Hydro lance un appel d'offres en cogénération
Hydro-Québec a lancé hier un appel d'offres pour un bloc de 350 MW d'énergie thermique en cogénération, ce à quoi les trois principaux groupes environnementaux engagés dans le débat énergétique ont répliqué en demandant à Québec d'imposer «immédiatement» un moratoire jusqu'à ce que la nouvelle stratégie énergétique du Québec ait été débattue à la commission parlementaire qui doit avoir lieu sous peu.
Les 350 MW que réclame Hydro-Québec font partie d'un bloc de 800 MW en cogénération que la Régie de l'énergie a recommandé à Québec de lancer rapidement dans son avis sur le Suroît, en juin dernier. Les groupes environnementaux avaient alors répliqué, tout comme hier, que la Régie avait fait semblant de retirer d'une main à Hydro-Québec les 830 MW du Suroît alors qu'elle accordait de l'autre une production thermique équivalente avec les 800 MW de cogénération.
L'appel d'offres prévoit que les équipements ne devront pas dépasser 200 MW en puissance et avoir un taux d'efficacité énergétique de 70 %. Hydro-Québec ajoute que les projets devront aussi comprendre un «critère favorisant la minimisation des émissions de gaz à effet de serre», ce qui ne vaudra cependant que sept points sur 100 dans l'évaluation finale, comparativement à 60 points pour le prix du kWh et 22 points pour la solidité financière du producteur et la faisabilité du projet.
Selon Marc Chamberland, d'Hydro-Québec, la société d'État n'a pas à surseoir à un projet qui figurait dans son dernier plan d'approvisionnement et qui a été recommandé par la Régie l'été dernier.
Pour le Regroupement des organismes environnementaux en énergie (ROEE), la Coalition-vert-Kyoto et le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement (RNCRE), lancer un projet thermique — «la filière la plus controversée au Québec et l'enjeu du débat en vue», a précisé Jean Lacroix, du RNCRE — à trois semaines du dépôt du prochain plan d'approvisionnement d'Hydro-Québec et à quelques semaines de la commission parlementaire appelée à définir une «stratégie énergétique nationale» constitue un affront aux règles élémentaires de la consultation publique.
Steven Guilbeault, directeur général de Greenpeace Québec et porte-parole du ROEE, rappelle que Québec a imposé des moratoires sur l'eau et sur la production porcine avant de lancer des débats publics sur ces sujets controversés.
«C'est rire du monde, a expliqué André Bélisle au nom de la Coalition-vert-Kyoto, de leur demander de débattre d'une stratégie énergétique nationale et de couler dans le ciment les projets les plus controversés avant que le débat ne commence».
Les 350 MW que réclame Hydro-Québec font partie d'un bloc de 800 MW en cogénération que la Régie de l'énergie a recommandé à Québec de lancer rapidement dans son avis sur le Suroît, en juin dernier. Les groupes environnementaux avaient alors répliqué, tout comme hier, que la Régie avait fait semblant de retirer d'une main à Hydro-Québec les 830 MW du Suroît alors qu'elle accordait de l'autre une production thermique équivalente avec les 800 MW de cogénération.
L'appel d'offres prévoit que les équipements ne devront pas dépasser 200 MW en puissance et avoir un taux d'efficacité énergétique de 70 %. Hydro-Québec ajoute que les projets devront aussi comprendre un «critère favorisant la minimisation des émissions de gaz à effet de serre», ce qui ne vaudra cependant que sept points sur 100 dans l'évaluation finale, comparativement à 60 points pour le prix du kWh et 22 points pour la solidité financière du producteur et la faisabilité du projet.
Selon Marc Chamberland, d'Hydro-Québec, la société d'État n'a pas à surseoir à un projet qui figurait dans son dernier plan d'approvisionnement et qui a été recommandé par la Régie l'été dernier.
Pour le Regroupement des organismes environnementaux en énergie (ROEE), la Coalition-vert-Kyoto et le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement (RNCRE), lancer un projet thermique — «la filière la plus controversée au Québec et l'enjeu du débat en vue», a précisé Jean Lacroix, du RNCRE — à trois semaines du dépôt du prochain plan d'approvisionnement d'Hydro-Québec et à quelques semaines de la commission parlementaire appelée à définir une «stratégie énergétique nationale» constitue un affront aux règles élémentaires de la consultation publique.
Steven Guilbeault, directeur général de Greenpeace Québec et porte-parole du ROEE, rappelle que Québec a imposé des moratoires sur l'eau et sur la production porcine avant de lancer des débats publics sur ces sujets controversés.
«C'est rire du monde, a expliqué André Bélisle au nom de la Coalition-vert-Kyoto, de leur demander de débattre d'une stratégie énergétique nationale et de couler dans le ciment les projets les plus controversés avant que le débat ne commence».
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