Le crime organisé guette l'industrie canadienne du diamant
13 décembre 2004
Société
Ottawa — L'industrie canadienne du diamant perdra pas moins de 180 millions de dollars chaque année si le crime organisé réussit à s'infiltrer dans ce secteur lucratif, prévient un rapport interne de la Gendarmerie royale du Canada.
Le gouvernement fédéral serait alors privé de 25 millions en redevances annuelles sur les revenus dérobés par des gangs de malfaiteurs, note le document obtenu par la Presse Canadienne.
«L'industrie canadienne du diamant n'est et ne sera pas à l'abri de la pénétration du crime organisé», peut-on y lire.
La pénurie de main-d'oeuvre dans le nord du pays et le manque de connaissances spécialisées ont obligé des usines à importer des tailleurs de diamants expérimentés en provenance d'Europe, d'Israël et d'Afrique, mentionne le rapport. La GRC craint que si les employeurs négligent de trier rigoureusement leurs nouveaux employés affectés à la taille et au polissage des précieuses pierres, les criminels pourraient profiter de l'inexpérience du Canada au sein de cette industrie en pleine croissance.
Le rapport évoque l'analyse, par la Direction des renseignements criminels de la GRC, des aspects vulnérables du commerce des diamants. Une copie de cette analyse, achevée à la fin de l'an dernier, a récemment été dévoilée en réponse à une demande d'accès à l'information. La GRC a cependant censuré plusieurs portions du document.
Le Canada est devenu l'un des principaux producteurs de diamants bruts au monde, depuis la découverte, il y a plus de dix ans, de dépôts diamantifères dans les Territoires du Nord-Ouest.
Des entreprises qui trient, mettent en marché, taillent et polissent les diamants se sont aussi implantées. On estime qu'au cours des 20 ou 30 prochaines années, le Canada deviendra le principal fournisseur de diamants bruts au monde, avec entre sept et dix mines de diamants au pays, souligne le rapport.
Le gouvernement fédéral serait alors privé de 25 millions en redevances annuelles sur les revenus dérobés par des gangs de malfaiteurs, note le document obtenu par la Presse Canadienne.
«L'industrie canadienne du diamant n'est et ne sera pas à l'abri de la pénétration du crime organisé», peut-on y lire.
La pénurie de main-d'oeuvre dans le nord du pays et le manque de connaissances spécialisées ont obligé des usines à importer des tailleurs de diamants expérimentés en provenance d'Europe, d'Israël et d'Afrique, mentionne le rapport. La GRC craint que si les employeurs négligent de trier rigoureusement leurs nouveaux employés affectés à la taille et au polissage des précieuses pierres, les criminels pourraient profiter de l'inexpérience du Canada au sein de cette industrie en pleine croissance.
Le rapport évoque l'analyse, par la Direction des renseignements criminels de la GRC, des aspects vulnérables du commerce des diamants. Une copie de cette analyse, achevée à la fin de l'an dernier, a récemment été dévoilée en réponse à une demande d'accès à l'information. La GRC a cependant censuré plusieurs portions du document.
Le Canada est devenu l'un des principaux producteurs de diamants bruts au monde, depuis la découverte, il y a plus de dix ans, de dépôts diamantifères dans les Territoires du Nord-Ouest.
Des entreprises qui trient, mettent en marché, taillent et polissent les diamants se sont aussi implantées. On estime qu'au cours des 20 ou 30 prochaines années, le Canada deviendra le principal fournisseur de diamants bruts au monde, avec entre sept et dix mines de diamants au pays, souligne le rapport.
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