Crise de la vache folle - Québec versera 7,6 millions aux producteurs de bovins
13 janvier 2005
Société
Québec — Toujours sans nouvelles d'Ottawa, le gouvernement du Québec a décidé de prendre les devants en annonçant une aide financière «conditionnelle» de 7,6 millions aux producteurs de bovins affectés par la crise de la vache folle.
L'aide financière ne sera versée qu'après la conclusion de la vente de l'abattoir Colbex-Levinoff à l'Union des producteurs agricoles (UPA), une transaction annoncée début décembre mais qui tarde à se concrétiser.
«Je pense qu'on est dans les dernières démarches, a cependant assuré hier le président de la Fédération des producteurs de bovins, Michel Dessureault, lors d'une conférence de presse à Québec. D'ici quelques jours, on sera en mesure d'annoncer la finalité dans ce dossier-là.»
Faute d'une participation du gouvernement fédéral, le montant de 7,6 millions débloqué par Québec ne représente que 40 % de l'aide promise aux producteurs en décembre dernier.
La ministre souhaite qu'Ottawa emboîte le pas pour porter le montant à 19 millions, mais promet du même coup que le gouvernement Charest assumera la totalité de la facture si jamais le gouvernement fédéral continue à faire la sourde oreille.
«La réponse est oui, a dit la ministre lorsque questionnée par un reporter. Je le redis ici encore aujourd'hui, on a toujours été là pour les producteurs de bovins depuis le déclenchement de cette crise et on continuera de l'être», a-t-elle affirmé.
Mais pour l'instant, les pourparlers se poursuivent avec le gouvernement fédéral en vue de conclure une entente «à l'arraché», a souligné la ministre.
«Les producteurs ont la ferme intention de continuer dans les prochains jours leurs démarches d'appui au gouvernement du Québec afin que le gouvernement fédéral verse sa quote-part au programme. Dès demain [aujourd'hui], je serai à Ottawa pour m'assurer [...] que le gouvernement fédéral va livrer la marchandise», a renchéri M. Dessureault.
Rétroactif au 1er décembre et s'appliquant jusqu'au mois d'août 2005, le programme d'aide adopté par Québec servira à combler l'écart entre le prix convenu avec l'abattoir pour les animaux de réforme et le prix plancher de 0,42 $ que réclament les producteurs.
«Les producteurs recevront le prix plancher de 0,42 $ peu importe d'où l'aide financière viendra», a dit M. Dessureault, visiblement réjoui.
Selon lui, le gouvernement a même manifesté l'intention d'adopter une loi fixant un prix plancher si jamais les parties ne parvenaient pas à s'entendre sur l'acquisition de l'abattoir Colbex.
«Il est clair qu'advenant le cas où les négociations achoppent, ce qu'on ne pense pas, une entente [sera conclue] avec la ministre pour la mise en place d'une loi et d'un prix plancher», a-t-il dit.
La ministre Gauthier s'est cependant empressée de nuancer les propos du président de la fédération.
«On est à la veille d'une entente signée entre les parties [...] Vous parlez de loi spéciale; moi, j'ai dépassé ça, je regarde en avant», a-t-elle souligné.
Du reste, la ministre croise les doigts pour que la découverte récente d'un troisième cas de vache folle en Alberta ne vienne pas compromettre la réouverture partielle de la frontière avec les États-Unis, prévue au mois de mars.
«Si on se base sur des données scientifiques, je souhaite et j'espère évidemment que ce sera le cas, dans ce sens-là, il ne devrait pas y avoir de modification», a-t-elle mentionné.
Pour l'opposition péquiste, le programme d'aide annoncé par Québec est insuffisant et sent l'improvisation à plein nez.
«Elle n'a pas d'entente avec Ottawa et ne compense qu'à hauteur de 40 %. Les producteurs de bovins ne sont pas plus avancés», a dénoncé le porte-parole de l'opposition officielle en matière d'agriculture, Maxime Arseneau.
