297 passagers miraculés
Photo : Agence Reuters
Cette image tirée d’un extrait vidéo montre le Airbus 340 de la compagnie Air France en flammes, au bout du tarmac de l’aéroport Pearson de Toronto, tout près de l’autoroute 401. L’avion a pris feu après avoir raté son atterrissage, pour de
Deux cent quatre-vingt-dix-sept passagers et 12 membres d'équipage d'un Airbus 340 d'Air France l'ont échappé belle hier, à Toronto, quand l'avion dans lequel ils prenaient place depuis Paris a complètement raté son atterrissage pour aller aboutir dans un fossé en bout de piste, en plein orage, à l'aéroport Pearson. Au moins 22 passagers ont été légèrement blessés, mais on ne déplore aucune perte de vie malgré la violence de l'incendie qui a rapidement ravagé l'appareil au sol.
Les causes exactes de l'accident demeuraient encore inconnues au moment de mettre sous presse. Une enquête conjointe a été ouverte par le ministère français des Transports en collaboration avec les autorités aéronautiques canadiennes. Des enquêteurs du Bureau d'enquête et d'analyse des accidents (BEA) français partiront ce matin pour Toronto. Le ministre des Transports français, Dominique Perben, a réglé au téléphone, tard hier, les modalités de l'opération avec son homologue canadien, Jean Lapierre.
L'avion a atterri à 16h03 locales. Il est sorti de la piste au bout du tarmac et s'est immobilisé environ 200 mètres plus loin, a-t-il précisé. «Les services de secours ont réagi immédiatement. Les passagers ont été évacués», a dit Steve Shaw, un responsable de l'aéroport de Toronto, précisant que le feu s'était ensuite déclaré et que l'avion avait été très sérieusement endommagé. Plusieurs heures ont été nécessaires avant de maîtriser l'incendie. Deux autobus ont entre-temps transporté des passagers au centre médical de l'aéroport. Selon Air France, «il y a quelques blessés légers qui n'inspirent pas d'inquiétude dans l'immédiat».
Le vol AF358 d'Air France, en provenance de l'aéroport Charles de Gaulle, a atterri dans des conditions météorologiques difficiles, alors qu'il y avait un violent orage avec éclairs à Toronto. Les rapports météorologiques indiquaient aussi la présence de fortes rafales de vent et de grêle.
Après son dérapage, l'avion a pris feu au bord de l'autoroute 401, le plus important axe routier du pays. Une immense colonne de fumée noire s'est rapidement élevée de la zone boisée où l'avion a terminé sa course. Une partie de l'aile de l'appareil pouvait être vue à travers les arbres, alors que la fumée et les flammes s'élevaient du centre du fuselage de l'avion.
Après l'accident, certains passagers ont gagné l'autoroute voisine, d'où ils ont été conduits à l'hôpital. Le trafic s'est vite engorgé sur la 401. Plusieurs voitures et camions roulant sur l'autoroute se sont arrêtés après l'accident pour secourir les passagers sortis de la carcasse.
Témoignages
Interviewé par la CBC, un passager, Roel Bramar, a déclaré avoir vu la foudre toucher l'appareil. «J'ai vu la foudre, peut-être l'avion avait déjà été frappé par la foudre, c'est pourquoi juste au moment où nous avons atterri, les lumières se sont éteintes», a-t-il dit. «J'ai eu l'impression que le pilote voulait faire descendre l'avion au plus vite parce qu'il y avait un tel orage.»
Selon un autre rescapé, Olivier Dubois, «tout a été très, très rapide. Dès que l'avion s'est arrêté, [le personnel de cabine] a immédiatement ouvert le côté de l'avion où ils ne pouvaient apercevoir de flammes et ils nous ont dit de sauter et nous avons tous commencé à sauter et à courir. [...] Les gens criaient et paniquaient. Tout le monde était très stressé, mais ce qui est bien c'est que tout le monde a couru vers les sorties de secours. Tout le monde sautait aussi vite que possible et courait dans tous les sens parce qu'on avait peur que l'avion explose à tout moment.»
Trafic détourné
Dans la foulée de l'incident, les avions qui faisaient route pour l'aéroport de Toronto ont été détournés vers Ottawa et d'autres destinations voisines. Montréal a d'ailleurs reçu une dizaine de vols déroutés.
Air Canada prévoyait aussi des délais pour certains vols depuis Montréal, puisque des équipages devaient venir de Toronto pour prendre part à des vols en partance de Montréal. Douze autres vols, internationaux et domestiques, ont aussi été déroutés vers l'aéroport d'Ottawa. Plus de 28 millions de passagers transitent annuellement par l'aéroport Pearson, situé dans la banlieue de Mississauga.
C'est la première fois depuis plus de 35 ans qu'un incident sérieux survient à cet aéroport, le plus achalandé des aéroports canadiens. En 1970, un jet DC-8 d'Air Canada, parti de Montréal et en route vers Los Angeles, s'était écrasé en tuant 109 passagers. En Amérique du Nord, le dernier grand crash d'avion s'est produit le 12 novembre 2001: 265 personnes sont alors mortes dans l'écrasement du vol 587 d'American Airlines.
