Tsunamis - L'ONU tente de convaincre les donateurs de tenir leurs promesses
Photo : Agence Reuters
Nécessité oblige, des Indiennes de la région de Veraranian ont affronté leurs peurs et sont retournées à l’eau afin de pêcher pour pouvoir nourrir leur famille.
Genève — Face à l'afflux record de dons après le tsunami survenu en Asie, l'ONU a réuni hier, à Genève, une conférence pour tenter de répertorier l'ensemble de ces aides et convaincre les donateurs de tenir leurs promesses et de fournir sans délai les sommes nécessaires par rapport aux besoins.
Quinze jours après le raz-de-marée dévastateur du 26 décembre, plus de 60 pays ont promis un total de quatre milliards de dollars (trois milliards d'euros) pour venir en aide aux cinq millions de victimes, a récapitulé Jan Egeland, coordonnateur des opérations d'urgence de l'ONU, en ouverture de cette conférence des donateurs. «Nous assistons à un effort extraordinaire, probablement unique dans l'histoire de l'humanité», s'est-il félicité.
Il a précisé après la réunion que, selon les gouvernements, des promesses de dons de 717 millions de dollars (548 millions d'euros) étaient devenues des engagements fermes.
Un tournant
L'ONU espère que cette catastrophe marquera un tournant dans l'histoire des aides internationales, qui, par le passé, se sont souvent révélées insuffisantes et tardives. En clair, la fin du «trop peu, trop tard». «L'année 2005 a mieux commencé que toute autre en matière de générosité humaine», s'est réjoui M. Egeland.
Il s'agit aussi d'éviter les mauvaises surprises des précédentes catastrophes qui avaient fait l'objet d'un décalage important entre les promesses et les dons effectifs. «Ces mauvais souvenirs sont derrière nous», a prédit le responsable humanitaire de l'ONU. L'immense élan de solidarité actuel, «c'est le nouveau niveau de compassion, de solidarité, de générosité». M. Egeland «espère qu'il s'agit d'une nouvelle norme, la manière dont le monde répond aux gens dans le besoin».
L'organisation non gouvernementale Oxfam se montre beaucoup plus prudente. Sa porte-parole, Amy Barry, rappelle que les pays donateurs fournissent en moyenne la moitié seulement de l'aide promise. Ainsi, «en Afghanistan, en 2004, les États-Unis ont distribué seulement 200 millions de dollars sur les 450 qu'ils avaient promis», affirme Oxfam dans un communiqué.
Les autres crises
Autre écueil à éviter: que les dons versés pour les victimes du tsunami ne soient pas prélevés sur l'aide promise pour d'autres crises. Cette crainte a été exprimée par Oxfam, mais aussi indirectement par Jan Egeland. Ce dernier a en effet exprimé l'espoir que la communauté internationale prête désormais autant d'attention aux victimes du raz-de-marée qu'aux populations affectées par d'autres catastrophes, notamment en Afrique, comme le «tsunami du sida» ou le «tsunami de la guerre» qui déciment des populations.
Plus de 80 pays, institutions et ONG étaient représentés à cette conférence des donateurs destinée à s'y retrouver dans le dédale des aides promises sous forme de dons mais aussi d'aides au développement à long terme, d'aides à la reconstruction et de prêts.
Des dons
En visite à Paris, le ministre indonésien des Affaires étrangères, Hassan Wirajuda, dont le pays a payé le plus lourd tribut humain à la catastrophe avec deux tiers des morts (100 000 sur 150 000), a d'ailleurs souligné que l'Indonésie préférait recevoir des dons plutôt qu'obtenir des crédits.
Tout en prévenant que la sécurité des personnels humanitaires ne pouvait pas être garantie dans la province dévastée d'Aceh, le ministre indonésien a annoncé que les autorités avaient passé un «gentlemen's agreement» avec les rebelles séparatistes actifs dans cette région, afin de suspendre les hostilités et de donner priorité à l'aide d'urgence.
