Bars, restaurants et cours d'école seront exempts de fumée
5 mai 2005
Société
Photo : Agence Reuters
Janvier 2006, le tabac sera interdit autant dans les restaurants et les bars que dans les cours d’école.
Québec — La cigarette sera bannie des bars, des restaurants et des cours d'école du Québec à compter de janvier 2006, a appris la Presse canadienne hier.
Le gouvernement Charest a donc décidé de faire de la lutte au tabagisme une question centrale de santé publique, en chassant la cigarette des lieux publics et en limitant davantage son accès.
Selon ce que l'agence a pu apprendre, la protection des jeunes contre les attraits et ravages du tabac sera un des objectifs du projet de loi que doit déposer à l'Assemblée nationale le ministre de la Santé, Philippe Couillard, d'ici la semaine prochaine.
Aussi, d'une part, enfants et adolescents ne pourront plus s'initier impunément à la cigarette dans les cours d'école primaires et secondaires, et, d'autre part, la vente de produits du tabac aux mineurs sera davantage découragée par des amendes plus sévères.
Quant à lui, l'accès aux cigarettes sera rendu plus difficile, notamment par une diminution du nombre de machines distributrices de paquets de cigarettes.
Telles sont les grandes lignes du projet de loi que le ministre espère faire adopter avant la fin de la présente session.
Depuis deux ans, le ministre Couillard s'engage à resserrer les mesures contre le tabagisme, mais on ignorait jusqu'où il était prêt à aller pour freiner l'ardeur des fumeurs dans les lieux publics, protéger les non-fumeurs contre la fumée secondaire et diminuer l'accès au tabac.
En janvier, le ministre avait déposé un document de consultation qui décrivait les enjeux en cause et élaborait divers scénarios d'intervention. Il a reçu depuis des centaines d'avis et de mémoires.
La loi actuelle date de 1998. Elle a contribué, croit-on, à réduire le nombre de fumeurs, car entre 1998 et 2001, le taux de tabagisme a chuté de 31 à 24 % au Québec. Malgré cela, les Québécois demeurent parmi les plus gros fumeurs au pays.
La proportion de jeunes accros à la cigarette est jugée particulièrement alarmante. Chez les jeunes de 20 à 24 ans, on compte 32 % de fumeurs. Environ un quart des Québécois âgés de plus de 15 ans fument régulièrement.
Québec a jugé que la population était mûre pour accepter des restrictions majeures à l'usage du tabac. Très sensible aux méfaits de la cigarette sur l'organisme — et au poids énorme que le tabagisme fait peser sur le système de santé —, le ministre Couillard n'a jamais fait mystère qu'il était prêt à aller aussi loin que la volonté populaire le souhaitait en ce domaine.
On estime que le tabac tue plus de 13 000 Québécois chaque année.
Adoptée à l'unanimité à l'Assemblée nationale en juin 1998, la Loi sur le contrôle du tabac au Québec limite la fumée du tabac dans plusieurs endroits publics, notamment les restaurants, les casinos, les centres commerciaux et les entreprises, en restreignant les fumeurs à allumer leurs cigarettes dans des espaces définis et aérés.
Le gouvernement Charest a donc décidé de faire de la lutte au tabagisme une question centrale de santé publique, en chassant la cigarette des lieux publics et en limitant davantage son accès.
Selon ce que l'agence a pu apprendre, la protection des jeunes contre les attraits et ravages du tabac sera un des objectifs du projet de loi que doit déposer à l'Assemblée nationale le ministre de la Santé, Philippe Couillard, d'ici la semaine prochaine.
Aussi, d'une part, enfants et adolescents ne pourront plus s'initier impunément à la cigarette dans les cours d'école primaires et secondaires, et, d'autre part, la vente de produits du tabac aux mineurs sera davantage découragée par des amendes plus sévères.
Quant à lui, l'accès aux cigarettes sera rendu plus difficile, notamment par une diminution du nombre de machines distributrices de paquets de cigarettes.
Telles sont les grandes lignes du projet de loi que le ministre espère faire adopter avant la fin de la présente session.
Depuis deux ans, le ministre Couillard s'engage à resserrer les mesures contre le tabagisme, mais on ignorait jusqu'où il était prêt à aller pour freiner l'ardeur des fumeurs dans les lieux publics, protéger les non-fumeurs contre la fumée secondaire et diminuer l'accès au tabac.
En janvier, le ministre avait déposé un document de consultation qui décrivait les enjeux en cause et élaborait divers scénarios d'intervention. Il a reçu depuis des centaines d'avis et de mémoires.
La loi actuelle date de 1998. Elle a contribué, croit-on, à réduire le nombre de fumeurs, car entre 1998 et 2001, le taux de tabagisme a chuté de 31 à 24 % au Québec. Malgré cela, les Québécois demeurent parmi les plus gros fumeurs au pays.
La proportion de jeunes accros à la cigarette est jugée particulièrement alarmante. Chez les jeunes de 20 à 24 ans, on compte 32 % de fumeurs. Environ un quart des Québécois âgés de plus de 15 ans fument régulièrement.
Québec a jugé que la population était mûre pour accepter des restrictions majeures à l'usage du tabac. Très sensible aux méfaits de la cigarette sur l'organisme — et au poids énorme que le tabagisme fait peser sur le système de santé —, le ministre Couillard n'a jamais fait mystère qu'il était prêt à aller aussi loin que la volonté populaire le souhaitait en ce domaine.
On estime que le tabac tue plus de 13 000 Québécois chaque année.
Adoptée à l'unanimité à l'Assemblée nationale en juin 1998, la Loi sur le contrôle du tabac au Québec limite la fumée du tabac dans plusieurs endroits publics, notamment les restaurants, les casinos, les centres commerciaux et les entreprises, en restreignant les fumeurs à allumer leurs cigarettes dans des espaces définis et aérés.
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