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Tué dans une prise d'otages au Cambodge - Le petit Canadien sera enterré en Slovaquie

18 juin 2005  Société
Siem Reap, Cambodge — Le petit Canadien, tué jeudi par des hommes masqués qui avaient pris en otages des dizaines d'enfants dans une école internationale, au Cambodge, sera enterré en Slovaquie, la terre natale de ses parents.

Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères de la Slovaquie, Juraj Tomaga, a fait savoir hier que le bambin de deux ans, Maxim Michalik, sera enterré dans un endroit qui n'a pas été précisé, à la demande de ses parents de nationalité slovaque.

La famille du bambin, né au Canada et détenant la nationalité canadienne, s'était installée au Cambodge, il y a quelques mois, en provenance de Victoria. Le père, Martin Michalik, âgé de 37 ans, travaillait comme administrateur dans un hôtel cinq étoiles près des célèbres temples d'Angkor Wat.

Il semble que le chef des preneurs d'otages avait réussi à convaincre trois de ses amis de porter des masques et d'envahir l'école sise à Siem Reap, jeudi matin. Ils ont saisi un professeur et quelque 30 enfants, les enfermant dans une classe.

La police cambodgienne a déclaré que le chef des ravisseurs avait dit aux enquêteurs qu'il avait tué l'enfant parce qu'il ne voulait pas cesser de pleurer.

Le père de l'enfant a contesté ces allégations. M. Michalik, visiblement bouleversé, a déclaré au Toronto Star qu'un professeur de l'école a dit que son fils avait été tué au cours de l'échange de coups de feu entre les autorités et les ravisseurs alors que l'enfant allait chercher un livre.

«Il n'avait que deux ans, a dit Martin Michalik. Il ne comprenait pas ce qui se passait. Il ne faisait que chercher un livre», a-t-il ajouté.

La police a déclaré que l'objectif des ravisseurs était d'extorquer de l'argent aux ressortissants étrangers et aux riches Cambodgiens dont les enfants fréquentent l'école. Les enfants, âgés de deux à six ans, étaient originaires d'au moins 15 pays.

Un centre de premiers soins a été aménagé dans un restaurant local pour conseiller les victimes. Des experts en traumatisme européens et des travailleurs de la santé cambodgiens sont sur place.






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