Fermera ou fermera pas? - Murdochville attend la décison de Québec
Murdochville — La résolution demandant au gouvernement Landry de ne pas fermer Murdochville, qui a été adoptée lors du conseil national du PQ en fin de semaine, n'a pas impressionné le maire de Murdochville, Marc Minville, tout comme le coordonnateur régional du Syndicat des Métallos pour l'est de Québec, Daniel Roy. Tous deux demandent au gouvernement de tenir promesse, c'est-à-dire de prendre une décision finale, dès demain, sur le destin qui sera réservé à cette petite ville minière gaspésienne.
Les Murdochvillois, qui n'en peuvent plus d'attendre le verdict final, vivent dans l'expectative depuis l'annonce, du 28 août dernier, du comité ministériel responsable du dossier, de reporter de deux semaines sa décision.
Le ministre des Régions, Rémy Trudel, avait alors expliqué que son gouvernement avait reçu «des signaux contradictoires» des Murdochvillois, en faisant allusion à l'avis que cinq conseillers avaient fait parvenir au ministre des Affaires municipales, André Boisclair, lui enjoignant de soutenir ceux qui veulent demeurer à Murdochville.
Joint au téléphone, l'attaché de presse du ministre Trudel, Éric Gamache, précise qu'au prochain conseil des ministres prévu pour demain, «le sort de Murdochville fera l'objet de discussions» mais une décision finale ne sera pas nécessairement arrêtée. Il assure, par contre, qu'une décision devrait se prendre incessamment.
Selon lui, le gouvernement s'était permis «un délai de réflexion» parce que Québec fait face à un précédent et qu'il existe de la dissension qui existe au sein du conseil municipal.
«C'est un faux prétexte pour acheter du temps», répond le syndicaliste Daniel Roy. «Ça fait longtemps, dit-il, que Québec aurait dû prendre une décision. Assez c'est assez. On a l'impression d'assister à un exercice de masochisme.» D'autre part, M. Roy considère que les 15 millions qui sont offerts par Noranda aux ex-travailleurs de la fonderie Mines Gaspé sont loin d'être satisfaisants. Au mieux, soutient-il, si Noranda doublait sa mise, «ça ne serait pas mauvais».
Pour sa part, Marc Minville reste inébranlable. «Le gouvernement n'a pas le choix que de fermer la ville.» Il presse Québec de prendre sa décision au plus vite «parce que la situation s'envenime par ici».
La porte-parole de Noranda, Hélène V. Gagnon, affirme que ce sera plus facile de négocier une fois que Québec arrêtera sa décision sur le sort de Murdochville. Chez Noranda, on est convaincu d'avoir «fait plus que ce que la loi nous oblige», d'autant plus, insiste-t-elle, «qu'on le fait dans un contexte où notre entreprise a perdu 140 millions au cours des trois dernières années».
Pour l'heure, Noranda offre 15 millions à ses ex-travailleurs et 30 millions pour la restauration et la décontamination de site, en plus d'honorer ses taxes municipales pour l'année 2003.
Les citoyens de Murdochville ont voté dans une proportion de 64,6 % en faveur de la fermeture de la ville lors d'un référendum qui s'est tenu le 25 août dernier.
Projet pour la Gaspésie
Par ailleurs, selon le député de Frontenac, Marc Boulianne, le projet d'usine de ferrochrome de l'entreprise Ressources Allican, d'abord destiné à la région de Thetford Mines, s'installera à Gaspé et non pas à Murdochville.
Le ministre des Régions, Rémy Trudel avait laissé entendre à l'Assemblée nationale, le 11 juin dernier, que ce projet s'installerait à Murdochville.
Selon le député Boulianne, le fédéral est mis à contribution pour six millions et il y aurait trois importants investisseurs impliqués dans le montage financier dont la Société Mazarin inc. Le projet est présentement évalué à 100 millions de dollars et créerait 85 emplois directs ainsi que 115 emplois indirects.
Le projet se dessine sous forme d'un commerce triangulaire. Le chromite serait extrait à Chypre, puis transporté par barges vers Gaspé pour des fins de transformation en ferrochrome et expédié vers d'autres marchés, toujours selon le député.
