Rouyn-Noranda dit oui aux grandes surfaces
Après plusieurs mois de débat, les citoyens de Rouyn-Noranda ont finalement tranché: les chaînes de magasins à grandes surfaces pourront continuer à ouvrir des succursales sur le territoire de la municipalité. Le moratoire de cinq ans que songeait à imposer la Ville pour empêcher l'implantation de ces géants — et protéger l'économie locale — n'a pas passé le cap de l'assentiment populaire.
Les résultats du référendum tenu toute la semaine dernière indiquent 2818 votes contre, et 2429 pour. Le maire de la municipalité, Jean-Claude Beauchemin, avait fixé à 4500 (environ 15 % de l'électorat) le nombre minimal de votes que devait recueillir le camp du oui pour que la mesure soit acceptée. «On est loin de ce que ça aurait pris», reconnaît M. Beauchemin, joint au téléphone hier.
Partisan du moratoire, le maire s'est néanmoins dit satisfait du résultat exprimé. «Près de 18 % de participation pour un référendum municipal, c'est excellent. Ça montre l'intérêt que ça soulève, et pas seulement à Rouyn: c'est un débat de société qui engage tout le monde.»
Pour l'heure, Jean-Claude Beauchemin abandonne donc l'idée du moratoire, qui avait été proposé par ADL, un grossiste agroalimentaire indépendant. Mais ceci ne ferme pas pour autant le dossier ouvert. «Au fond, la question qui était au coeur du référendum, c'est celle du contrôle de nos emplois et de notre économie, explique M. Beauchemin. Là-dessus, on a rejeté un moyen proposé, mais l'objectif demeure. Il faut maintenant voir ce qu'on peut faire.»
La municipalité n'a pas non plus décidé ce qu'elle ferait de la demande faite en juin par Loblaws-Provigo pour construire un nouveau Maxi à Rouyn. Avec, en tête, l'idée du moratoire, la Ville avait refusé cette demande, et les deux parties sont actuellement en Cour supérieure pour régler le litige.
Les résultats du référendum tenu toute la semaine dernière indiquent 2818 votes contre, et 2429 pour. Le maire de la municipalité, Jean-Claude Beauchemin, avait fixé à 4500 (environ 15 % de l'électorat) le nombre minimal de votes que devait recueillir le camp du oui pour que la mesure soit acceptée. «On est loin de ce que ça aurait pris», reconnaît M. Beauchemin, joint au téléphone hier.
Partisan du moratoire, le maire s'est néanmoins dit satisfait du résultat exprimé. «Près de 18 % de participation pour un référendum municipal, c'est excellent. Ça montre l'intérêt que ça soulève, et pas seulement à Rouyn: c'est un débat de société qui engage tout le monde.»
Pour l'heure, Jean-Claude Beauchemin abandonne donc l'idée du moratoire, qui avait été proposé par ADL, un grossiste agroalimentaire indépendant. Mais ceci ne ferme pas pour autant le dossier ouvert. «Au fond, la question qui était au coeur du référendum, c'est celle du contrôle de nos emplois et de notre économie, explique M. Beauchemin. Là-dessus, on a rejeté un moyen proposé, mais l'objectif demeure. Il faut maintenant voir ce qu'on peut faire.»
La municipalité n'a pas non plus décidé ce qu'elle ferait de la demande faite en juin par Loblaws-Provigo pour construire un nouveau Maxi à Rouyn. Avec, en tête, l'idée du moratoire, la Ville avait refusé cette demande, et les deux parties sont actuellement en Cour supérieure pour régler le litige.
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