Sur le terrain, l'Indonésie a ouvert un nouvel aérodrome sur une île située au large de la pointe nord de Sumatra pour décongestionner l'aéroport de Banda Aceh, la capitale provinciale, saturé par les vols humanitaires.
Quinze jours après le raz-de-marée dévastateur du 26 décembre, plus de 60 pays ont promis un total de quatre milliards de dollars (trois milliards d'euros) pour venir en aide aux cinq millions de victimes, a récapitulé Jan Egeland, coordonnateur des opérations d'urgence de l'ONU, en ouverture de cette conférence des donateurs. «Nous assistons à un effort extraordinaire, probablement unique dans l'histoire de l'humanité», s'est-il félicité.
Il a précisé après la réunion que, selon les gouvernements, des promesses de dons de 717 millions de dollars (548 millions d'euros) étaient devenues des engagements fermes.
Un tournant
L'ONU espère que cette catastrophe marquera un tournant dans l'histoire des aides internationales, qui, par le passé, se sont souvent révélées insuffisantes et tardives. En clair, la fin du «trop peu, trop tard». «L'année 2005 a mieux commencé que toute autre en matière de générosité humaine», s'est réjoui M. Egeland.
Il s'agit aussi d'éviter les mauvaises surprises des précédentes catastrophes qui avaient fait l'objet d'un décalage important entre les promesses et les dons effectifs. «Ces mauvais souvenirs sont derrière nous», a prédit le responsable humanitaire de l'ONU. L'immense élan de solidarité actuel, «c'est le nouveau niveau de compassion, de solidarité, de générosité». M. Egeland «espère qu'il s'agit d'une nouvelle norme, la manière dont le monde répond aux gens dans le besoin».
L'organisation non gouvernementale Oxfam se montre beaucoup plus prudente. Sa porte-parole, Amy Barry, rappelle que les pays donateurs fournissent en moyenne la moitié seulement de l'aide promise. Ainsi, «en Afghanistan, en 2004, les États-Unis ont distribué seulement 200 millions de dollars sur les 450 qu'ils avaient promis», affirme Oxfam dans un communiqué.
Les autres crises
Autre écueil à éviter: que les dons versés pour les victimes du tsunami ne soient pas prélevés sur l'aide promise pour d'autres crises. Cette crainte a été exprimée par Oxfam, mais aussi indirectement par Jan Egeland. Ce dernier a en effet exprimé l'espoir que la communauté internationale prête désormais autant d'attention aux victimes du raz-de-marée qu'aux populations affectées par d'autres catastrophes, notamment en Afrique, comme le «tsunami du sida» ou le «tsunami de la guerre» qui déciment des populations.
Plus de 80 pays, institutions et ONG étaient représentés à cette conférence des donateurs destinée à s'y retrouver dans le dédale des aides promises sous forme de dons mais aussi d'aides au développement à long terme, d'aides à la reconstruction et de prêts.
Des dons
En visite à Paris, le ministre indonésien des Affaires étrangères, Hassan Wirajuda, dont le pays a payé le plus lourd tribut humain à la catastrophe avec deux tiers des morts (100 000 sur 150 000), a d'ailleurs souligné que l'Indonésie préférait recevoir des dons plutôt qu'obtenir des crédits.
Tout en prévenant que la sécurité des personnels humanitaires ne pouvait pas être garantie dans la province dévastée d'Aceh, le ministre indonésien a annoncé que les autorités avaient passé un «gentlemen's agreement» avec les rebelles séparatistes actifs dans cette région, afin de suspendre les hostilités et de donner priorité à l'aide d'urgence.
Sur le terrain, l'Indonésie a ouvert un nouvel aérodrome sur une île située au large de la pointe nord de Sumatra pour décongestionner l'aéroport de Banda Aceh, la capitale provinciale, saturé par les vols humanitaires.
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