Tsunamis meurtriers - L'aide mondiale dépasse les huit milliards de dollars
11 janvier 2005
Société
Paris — L'aide mondiale, privée et publique, destinée aux pays de l'océan Indien touchés par la catastrophe du 26 décembre, s'élevait hier à plus de huit milliards de dollars américains, selon un décompte effectué par l'AFP.
Plus d'une cinquantaine d'États se sont engagés à aider les pays dévastés par les raz de marée, pour un montant dépassant les quatre milliards. Et à ces contributions s'ajoute une aide privée d'un montant à peu près équivalent.
La mobilisation des populations en faveur des victimes reste exceptionnelle, surtout en Europe où la générosité des particuliers dépasse parfois celle des gouvernements, comme en Grande-Bretagne, en France, en Suisse, en Espagne, en Irlande ou aux Pays-Bas.
Dans de nombreux pays, les télévisions ont organisé des téléthons très mobilisateurs, recueillant des millions d'euros ou de dollars en quelques jours et maintenant ainsi la pression sur les gouvernements.
L'Australie, en tête des donateurs avec 870 millions, a annoncé dimanche que son armée et ses organisations humanitaires resteraient dans les régions ravagées d'Indonésie «aussi longtemps qu'on aura besoin de nous».
Le Japon (500 millions), pays le plus engagé dans la région, a annoncé un déploiement exceptionnel d'un millier de soldats en Indonésie (100 000 morts) et son maintien sur place pendant trois mois.
Les monarchies pétrolières du Proche-Orient, très critiquées pour la faiblesse de leurs dons initiaux, ont revu leurs contributions à la hausse. Le Koweït est passé de 10 à 100 millions et l'Arabie saoudite a offert 110 millions dont 82 grâce à un téléthon.
Cependant tous ces dons internationaux risquent d'être absorbés par le paiement du service de la dette des pays sinistrés, si cette dette n'est pas annulée, a dénoncé hier le Comité pour l'annulation de la dette du tiers monde (CADTM France).
Les onze pays touchés par la catastrophe cumulaient fin 2003 une dette extérieure de 406 milliards, selon des chiffres de la Banque mondiale cités par cette ONG.
Les principaux pays créanciers du monde, réunis informellement au sein du Club de Paris, devraient examiner demain un gel des remboursements des dettes du Sri Lanka et de l'Indonésie. Mais seuls ces deux pays ont demandé un réexamen de leur situation financière, selon l'organisation.
Enfin la Banque mondiale a annoncé qu'elle pourrait porter le montant de son aide de 500 millions à 1 milliard si cela devenait nécessaire et évoqué un possible allégement de la dette des pays sinistrés.
Devant cet afflux d'aide sans précédent, certains s'inquiètent de l'usage qui sera fait de ces fonds, des risques de détournement ou de mauvaise utilisation qui pénaliseraient encore davantage des populations déjà meurtries par la catastrophe naturelle.
Ainsi, le secrétaire d'État américain Colin Powell a appelé dimanche la communauté internationale à bien adapter son aide et à ne pas se contenter «d'inonder ces régions avec des fonds et des envois qui ne sont pas forcément nécessaires ou utiles à ce stade».
La conférence des pays donateurs organisée aujourd'hui à Genève par l'ONU devrait permettre de coordonner les aides des gouvernements et des organisations caritatives pour éviter les doublons et s'assurer qu'elles soient bien utilisées.
À ce propos, Interpol, qui regroupe 182 pays, a invité samedi les donateurs à la prudence, pour s'assurer que les dons privés «parviennent à ceux qui en ont besoin et ne tombent pas dans des mains criminelles».
Plus d'une cinquantaine d'États se sont engagés à aider les pays dévastés par les raz de marée, pour un montant dépassant les quatre milliards. Et à ces contributions s'ajoute une aide privée d'un montant à peu près équivalent.
La mobilisation des populations en faveur des victimes reste exceptionnelle, surtout en Europe où la générosité des particuliers dépasse parfois celle des gouvernements, comme en Grande-Bretagne, en France, en Suisse, en Espagne, en Irlande ou aux Pays-Bas.
Dans de nombreux pays, les télévisions ont organisé des téléthons très mobilisateurs, recueillant des millions d'euros ou de dollars en quelques jours et maintenant ainsi la pression sur les gouvernements.
L'Australie, en tête des donateurs avec 870 millions, a annoncé dimanche que son armée et ses organisations humanitaires resteraient dans les régions ravagées d'Indonésie «aussi longtemps qu'on aura besoin de nous».
Le Japon (500 millions), pays le plus engagé dans la région, a annoncé un déploiement exceptionnel d'un millier de soldats en Indonésie (100 000 morts) et son maintien sur place pendant trois mois.
Les monarchies pétrolières du Proche-Orient, très critiquées pour la faiblesse de leurs dons initiaux, ont revu leurs contributions à la hausse. Le Koweït est passé de 10 à 100 millions et l'Arabie saoudite a offert 110 millions dont 82 grâce à un téléthon.
Cependant tous ces dons internationaux risquent d'être absorbés par le paiement du service de la dette des pays sinistrés, si cette dette n'est pas annulée, a dénoncé hier le Comité pour l'annulation de la dette du tiers monde (CADTM France).
Les onze pays touchés par la catastrophe cumulaient fin 2003 une dette extérieure de 406 milliards, selon des chiffres de la Banque mondiale cités par cette ONG.
Les principaux pays créanciers du monde, réunis informellement au sein du Club de Paris, devraient examiner demain un gel des remboursements des dettes du Sri Lanka et de l'Indonésie. Mais seuls ces deux pays ont demandé un réexamen de leur situation financière, selon l'organisation.
Enfin la Banque mondiale a annoncé qu'elle pourrait porter le montant de son aide de 500 millions à 1 milliard si cela devenait nécessaire et évoqué un possible allégement de la dette des pays sinistrés.
Devant cet afflux d'aide sans précédent, certains s'inquiètent de l'usage qui sera fait de ces fonds, des risques de détournement ou de mauvaise utilisation qui pénaliseraient encore davantage des populations déjà meurtries par la catastrophe naturelle.
Ainsi, le secrétaire d'État américain Colin Powell a appelé dimanche la communauté internationale à bien adapter son aide et à ne pas se contenter «d'inonder ces régions avec des fonds et des envois qui ne sont pas forcément nécessaires ou utiles à ce stade».
La conférence des pays donateurs organisée aujourd'hui à Genève par l'ONU devrait permettre de coordonner les aides des gouvernements et des organisations caritatives pour éviter les doublons et s'assurer qu'elles soient bien utilisées.
À ce propos, Interpol, qui regroupe 182 pays, a invité samedi les donateurs à la prudence, pour s'assurer que les dons privés «parviennent à ceux qui en ont besoin et ne tombent pas dans des mains criminelles».
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