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Une unité spéciale de policiers patrouillera dans le métro

3 mars 2005  Société
La surveillance du métro de Montréal sera renforcée, à compter de cet été, avec l'ajout d'une unité spéciale de policiers, qui se joindront aux agents de sécurité pour patrouiller le réseau du métro, a annoncé hier le président de la Société de transport de Montréal, Claude Dauphin.

Cette annonce survient à la suite d'une série d'attaques commises dans le métro. Récemment, une femme de 90 ans a été gravement blessée après avoir été bousculée dans les escaliers d'une station de métro, le week-end dernier, et les gangs de rue sont devenus une source de problèmes dans le système de transport souterrain.

M. Dauphin a expliqué que les policiers armés du métro seront des employés à part entière du Service de police de la Ville de Montréal, mais qu'ils seront affectés uniquement au métro et devront cohabiter avec les agents de sécurité. «C'est important pour nous d'avoir une police réservée au métro de Montréal», a-t-il déclaré hier.

Les agents de sécurité du métro ne sont pas armés et n'ont pas les pouvoirs des agents de police, bien qu'un certain nombre d'entre eux aient suivi des cours de formation policière de niveau collégial.

Les policiers se chargeront des cas de nature criminelle, tandis que l'équipe actuelle de 160 agents de sécurité verra au bon fonctionnement du métro, notamment en s'assurant que les clients payent bien leur passage et ne retardent pas les trains en bloquant les portières, par exemple.

Le nouveau système sera «important pour la clarification des rôles» respectifs des agents de sécurité et des policiers, a dit M. Dauphin.

Au Service de police de Montréal, on n'avait aucun commentaire à faire sur le nouveau plan hier.

Selon M. Dauphin, l'intégration des agents de sécurité du métro au sein du corps de police de Montréal, que certains ont suggérée, ne permettrait pas de réelles économies. Il a reconnu que la coopération entre la police de Montréal et le service de sécurité du métro n'avait pas été très bonne par le passé mais a assuré qu'elle devrait s'améliorer grâce à cette nouvelle mesure.

Des allégations ont circulé, en début d'année, selon lesquelles les agents de sécurité ne signalaient pas toujours les crimes aux policiers.

En vertu du système actuel, les agents de sécurité du métro peuvent détenir un suspect, mais ils doivent faire appel à la police pour son arrestation.

M. Dauphin a aussi indiqué que la STM procédera à l'installation de 1200 nouvelles caméras de surveillance numériques. Le métro en compte présentement 222, dont certaines sont désuètes. Rappelons que la caméra de surveillance postée au bas des escaliers d'une sortie de la station Berri-UQAM ne fonctionnait pas, dimanche dernier, au moment où un jeune homme s'en est pris à une dame de 90 ans pour lui voler son sac à main.






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