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Les néonazis, plus présents que jamais?

25 avril 2005  Société
Toronto — L'assassinat de Wolfgang Droege ne fera pas grand-chose pour freiner la montée d'une nouvelle génération de tenants de la suprématie blanche possiblement violents, affirme une ancienne taupe du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) ayant contribué à jeter le discrédit sur l'ex-dirigeant néonazi.

À l'ère d'Internet, des cellules extrémistes, plus petites et indépendantes, peuvent tirer leur inspiration ailleurs à l'étranger au lieu de se rassembler autour d'un leader fortement en vue au pays, a indiqué Grant Bristow, qui déjà été un informateur du SCRS, service d'espionnage du Canada.

«Certaines des organisations les plus insidieuses sont en mesure de faire passer leur message sans que soient nécessaires les contacts directs ou la camaraderie de groupe», a déclaré à la Presse canadienne M. Bristow, qui demeure caché, lors d'une rare entrevue.

«Cela complique beaucoup la tâche des services de renseignement», a-t-il ajouté.

Âgé de 55 ans, Droege, l'un des fondateurs du Heritage Front, qui a déjà été la plus importante et active organisation néonazie au Canada, a été retrouvé sans vie, victimes de coups de feu à la tête et à la poitrine, dans l'entrée de l'immeuble résidentiel de l'est de Toronto où il habitait, il y a deux semaines.

La police a accusé de meurtre au deuxième degré une connaissance de Droege, Keith DeRoux, 43 ans. Elle continue de croire que cette affaire n'a rien à voir avec les opinions de droite de la victime.

Le décès de Droege — jumelé à l'expulsion le mois dernier en Allemagne de Ernst Zundel, un négationniste,— a laissé un vide parmi les dirigeants des tenants de la suprématie blanche. Les deux hommes retenaient l'attention, attiraient à leur cause de nouvelles recrues et des fonds, en plus d'être bien connus des autorités canadiennes, a affirmé M. Bristow. Wolfgang Droege était né en Allemagne. Il s'était installé au Canada au début des années 70, obtenant ensuite la nationalité canadienne.






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