Crash aérien au large de Palerme - Les recherches se poursuivent pour retrouver les disparus
Photo : Agence Reuters
Dans la nuit de samedi à hier, le fuselage de l’ATR-72 de Tuninter, qui conservait au moins une aile, a été retiré de l’eau. Au moins 13 personnes ont péri samedi lorsque l’appareil a dû effectuer un amerrissage forcé dans une mer agitée.
Palerme, Italie — Les équipes de secours restaient à l'oeuvre hier au large de la Sicile pour retrouver les derniers disparus après l'accident d'un avion de Tuninter, une filiale de Tunisair. Au moins 13 personnes, qui se trouvaient à bord de l'ATR-72, ont péri samedi lorsque l'appareil a dû effectuer un amerrissage forcé dans une mer agitée.
Vingt-trois personnes ont survécu à l'accident et 13 corps ont été repêchés dont certains à des kilomètres de l'avion. Parmi les victimes figure un chef de cabine tandis qu'un mécanicien de bord est porté disparu, selon l'agence de presse tunisienne TAP. Les secours recherchaient deux ou trois disparus, avec l'aide d'unités de l'armée tunisienne et des experts tunisiens en navigation aérienne.
Les proches des victimes commençaient à arriver à Palerme pour identifier les corps. Certains ont été acheminés dans la nuit à bord d'un vol spécial affrété de Bari, selon Michele Gandolfo de la morgue de la polyclinique Giaccone. Un autre avion était attendu hier.
Seize des vingt-trois rescapés étaient toujours traités à l'hôpital civique, mais la vie d'aucun d'entre eux n'était menacée, selon le Dr Mario Re, chef de l'unité de soins intensifs de l'établissement. Les plus grièvement blessés sont le pilote, qui souffre d'une fracture à la colonne vertébrale et de traumatismes crânien et thoracique, le copilote, un autre membre de l'équipage et deux passagers.
Une délégation comprenant notamment l'ambassadeur de Tunisie à Rome, Habib Mansour, et le p.d.-g. de Tuninter, Moncef Zouari, s'est déplacée à Palerme et a rendu visite aux blessés.
«Nous avons été sauvés par miracle», disait l'une des rescapés, Rosanna Di Cesare, 36 ans, restée accrochée pendant une demi-heure à une valise flottante avant d'être secourue. Son fiancé a lui aussi survécu, mais ils n'avaient pas de nouvelles de
sa mère, qui les accompagnait pour des vacances à Djerba, en Tunisie.
Lors de sa bénédiction dominicale depuis Castel Gandolfo, la résidence d'été du pape, Benoît XVI a dit prier pour les victimes et adressé ses condoléances à leurs familles.
L'ATR-72 est tombé samedi à 16 km au large du Cap Gallo, sur la côte nord de la Sicile, près de l'aéroport Falcone-Borsellino de Palerme. L'avion, à moitié plein, reliait Bari à Djerba en Tunisie, une station très prisée des touristes italiens.
Un cas «atypique»
L'enquête menée par les autorités italiennes devra déterminer les causes exactes de l'accident, mais un acte de terrorisme apparaît d'ores et déjà exclu. Des rescapés ont expliqué que les moteurs se sont arrêtés l'un après l'autre.
Une telle double panne constitue «un cas complètement atypique», a déclaré à l'Associated Press Silvano Manera, chef de l'agence de l'aviation civile italienne. «Toutes les hypothèses sont ouvertes, à part le sabotage», a-t-il ajouté, évoquant de possibles problèmes techniques et d'exploitation, la météo, une défaillance structurelle ou une erreur humaine. Les analyses n'ont pas révélé d'impuretés dans le kérosène embarqué à Bari, a ajouté M. Manera. Une fuite de carburant ou un problème d'alimentation des moteurs figurent également parmi les hypothèses examinées.
Le pilote, identifié par Tuninter comme Chafik Gharbi, avait contacté les contrôleurs aériens à l'aéroport de Rome à 15h24 pour demander l'autorisation d'effectuer un atterrissage d'urgence à Palerme en raison de problèmes de moteurs. Seize minutes plus tard, il a averti la tour de contrôle qu'il devait amerrir, selon l'Aviation civile italienne.
À Tunis, le directeur de Tuninter, Tlili Mohamed Ali, a expliqué samedi soir que Chafik Gharbi, un pilote qui comptait 25 ans d'expérience, dont dix aux commandes d'ATR, avait effectué un amerrissage d'urgence parce que les moteurs avaient lâché avant qu'il n'atteigne la piste de Palerme.
Dans un communiqué, ATR a précisé hier que l'appareil accidenté avait été livré en 1992 et affichait 29 710 heures de vol et 34 790 cycles à la fin mai 2005. Le constructeur franco-italien d'avions de transports régionaux, basé à Toulouse-Blagnac, s'est dit prêt à «fournir toute l'aide industrielle et technique aux autorités d'investigation pour déterminer les causes de l'accident».
