Enquête sur le rôle de la GRC - Affaire Arar: la GRC a caché des informations au ministre Graham
28 juillet 2005
Société
Ottawa — Le commissaire adjoint de la GRC aurait demandé à ses employés de cacher des faits importants au ministre des Affaires étrangères de l'époque, Bill Graham, lors de l'enquête interne sur le cas de Maher Arar, ce ressortissant canadien qui a été expulsé par les autorités américaines en Syrie, où il aurait subi des tortures.
C'est ce qu'on a appris hier dans le cadre de l'enquête chargée de faire la lumière sur le rôle joué par la GRC et les services de renseignement canadiens dans cette affaire.
M. Graham avait exigé des informations complètes sur cet incident après que l'ambassadeur des États-Unis au Canada, Paul Cellucci, lui ait indiqué que la déportation de Maher Arar avait été fondée sur des renseignements de sécurité provenant du Canada.
Toutefois, un document daté du 18 octobre 2002 signé par Richard Proulx, commissaire adjoint aux renseignements criminels de la GRC, avisait Giuliano Zaccardelli, commissaire à la GRC, qu'«il n'y aurait pas d'informations de nature tactique ou opérationnelle offertes au ministre».
Manque de communication
Pour l'avocat de M. Arar, Marc David, cette nouvelle donnée démontre une fois de plus le manque de communication entre la GRC et le ministère des Affaires étrangères dans cette affaire.
Malgré tout, Garry Loeppky, sous-commissaire de la GRC, a défendu cette décision hier devant le juge Dennis O'Connor, qui préside l'enquête. Selon lui, les détails quotidiens des opérations, les tactiques employées ainsi que les preuves accumulées n'ont pas à être divulgués au ministre des Affaires étrangères. Devant l'insistance de Me David, M. Loeppky a fini par dire que c'était à la GRC de décider ce qui pouvait être communiqué ou non au ministre.
Maher Arar, 34 ans, revenait d'un voyage au Proche-Orient et faisait escale à l'aéroport international John F. Kennedy de New York lorsqu'il a été intercepté par les autorités américaines, à l'automne 2002. Bien qu'il ait été détenteur d'un passeport canadien en règle, il fut détenu pendant 12 jours puis expulsé dans son pays d'origine.
Une fois en Syrie, Arar a été jeté en prison et aurait été torturé par ses geôliers pour qu'il avoue ses liens présumés avec le groupe terroriste al-Qaïda.
La GRC a reconnu avoir fourni des informations aux États-Unis sur Maher Arar, mais nie catégoriquement avoir été impliquée dans la décision de l'expulser en Syrie.
M. Loeppky a déclaré hier que les informations en question avaient été fournies aux Américains en respectant la Loi sur la confidentialité et «les bonnes procédures légales».
C'est ce qu'on a appris hier dans le cadre de l'enquête chargée de faire la lumière sur le rôle joué par la GRC et les services de renseignement canadiens dans cette affaire.
M. Graham avait exigé des informations complètes sur cet incident après que l'ambassadeur des États-Unis au Canada, Paul Cellucci, lui ait indiqué que la déportation de Maher Arar avait été fondée sur des renseignements de sécurité provenant du Canada.
Toutefois, un document daté du 18 octobre 2002 signé par Richard Proulx, commissaire adjoint aux renseignements criminels de la GRC, avisait Giuliano Zaccardelli, commissaire à la GRC, qu'«il n'y aurait pas d'informations de nature tactique ou opérationnelle offertes au ministre».
Manque de communication
Pour l'avocat de M. Arar, Marc David, cette nouvelle donnée démontre une fois de plus le manque de communication entre la GRC et le ministère des Affaires étrangères dans cette affaire.
Malgré tout, Garry Loeppky, sous-commissaire de la GRC, a défendu cette décision hier devant le juge Dennis O'Connor, qui préside l'enquête. Selon lui, les détails quotidiens des opérations, les tactiques employées ainsi que les preuves accumulées n'ont pas à être divulgués au ministre des Affaires étrangères. Devant l'insistance de Me David, M. Loeppky a fini par dire que c'était à la GRC de décider ce qui pouvait être communiqué ou non au ministre.
Maher Arar, 34 ans, revenait d'un voyage au Proche-Orient et faisait escale à l'aéroport international John F. Kennedy de New York lorsqu'il a été intercepté par les autorités américaines, à l'automne 2002. Bien qu'il ait été détenteur d'un passeport canadien en règle, il fut détenu pendant 12 jours puis expulsé dans son pays d'origine.
Une fois en Syrie, Arar a été jeté en prison et aurait été torturé par ses geôliers pour qu'il avoue ses liens présumés avec le groupe terroriste al-Qaïda.
La GRC a reconnu avoir fourni des informations aux États-Unis sur Maher Arar, mais nie catégoriquement avoir été impliquée dans la décision de l'expulser en Syrie.
M. Loeppky a déclaré hier que les informations en question avaient été fournies aux Américains en respectant la Loi sur la confidentialité et «les bonnes procédures légales».
- » grc
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