Le porte-parole d'Allican, Stéphane Perreault, s'est borné à dire que plusieurs sites sont à l'étude et qu'une décision finale sera prise «d'ici à la fin de l'année».
Les Murdochvillois, qui n'en peuvent plus d'attendre le verdict final, vivent dans l'expectative depuis l'annonce, du 28 août dernier, du comité ministériel responsable du dossier, de reporter de deux semaines sa décision.
Le ministre des Régions, Rémy Trudel, avait alors expliqué que son gouvernement avait reçu «des signaux contradictoires» des Murdochvillois, en faisant allusion à l'avis que cinq conseillers avaient fait parvenir au ministre des Affaires municipales, André Boisclair, lui enjoignant de soutenir ceux qui veulent demeurer à Murdochville.
Joint au téléphone, l'attaché de presse du ministre Trudel, Éric Gamache, précise qu'au prochain conseil des ministres prévu pour demain, «le sort de Murdochville fera l'objet de discussions» mais une décision finale ne sera pas nécessairement arrêtée. Il assure, par contre, qu'une décision devrait se prendre incessamment.
Selon lui, le gouvernement s'était permis «un délai de réflexion» parce que Québec fait face à un précédent et qu'il existe de la dissension qui existe au sein du conseil municipal.
«C'est un faux prétexte pour acheter du temps», répond le syndicaliste Daniel Roy. «Ça fait longtemps, dit-il, que Québec aurait dû prendre une décision. Assez c'est assez. On a l'impression d'assister à un exercice de masochisme.» D'autre part, M. Roy considère que les 15 millions qui sont offerts par Noranda aux ex-travailleurs de la fonderie Mines Gaspé sont loin d'être satisfaisants. Au mieux, soutient-il, si Noranda doublait sa mise, «ça ne serait pas mauvais».
Pour sa part, Marc Minville reste inébranlable. «Le gouvernement n'a pas le choix que de fermer la ville.» Il presse Québec de prendre sa décision au plus vite «parce que la situation s'envenime par ici».
La porte-parole de Noranda, Hélène V. Gagnon, affirme que ce sera plus facile de négocier une fois que Québec arrêtera sa décision sur le sort de Murdochville. Chez Noranda, on est convaincu d'avoir «fait plus que ce que la loi nous oblige», d'autant plus, insiste-t-elle, «qu'on le fait dans un contexte où notre entreprise a perdu 140 millions au cours des trois dernières années».
Pour l'heure, Noranda offre 15 millions à ses ex-travailleurs et 30 millions pour la restauration et la décontamination de site, en plus d'honorer ses taxes municipales pour l'année 2003.
Les citoyens de Murdochville ont voté dans une proportion de 64,6 % en faveur de la fermeture de la ville lors d'un référendum qui s'est tenu le 25 août dernier.
Projet pour la Gaspésie
Par ailleurs, selon le député de Frontenac, Marc Boulianne, le projet d'usine de ferrochrome de l'entreprise Ressources Allican, d'abord destiné à la région de Thetford Mines, s'installera à Gaspé et non pas à Murdochville.
Le ministre des Régions, Rémy Trudel avait laissé entendre à l'Assemblée nationale, le 11 juin dernier, que ce projet s'installerait à Murdochville.
Selon le député Boulianne, le fédéral est mis à contribution pour six millions et il y aurait trois importants investisseurs impliqués dans le montage financier dont la Société Mazarin inc. Le projet est présentement évalué à 100 millions de dollars et créerait 85 emplois directs ainsi que 115 emplois indirects.
Le projet se dessine sous forme d'un commerce triangulaire. Le chromite serait extrait à Chypre, puis transporté par barges vers Gaspé pour des fins de transformation en ferrochrome et expédié vers d'autres marchés, toujours selon le député.
Le porte-parole d'Allican, Stéphane Perreault, s'est borné à dire que plusieurs sites sont à l'étude et qu'une décision finale sera prise «d'ici à la fin de l'année».
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