L'Airbus A340, un quadriréacteur considéré comme l'un des plus sûrs au monde, a été lancé en 1993 et a été fabriqué depuis à près de 500 exemplaires. La compagnie Air France en possède 23.
D'après Associated Press, Reuters, Presse canadienne
Les causes exactes de l'accident demeuraient encore inconnues au moment de mettre sous presse. Une enquête conjointe a été ouverte par le ministère français des Transports en collaboration avec les autorités aéronautiques canadiennes. Des enquêteurs du Bureau d'enquête et d'analyse des accidents (BEA) français partiront ce matin pour Toronto. Le ministre des Transports français, Dominique Perben, a réglé au téléphone, tard hier, les modalités de l'opération avec son homologue canadien, Jean Lapierre.
L'avion a atterri à 16h03 locales. Il est sorti de la piste au bout du tarmac et s'est immobilisé environ 200 mètres plus loin, a-t-il précisé. «Les services de secours ont réagi immédiatement. Les passagers ont été évacués», a dit Steve Shaw, un responsable de l'aéroport de Toronto, précisant que le feu s'était ensuite déclaré et que l'avion avait été très sérieusement endommagé. Plusieurs heures ont été nécessaires avant de maîtriser l'incendie. Deux autobus ont entre-temps transporté des passagers au centre médical de l'aéroport. Selon Air France, «il y a quelques blessés légers qui n'inspirent pas d'inquiétude dans l'immédiat».
Le vol AF358 d'Air France, en provenance de l'aéroport Charles de Gaulle, a atterri dans des conditions météorologiques difficiles, alors qu'il y avait un violent orage avec éclairs à Toronto. Les rapports météorologiques indiquaient aussi la présence de fortes rafales de vent et de grêle.
Après son dérapage, l'avion a pris feu au bord de l'autoroute 401, le plus important axe routier du pays. Une immense colonne de fumée noire s'est rapidement élevée de la zone boisée où l'avion a terminé sa course. Une partie de l'aile de l'appareil pouvait être vue à travers les arbres, alors que la fumée et les flammes s'élevaient du centre du fuselage de l'avion.
Après l'accident, certains passagers ont gagné l'autoroute voisine, d'où ils ont été conduits à l'hôpital. Le trafic s'est vite engorgé sur la 401. Plusieurs voitures et camions roulant sur l'autoroute se sont arrêtés après l'accident pour secourir les passagers sortis de la carcasse.
Témoignages
Interviewé par la CBC, un passager, Roel Bramar, a déclaré avoir vu la foudre toucher l'appareil. «J'ai vu la foudre, peut-être l'avion avait déjà été frappé par la foudre, c'est pourquoi juste au moment où nous avons atterri, les lumières se sont éteintes», a-t-il dit. «J'ai eu l'impression que le pilote voulait faire descendre l'avion au plus vite parce qu'il y avait un tel orage.»
Selon un autre rescapé, Olivier Dubois, «tout a été très, très rapide. Dès que l'avion s'est arrêté, [le personnel de cabine] a immédiatement ouvert le côté de l'avion où ils ne pouvaient apercevoir de flammes et ils nous ont dit de sauter et nous avons tous commencé à sauter et à courir. [...] Les gens criaient et paniquaient. Tout le monde était très stressé, mais ce qui est bien c'est que tout le monde a couru vers les sorties de secours. Tout le monde sautait aussi vite que possible et courait dans tous les sens parce qu'on avait peur que l'avion explose à tout moment.»
Trafic détourné
Dans la foulée de l'incident, les avions qui faisaient route pour l'aéroport de Toronto ont été détournés vers Ottawa et d'autres destinations voisines. Montréal a d'ailleurs reçu une dizaine de vols déroutés.
Air Canada prévoyait aussi des délais pour certains vols depuis Montréal, puisque des équipages devaient venir de Toronto pour prendre part à des vols en partance de Montréal. Douze autres vols, internationaux et domestiques, ont aussi été déroutés vers l'aéroport d'Ottawa. Plus de 28 millions de passagers transitent annuellement par l'aéroport Pearson, situé dans la banlieue de Mississauga.
C'est la première fois depuis plus de 35 ans qu'un incident sérieux survient à cet aéroport, le plus achalandé des aéroports canadiens. En 1970, un jet DC-8 d'Air Canada, parti de Montréal et en route vers Los Angeles, s'était écrasé en tuant 109 passagers. En Amérique du Nord, le dernier grand crash d'avion s'est produit le 12 novembre 2001: 265 personnes sont alors mortes dans l'écrasement du vol 587 d'American Airlines.
L'Airbus A340, un quadriréacteur considéré comme l'un des plus sûrs au monde, a été lancé en 1993 et a été fabriqué depuis à près de 500 exemplaires. La compagnie Air France en possède 23.
D'après Associated Press, Reuters, Presse canadienne
Haut de la page