Dans la nuit de samedi à hier, le fuselage de l'appareil, qui conservait au moins une aile, a été retiré de l'eau. La boîte noire contenant l'enregistreur des données de vol n'a pas encore été retrouvée. Le ministre italien des Transports, Pietro Lunardi, a appelé à des réglementations plus strictes concernant les avions charters, estimant que les contrôles actuels devraient être renforcés.
Vingt-trois personnes ont survécu à l'accident et 13 corps ont été repêchés dont certains à des kilomètres de l'avion. Parmi les victimes figure un chef de cabine tandis qu'un mécanicien de bord est porté disparu, selon l'agence de presse tunisienne TAP. Les secours recherchaient deux ou trois disparus, avec l'aide d'unités de l'armée tunisienne et des experts tunisiens en navigation aérienne.
Les proches des victimes commençaient à arriver à Palerme pour identifier les corps. Certains ont été acheminés dans la nuit à bord d'un vol spécial affrété de Bari, selon Michele Gandolfo de la morgue de la polyclinique Giaccone. Un autre avion était attendu hier.
Seize des vingt-trois rescapés étaient toujours traités à l'hôpital civique, mais la vie d'aucun d'entre eux n'était menacée, selon le Dr Mario Re, chef de l'unité de soins intensifs de l'établissement. Les plus grièvement blessés sont le pilote, qui souffre d'une fracture à la colonne vertébrale et de traumatismes crânien et thoracique, le copilote, un autre membre de l'équipage et deux passagers.
Une délégation comprenant notamment l'ambassadeur de Tunisie à Rome, Habib Mansour, et le p.d.-g. de Tuninter, Moncef Zouari, s'est déplacée à Palerme et a rendu visite aux blessés.
«Nous avons été sauvés par miracle», disait l'une des rescapés, Rosanna Di Cesare, 36 ans, restée accrochée pendant une demi-heure à une valise flottante avant d'être secourue. Son fiancé a lui aussi survécu, mais ils n'avaient pas de nouvelles de
sa mère, qui les accompagnait pour des vacances à Djerba, en Tunisie.
Lors de sa bénédiction dominicale depuis Castel Gandolfo, la résidence d'été du pape, Benoît XVI a dit prier pour les victimes et adressé ses condoléances à leurs familles.
L'ATR-72 est tombé samedi à 16 km au large du Cap Gallo, sur la côte nord de la Sicile, près de l'aéroport Falcone-Borsellino de Palerme. L'avion, à moitié plein, reliait Bari à Djerba en Tunisie, une station très prisée des touristes italiens.
Un cas «atypique»
L'enquête menée par les autorités italiennes devra déterminer les causes exactes de l'accident, mais un acte de terrorisme apparaît d'ores et déjà exclu. Des rescapés ont expliqué que les moteurs se sont arrêtés l'un après l'autre.
Une telle double panne constitue «un cas complètement atypique», a déclaré à l'Associated Press Silvano Manera, chef de l'agence de l'aviation civile italienne. «Toutes les hypothèses sont ouvertes, à part le sabotage», a-t-il ajouté, évoquant de possibles problèmes techniques et d'exploitation, la météo, une défaillance structurelle ou une erreur humaine. Les analyses n'ont pas révélé d'impuretés dans le kérosène embarqué à Bari, a ajouté M. Manera. Une fuite de carburant ou un problème d'alimentation des moteurs figurent également parmi les hypothèses examinées.
Le pilote, identifié par Tuninter comme Chafik Gharbi, avait contacté les contrôleurs aériens à l'aéroport de Rome à 15h24 pour demander l'autorisation d'effectuer un atterrissage d'urgence à Palerme en raison de problèmes de moteurs. Seize minutes plus tard, il a averti la tour de contrôle qu'il devait amerrir, selon l'Aviation civile italienne.
À Tunis, le directeur de Tuninter, Tlili Mohamed Ali, a expliqué samedi soir que Chafik Gharbi, un pilote qui comptait 25 ans d'expérience, dont dix aux commandes d'ATR, avait effectué un amerrissage d'urgence parce que les moteurs avaient lâché avant qu'il n'atteigne la piste de Palerme.
Dans un communiqué, ATR a précisé hier que l'appareil accidenté avait été livré en 1992 et affichait 29 710 heures de vol et 34 790 cycles à la fin mai 2005. Le constructeur franco-italien d'avions de transports régionaux, basé à Toulouse-Blagnac, s'est dit prêt à «fournir toute l'aide industrielle et technique aux autorités d'investigation pour déterminer les causes de l'accident».
Dans la nuit de samedi à hier, le fuselage de l'appareil, qui conservait au moins une aile, a été retiré de l'eau. La boîte noire contenant l'enregistreur des données de vol n'a pas encore été retrouvée. Le ministre italien des Transports, Pietro Lunardi, a appelé à des réglementations plus strictes concernant les avions charters, estimant que les contrôles actuels devraient être renforcés.
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