lundi 23 novembre 2009 Dernière mise à jour 23h41


Chercher

Inscrivez-vous (gratuit)
Mot de passe oublié?
Abonné papier? Connexion
S'abonner au Devoir
Publicité

Les rebelles millionnaires

Antoine Robitaille   9 juillet 2005  Société
Madonna, adoptant la posture rebelle, a crié à la foule réunie le 2 juillet dernier à l’occasion du spectacle Live 8 de Hyde Park, à Londres, qu’il fallait «déclencher la révolution».
Photo : Agence France-Presse
Madonna, adoptant la posture rebelle, a crié à la foule réunie le 2 juillet dernier à l’occasion du spectacle Live 8 de Hyde Park, à Londres, qu’il fallait «déclencher la révolution».
Être «rebelle», y a-t-il aujourd'hui ambition plus souhaitée, plus exhibée? Au Live 8, bien sûr, mais aussi dans la publicité, dans le marketing, dans la littérature, en politique. Pourquoi donc? Ce thème phare de la contre-culture, cher à la génération du baby-boom, a été grossièrement récupéré, déplorent plusieurs observateurs. Même qu'aujourd'hui, en une ère bouleversée par cette «révolte révoltante» qu'est le terrorisme, il commence ici et là à susciter méfiance, voire nausée.
Cher lecteur, le reste de cet article est réservé aux abonnés.
  • Si vous êtes abonné, authentifiez-vous avec le formulaire au haut de la page.
  • Si vous êtes abonné mais n'avez pas encore activé vos privilèges, cliquez ici.
  • Si vous n'êtes pas abonné, cliquez ici pour vous abonner et avoir accès à tous les articles.
  • Si vous souhaitez poursuivre la lecture de cet article, vous pouvez l'acheter en cliquant ici.






Envoyer
Fermer

Haut de la page
Cet article vous intéresse?
Partager
Digg Facebook Twitter Delicious
 

Vos réactions

Triez : afficher les commentaires 
  • Christian Aubry
    Abonné
    samedi 9 juillet 2005 11h47
    Les artistes sont les baromètres de l'opinion
    « Si les discours "révolutionnaires" des Bob Geldorf, Bono et autres Madonna de ce monde font vibrer les foules, c'est qu'ils traduisent le sentiment de plus en plus profond de colère et de révolte qui s'empare peu à peu de la population mondiale. À la fin de l'excellent documentaire The Corporation, le cinéaste américain Michael Moore rappelle cette boutade voulant qu'un capitaliste sera toujours prêt à vous vendre la corde pour le pendre si cela peut lui rapporter de l'argent. Je suis l'une de ces cordes, conclut-il, et j'utilise cette faille du système pour mieux le dénoncer. On me laisse faire parce que mes films sont populaires et rapportent beaucoup d'argent.»

    Vu sous cet angle, on comprend mieux le succès de la "posture rebelle", nouvel objet de consommation, que vous stigmatisez comme tel. C'est effectivement l'un des paradoxes suicidaires de notre civilisation aveugle, créé de toutes pièces et conforté par des élites économiques, politiques et médiatiques atteintes de cécité. Les opposants les plus efficaces du système capitaliste actuel sont ceux qui en tirent le plus de profit matériel car, ce faisant, ils deviennent légitimes et intouchables au sein de ce système. Ils ont le privilège de parler un double langage: celui de la raison responsable, qui séduit le commun des mortels de moins en moins abusé, et celui de la folie capitaliste, irresponsable et destructice, qui rassure les marchés.

    Je vous conseille vivement, M. Robitaille et tous ceux qui liront ces lignes, de voir ou revoir le film The Corporation (www.thecorporation.com), maintenant disponible en DVD dans la plupart des clubs-vidéo. Votre analyse incomplète y trouvera tout son sens. Les attitudes et les personnages que vous dénoncez ne sont pas vains comme vous le croyez. Ce sont les symboles nécessaires d'un monde se mettant enfin en marche pour assurer sa survie. »

  • Marc Hivon
    Inscrit
    dimanche 10 juillet 2005 08h38
    Tirer sur le messager...
    « Bien sûr, il est probable que les billionnaires du rock qui ont participé au Live 8 atteignent, voire dépassent le 0,7% de leur fortune, ou devrais-je dire de leur PIB, lorsque vient le temps de venir en aide financièrement aux plus démunis de la planète. Encore faudrait-il vérifier. Mais que représente le don d'un million de dollars lorsque que vous en avez 500 dans votre bas de laine?

    Les «rebelles» du Live 8 donnent sans que cela ne les prive de leur jet privé, de leur collection de vieilles voitures, de leurs villas sur la côte. Voilà une bien petite rébellion. Donner, c'est se priver de quelque chose au profit de l'autre.

    Et puis, il me semble qu'il y a quelque chose de particulièrement indécent lorsque l'essentiel du message visant à dénoncer la misère humaine passe par le déhanchement et le beau petit cul de Madona, le tout dans une performance musicale plutôt ordinaire, dont les plus grands mérites reviennent aux musiciens qui la soutiennent à bout de bras..

    Marc Hivon (Québec) »

Déjà inscrit? Ajoutez votre commentaire ci-dessous

    Connexion




Cet article vous intéresse?
2 réactions
0 votes
 
Mots-clés de l'article
Recherche complète sur le même sujet


Abonnez-vous pour recevoir nos Infolettres par courriel
Choisir mes
infolettres
Publicité

Les blogues du devoir

Vos commentaires

 
Recherche



Exemples de recherche :
Robert Sansfaçon
"directeur général des élections"

S'abonner au Devoir
Abonnez-vous au journal papier Le Devoir ou à la version Internet.
Publicité
Vous souhaitez annoncer dans Le Devoir, contactez le service de publicité.

» En savoir plus
© Le Devoir 2002-2009