale. Le corollaire est prévisible: les précipitations sont depuis fin juin en dessous de la centaine de millimètres auxquels les agriculteurs s'attendent d'habitude pour arroser leurs champs. «Seuls ceux qui pratiquent l'irrigation vont réussir à se tirer d'affaire, estime Louise Tardy, mais ils ne sont pas nombreux au Québec.»
«Les conditions ont été particulièrement difficiles cet été», a résumé hier Louise Tardy, directrice de la Fédération des producteurs maraîchers du Québec. «Les récoltes qui débutent en ce moment s'annoncent moins bonnes que l'an dernier à cause des conditions climatiques.»
Selon la Fédération, les rendements des champs devraient être inférieurs à ceux des années passées. «La production ne risque donc pas de dépasser la demande, a-t-elle poursuivi. Cela va entraîner des prix plus intéressants pour les producteurs mais sans doute des revenus guère plus élevés en raison de la baisse des volumes.»
Du côté des champs de pommes de terre, c'est une chute de 16 % de la production qui est à prévoir cette année, baisse qui s'explique par le climat mais aussi par la diminution des ensemencements au printemps en raison d'une désaffection de la patate par les consommateurs, a commenté Marie Bouillé, de la Fédération regroupant ce type de producteurs.
Stressée par le mercure à la hausse dans les thermomètres depuis juin dernier, les plants de pommes de terre fournissent en effet moins de légumes, qui apparaissent par ailleurs plus petits qu'en temps normal. «Mais ils vont être de meilleure qualité car l'absence d'humidité a évité la prolifération de mildiou» (un champignon qui attaque la patate), a ajouté la porte-parole.
Les fabricants de concombres ne peuvent certainement pas en dire autant. Pour eux, la sécheresse des dernières semaines s'accompagne aujourd'hui de l'abandon de plusieurs acres consacrés à cette cucurbitacée. Motif: faute d'une bonne dose d'humidité, les fruits doivent composer désormais avec des malformations. Et comme les consommateurs n'apprécient pas l'absence de perfection dans un légume, souligne Gilles McDuff, directeur de la Fédération des producteurs de fruits et légumes de transformation, «les producteurs trouvent plus rentables de tout laisser dans les champs».
La saison estivale, qui poursuit sa course, arrive au deuxième rang pour ce qui est de l'ensoleillement depuis 54 ans au Québec, selon Environnement Canada, qui a noté également cet été un surplus de 50 heures d'ensoleillement par rapport à la normale. Le corollaire est prévisible: les précipitations sont depuis fin juin en dessous de la centaine de millimètres auxquels les agriculteurs s'attendent d'habitude pour arroser leurs champs. «Seuls ceux qui pratiquent l'irrigation vont réussir à se tirer d'affaire, estime Louise Tardy, mais ils ne sont pas nombreux au Québec.»
Haut de la page