Au lieu d'attendre passivement un geste du fédéral, le gouvernement Charest devrait compenser à 100 % les producteurs et refiler par la suite la facture à Ottawa, estime-t-il.
L'aide financière ne sera versée qu'après la conclusion de la vente de l'abattoir Colbex-Levinoff à l'Union des producteurs agricoles (UPA), une transaction annoncée début décembre mais qui tarde à se concrétiser.
«Je pense qu'on est dans les dernières démarches, a cependant assuré hier le président de la Fédération des producteurs de bovins, Michel Dessureault, lors d'une conférence de presse à Québec. D'ici quelques jours, on sera en mesure d'annoncer la finalité dans ce dossier-là.»
Faute d'une participation du gouvernement fédéral, le montant de 7,6 millions débloqué par Québec ne représente que 40 % de l'aide promise aux producteurs en décembre dernier.
La ministre souhaite qu'Ottawa emboîte le pas pour porter le montant à 19 millions, mais promet du même coup que le gouvernement Charest assumera la totalité de la facture si jamais le gouvernement fédéral continue à faire la sourde oreille.
«La réponse est oui, a dit la ministre lorsque questionnée par un reporter. Je le redis ici encore aujourd'hui, on a toujours été là pour les producteurs de bovins depuis le déclenchement de cette crise et on continuera de l'être», a-t-elle affirmé.
Mais pour l'instant, les pourparlers se poursuivent avec le gouvernement fédéral en vue de conclure une entente «à l'arraché», a souligné la ministre.
«Les producteurs ont la ferme intention de continuer dans les prochains jours leurs démarches d'appui au gouvernement du Québec afin que le gouvernement fédéral verse sa quote-part au programme. Dès demain [aujourd'hui], je serai à Ottawa pour m'assurer [...] que le gouvernement fédéral va livrer la marchandise», a renchéri M. Dessureault.
Rétroactif au 1er décembre et s'appliquant jusqu'au mois d'août 2005, le programme d'aide adopté par Québec servira à combler l'écart entre le prix convenu avec l'abattoir pour les animaux de réforme et le prix plancher de 0,42 $ que réclament les producteurs.
«Les producteurs recevront le prix plancher de 0,42 $ peu importe d'où l'aide financière viendra», a dit M. Dessureault, visiblement réjoui.
Selon lui, le gouvernement a même manifesté l'intention d'adopter une loi fixant un prix plancher si jamais les parties ne parvenaient pas à s'entendre sur l'acquisition de l'abattoir Colbex.
«Il est clair qu'advenant le cas où les négociations achoppent, ce qu'on ne pense pas, une entente [sera conclue] avec la ministre pour la mise en place d'une loi et d'un prix plancher», a-t-il dit.
La ministre Gauthier s'est cependant empressée de nuancer les propos du président de la fédération.
«On est à la veille d'une entente signée entre les parties [...] Vous parlez de loi spéciale; moi, j'ai dépassé ça, je regarde en avant», a-t-elle souligné.
Du reste, la ministre croise les doigts pour que la découverte récente d'un troisième cas de vache folle en Alberta ne vienne pas compromettre la réouverture partielle de la frontière avec les États-Unis, prévue au mois de mars.
«Si on se base sur des données scientifiques, je souhaite et j'espère évidemment que ce sera le cas, dans ce sens-là, il ne devrait pas y avoir de modification», a-t-elle mentionné.
Pour l'opposition péquiste, le programme d'aide annoncé par Québec est insuffisant et sent l'improvisation à plein nez.
«Elle n'a pas d'entente avec Ottawa et ne compense qu'à hauteur de 40 %. Les producteurs de bovins ne sont pas plus avancés», a dénoncé le porte-parole de l'opposition officielle en matière d'agriculture, Maxime Arseneau.
Au lieu d'attendre passivement un geste du fédéral, le gouvernement Charest devrait compenser à 100 % les producteurs et refiler par la suite la facture à Ottawa, estime-t-il.
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